‹ Une journée parlementaireChapitre 21 sur 61 · TU UR IN (JE · texte numérisé non relu

TU UR IN (JE

Votre ami, le peintre, pourrait-il venir de suite me photographier quelques pièces ?

LE SECRÉTAIRE

Oui.

TIILRLNGE

Prévenez-le. .1 Forestier.) Nous sommes d'accord en principe. Si je me décide, je i"emettrai l'enveloppe à votre rédacteur à la Chambre.

[forestier {Il se /eue, prend son cliapeau, parait sortir,

puis regardt' Thuringe.) Alors vous n'êtes pas complètement décidé ?

TllLRINGE

Il est onze heures, je demande un délai jusqu'à trois heures.

FORESTIER

Notre petit troc vous ennuie ? TJame, c'est moins agréable que ^de faire un acte de verln. Et pourtant c'en est un, vous débarrassez le i>ays de deux ^tas grand'chose.

TULRLNGE, distrait.

C'est vrai. Ces gens-là font bien du mal à la République. {Avouant sa pensée.) De qui tenez-vous ce papier ?

26 UNE JOURNEE PARLEilENTAlHE

FOUESTIKU

Je ne puis vous le dire.

THURINGE

Mais enfin, est-ce quelqu'un qui m'attaquera ailleurs?

FORESTIER

Je vous le répète, j'ai une photographie ; si nous nous entendons, Le Contrat social ne la publiera pas et, entre nous, c'est un armistice.

THLRiNGE, coiume se parlant à soi-même.

Il reste par derrière un nuage terrible, mais je gagne toujours vingt-quatre heures.

forest:er Le temps de bavarder un peu en montant la côte : ce que Jecker a dédaigné.

MADAME THURiNGE, entre un iristanf.

Je te croyais seul.

(Elle sort.)

TllURl\(iE

Permette/.-moi de vous [)résenter à madame Thuringe ?

FORESTlElî

Non, cher monsieur. Vous m'avez fait connaître deux de vos amis et cela crée entre nous un lien d'affaire; mais si j'avais l'honneur d'être présenté à madame Thuringe, je me tiendrais alors lié à vous par quelque chose de plus, et il ne fait pas bon être de vos amis.

ÏHIRliNGE

Des collègues, monsieur, ne sont pas des amis, mais toujours des concurrents.

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