SCENE XXI
Les Mêmes, M-* DE MIRMONT.
M""" DE MIRMOM, tivement. Où est-elle?
oîi est-elle , celte chère amie ? (Elle embraise Léonie arec effusion. ] Ah ! la voilà !.. Quel bonheur de le revoir!... Ft moi, qui allais partir la douleur dans le cœur.. . Vrai ! depuis la fatale nouvelle, je ne savais à quel saint me vouer !
PROCOPE. Plût à Dieu que ce fût à un saint !
M"'* DE MIRMONT. Mais enfin , lu es bien portante... Reçois mes compliments, et permets-moi de te présenter mon mari.
TOUS. Son mari!
PROCOPE. Il serait son mari!
LÉOME. Ah! mon frère!
Elle tomb'' dans les bras de Procope.
EDOUARD, /uiprftiant la main. Léonie!..
ma chère Léonie ! je suis à toi!... toujours à toi!
LÉOME, outrant les yeux sans sedéran' ger. A moi seule?
EDOUARD. Rieu qu'à loi!
PROCOPE, à madame de Mirmont. Mais qu'est-ce que vous dites donc?... (.4 Léonie^ qui s appuie toujours sur lui.) Permets, ma sœur... {À madame de Mirmont.) Oui, qu'est-ce que vous dites donc avec votre mari ?... (la n'a |>as de sens !
M"" DE MIRMONT. Je dis que je viens lui présenter mon mari... Mais sans prendre le i^ien, car c'est à vous que je fais cet honneur !
PROCOPE, passant de son côté. Ah ! mais alors, ça a un sens. .. ça avait même un double sens !
M™* DE MIRMONT. VouS étCS iTOp heu-
reux !. ..
PROCOPE. Que vous soyez trop bonne, je l'avoue !
M"'* DE MIRMONT. Mais pu ' vous
é[>ouse, jt vous promets ùes in . us...
PROCOPE. Qui ne seront pas de voyage*
JACOT, qm s'est avancé douctmtfiU ovic
Pierrette; à Léonie. JVIam'zelIe, nous venons pour ce que vous savez bien ?
LÉONIE, donnant une bourse à Jacot. C'est juste. Jacot, voilà pour Pierrette! [Bas.) C'est pour avoir pleuré !
EDOUARD, à Pierrette , lui donnant une bourse. Pierrette, voilà pour Jacot! [Bas.) C'est pour avoir ri !
JACOT et PIERRETTE, riant. C'est trop juste !
EDOUARD, riant. Us prennent de toutes mains...
JACOT. Pour mettre dans une seule poche !
PROGOPE. Système de centralisation!
Malgré cela, je suis assez content de mon idée de médecin !