REPRISE DU CHOEUR
.\h ! quel délire! etc.
Edouard snri . suivi de Jacnt et Pierrette
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SCf^INE XIII.
PROCOPi:, M-"' DE MIKMONT.
pnocoPE, ramenant M"" de Mirmont , qui sortait amsi. A iiou» diiix, madame...
M"'" i)K MiiniONT, à part, en revenant en scène. Oui, à nous (Ilmix, iiiairiiouanl î
PROCOPK. Ft sans tiMiioins!
M"" i)i: MIRMONT. Potiniiioi?
puocopi:. Pour vous dire lout ce que je pense. . .
M"'" DE MIRMONT. Toul!... ce sera-t-il Ion g?
PROCOPE. Mais, madame, je pense ordinairement assez d«' choses!
M"'" Dii MIHMONT. Aloi's VOUS me direz le reste une autre fois^
PROCOPE, VnrnUant. Le reste! mais je n'ai encore rien dit.
M"" DE MIRMO.NT. VoUS CrOVCZ?
PROCOPK. l ne c|ueslion , madame... une seule!... Mst-ce que \ons pourriez ac(iuiescer aux folles prétentions d'Kdouard?
M'"" i)K MIRMONT. Je VOUS déclare, monsieur, que je remplirai les dernières volontés de votre sœur... l'amitié qui m'unissait à Léonic uj'en fait unr loi.
PROCOPE. Mais la loi n'a j)as d'elTet rétroactif, et puisiiu'aujiaravant nous étions convenus...
M'"" DE MIRMONT. Convenus!... W mot est joli!...
PROCOPE. Il est légal, madame
M"'" DE MIRMONT. Quoi, monsieur!
parce que j'ai bien voulu souffrir vos soins et vos tinclres protestations par amitié pour votre sœur...
PROCOPE. Par amitié pour ma sœur ?...
M"" DE MIRMONT. Ml que je consentais à TOUS époustr dan« un moment de douleur...
PROCOPE. De douleur!
M'"" DE MIRMONT. Et pour faire suite à mes impressions de voyage.. .
PROCOPE. De voyage !... Et l'impression que j'avais faite sur votre cœur, madame?...
M'"" DE MIRMONT. Sur mou cœur?.. .
PROCOPE. Cette passion...
M"" DE MIRMONT. Vous avcz cru?... Voyez pourtant comme les médecins se trompent!.. .
PROCOPE. Vous n'aviez pas pour moi de passion ?
M"" DE MIRMONT. Lcs médecius n'en inspirent jamais; ils sont trop sages pour cela. On les aime, on les recherche.,, on les épouse!... mais sans passion.
PROCOPE. Sans passion ! ... c'est particulier! Fh bien, soit, madame.. . vous n'aviez pas de passion... mais moi, j'en a vaispour vous. ..vous
aviez l'habitude d'être aimée, adorée par moi. . . de |)ens<r k ce doux moment on v récompensvricz tant d'amour... 1/ r, ma-
dame, c'est une .seconde nature que tous les tM)ns II ' ' \ous recomipanderoDt de ne
jamais l ;. ;• r!...
M"" DE MIRMONT, Souriant, K la l)onDe heure!... ^oilà un raisonnement qui ne manque pas d'éloquence.
PROCOPK, avec joie. Ainsi, madame...
M"' DE MIRMONT. Ainsi, monsieur, je rends justice à quelques-unes d«î vos qualités... .Mais croyez- vous c|ue j'aie oublié cette manie drs éj)reuvcs qui presque toujours ont lourné contre vous?
PROCOPE. Et dont je suis bien corrigé, par exenq)Ie ! Si jamais j'en refais des épreuves!...
M""^ DE MIRMO.NT, vitemetit. Mais vous en avez fait! et je veux vous imiter.
PROCOPE. En épousant Edouard ?
urne HZ MIKMOMT.
Ain de Caleb.
Je suis libro, je suis TeuTe; Consolor w pauvre ami, Cher docteur, c'est une épreuve Que je veux tenUr i'i.