ACTE DEUXIEME
son : (( Mazas! Mazas! » est étonnant. Il nous engage à fond comme s'il savait tout. En réalité, il ne sait rien ; donc, il est fort possible qu'il se trompe. Grâce à lui, nous pourrions paraître des calomniateurs.
UN JOURNALISTE, à ceux Qui u'ontpas entendu. Il dit n'être pas sûr que Thuringe soit en cause. [Emotion qui se répercute dans la salle.)
isiDOR, dans un autre coin, continue un discours dont on n'a pas entendu les premiers mots.
... Ah! certes notre collègue avait raison quand il disait : « C'est une question d'honnêteté. » Mais alors qu'on n'y mêle pas de politique. Crier: « Mazas ÎMazas!» sans entendre l'accusé, c'est de la politique, non de la justice. Dans l'intérêt des adversaires et pour qu'on ne les soupçonne pas de calomnie, par équité envers Thuringe, par respect pour l'honneur de la Chambre, nous devons écouter notre collègue avant de le condamner — et, ma foi, il n'a pas l'air d'avoir peur.
UN JOURNALISTE, dans le groui^e.
Le rédacteur du Contrat social a déclaré qu'il ne s'agissait pas de Thuringe.