SCÈNE X
CYPRIEN, puis M* r BELII OMI! B.
cyprien. Le homard est un animal bien lourd ; mais il y a quelque chose do plus indigeste, c’est la conversa lion de monsieur Rolhommef... J'ai accusé son chien d’nne indisposition et je me suis sauté. {// tient ls chien et en est embarrassé pendant toute la scène.)
BELHOMME, entrant par le fond et fermant la porte. Ah! je vous rclrouvel... Pourquoi nou< avoir quh tés si brusquement?
cy pfiltft. * Prenez- vous -en 5 cet animai auquel il m'a fallu donner des soins.
ir- relhomme. Vous voulez me faire prendre le change... vous couriez après ce couple que vous avez retrouvé, la femme est sans doute coquette !
C Y PR1 EN. Elle, coquette!... c'est une jeune niaise qui a la sottise d'aimer soo mari.
1 T* belhomme, soupirant. Elle est bien heureuse, si elle n'a au coeur que cette pas* sion-là.
CYPRIEN. S'il est vrai qoe votre cœur en contienne une autre, vous n'en avez du désagrément que lorsque je fais mal vos commissions.
M"* belhomme. Comment, monsieur?
cypmen. Dame! c'est moi qui porte tout ce que votre mari devrait porter... (7/ lui donne le chien.)
M“* relhomme. Ingrat... vous savez bien que vous possédez toute mon affection.
cypmen. Vous me parlez souvent de cette réciprocité, mais vous ne m’en octroyez aura ne preuve.
M'"* belhomme, baissant les yeux. Je vous ai donné tout ce que j'avais 5 vous offrir... «uon amitié. ( Elle lui donne le c/tien.)
cyprien. Comme cela ne peut suffire 5 mon cœur.
M-* IIELHOMME. Mb bien I CYPMEN'. Je vous abandonne les vingtquatre mois de soupirs dont je vous ai assaillie. .. et je vais demander an abri au cœur de l’amitié.
BELHOMME. **£'est-5-dire que vous allez rejoindre monsieur Deligny et sa femme ..
CYPMEN. Et sa femme.
M— BELHOMME. Ne dites pas cela, Cyprlen ; vous savez bien que si vous en aimiez une autre, je serais capable de quelque chose d’eitravagant.
cypmen. Mais alors.
BEI.HOMMF , ttVtC tX plosion. VOUS voyez bien une je me débats entre la passion et le devoir f
cypmen. Eh bien! Octavie, oubliez le devoir !
M— BELHOMME. Taisez-vous! vous me faites frémir... Être coupable, plutôt mourir. cypmen. Plutôt vivre l’un pour l’autre.
Ait : Un ml mu. (P*« jaloux.)
BéyonJei à dm torux.
Ou je Uit quelque txlraroganr* ]
Je Créai i* quand je Qiw U mort éleinjr* me* frai.
Si vont op me rend» heareoi |
Je rni un baioer.
*“ r ICLOOMHt.
J» dois refuser.
cimum.
Noa, mou amour ITmI pas pojré de retour]
■ ** OII IKISSE.
B* j’oi pitié.
I **' BelEomme, Crprion .
Crprita, M"* Relhomtnr.
UN B INDÉPENDANCE EN CCEt'n.
* cmiu.
Baiser Uni mendié.
iiutonvr.
Noo d’smoar, main d'initié.
ENSEMBLE
et rem.
Répondez, etc.
UMtomut.
Moi répondre à ses taux,
Ce serait une extravagance !
Mais j’ai peur quand je pense Que la mort éteindra ses feux.
Si je ne le rends pas heureux,
'Cyprin tmbrastt Jf*« Belhomme, on même instant un coup de rrsi fait ouvrir ta fenêtre.)
coco, au dehors. Bonjour, Cyprien 1
CYPMEN. Nous sommes pincés.
M"* BELHOMME.* Je sais perdue... Coco nous a vus.
cyprien. C’est un petit léopard que cet enfant-lit.
Il”* BELHOMME. C’est le ciel vengeur qui a ouvert cette fenêtre.
cyprien. Pour la première faveur, je n’ai pas de chance.
il"" BELHOMME. J’entends mon mari.
CYPRIEN. Me faut-il affronter sa colère?
M m, ‘ relhoume. Non ! je m'en vais essayer de le calmer... cachez vous dans cette armoire.
cyprien. Ne m’y laissez pas longtemps, car il est pénible pour un homme de cœur de jouer le rôle d’un pot de confiture ou d’un bocal de cornicltons.
m“* BL'r.iiOMME. Soyez tranquille.. . je sais la manière de le prendre. [Cyprien entre dans l’armoire toujours avec le chien.
M mm Bel homme s'assied près de la petite table.)