ACTE 1er., SCÈNE X
AXJGT7STA.
Et d'aillèais^ si ce cher ami âerait la mdindl^ difficulté. . • je connais un moyen ...
HEinUETTE«
Leqpel?
AU6XJSTA.
Il est ambitieux. •• La princesse Charlotte est dévote... eUe a des scrupules... d'honoràblesscrupules..* et on pourrait fort bien obliger le très humble diplomate à opter entre sa place et le contrat qu'exigoit impérieusement les bonnes mœurs • . . vous compreoez . , • Tenez 9 Fcedora... qui chantait à Turin ^ c'est ainsi qu elle a épousé le chevalier de Vecchi : elle s'est ma« née par ordre du roi de Sardaigne. • . Avec le baron^ nous n'en viendrons pas là , et mes précautions sont si bien prises. . •
HENRIETTE
Quelles précautions?
AXJGXJSTA.
Apprenez donc que le desservant des Augustins m'est tout dévoué...
9 NRIETTE.
Le desservant de f^lise des Augustins.. •
AVGVSTA.
Homme vertueux ^ devant qui l'inégalité des rangs n'est rien... vénérable ecclésiastique qui^ par charité chrétienne et pour cinquante ducats^ marierait^ sans hésiter^ ungÉ^M^ et tm archiduc, .j'ai sa parole.. • son petit flMRdn est à mes ordres... et à toute heure du jour ou de la nuit , si j'amdie aifitt ce eon-
sentement si désiré... .4^i>liA> P^^ exemple , aprës Ofnllfii.f^m^ qftçtqaç tous ^ gïi^trçvç à pî^, sans livrée. . . le desservant et \^ pijçl f ^pin^^^ f^o^ ^ermei^^ f . nous rentrons en silenç^«„ (3t}p morale publique est satisfaite !
SGEBns na.]
IfENRIETTE;, AUl&USTA, GUTTEMBERG, "". ' EUGÈNE.'
. Airnpiâ..amvez donc^ baron Tri^Uu 4$ 6pttQinr ikttg I.é . Bonjour^ comte Ë^g!ene de Baipviil^. .
BBnuLiTTEy à Eugène.
. i- C3i bîea L. cet enfer y vous y revenez; dfipc ! ..
Ma chëre Henriette y oublions le passé*
. A vous en croire ^ vous êtes si malheureux !..
' EUGÈNE
LE BARON y offrant dés. bcoéçuets.
Mesdames^ voulez-vous bien permettre...
HENRIETTE
Les fleurs les plus nouvelle 1 . , - ' .1 Aif6f}STA^ à Quttep^^pg.
. r€r«t ibtrt: ^imiU^' , et vpu^ av^^ bien Ê\it ^ caf j'allais
. .'.GyrTEsq||MÉ|^- : J/wwe }mipm mnd , il esjt mtK^ ypH^.fli'excur
AGTS Itt., SGtKB XI. ^i
étîT«MB«RO.
fil ^âgi«sait d^affeirè^ lautriMeiit impottafite» t J^i ira h gntiiiteâdant ^ U directeur^ le chef d'orebestre ^ lâvégfisseur».. etleréglemMt à k mam... que voilà... j^aunaia hiam {m ne pas le prendre^ car, je le sais par cœur... je leur ai prouvé qu'aux termes de notre eoga^ gement^ anide 17, nous ne devons chanter que deux fois par semaijae ! . . . qu'il y prenne garde , M. le dîneoteur du ^and théâtre*.* je parlerai de lui à M. de Mettemicfa^ et je le fierai destituer.
HENRIETTE
Bravo ^ SI. le baron !.. voil4 comme le ministre en Danemarck doit dignement représefitpr sa m^jestiéiimpériale.
GUTTEMBERG
Plaisantez... mais j'ai gagné mon procès : le régisseur s'est mis de mon parti , et je vous annonce j Madame^ que nos feux seront doublés à dater dû mois prochain. Qu'en dites-vous, ma toute belle?
AXJGTISTA.
Service pour service , mon cher baron... hier soir au souper...
HENRIETTE
Yous avez soupe à la cour, et vous ne me le disiez pas?
ATJGtrSTA.
JPaHais souper, après le concert... il ne tenait qu'à moi... lorsque la princesse Charlotte ^t venue au
jt ■
3ei UNE LIAISON.
piano. •• elle est si gracieuse pour moi cette ch^ princesse!.. isUe me traite d'^fale à égale.u Yom savez^ m'a-t-elle dit^ il y a beaucoup de monde. •• on attend l'archiduc Léopold.., je crois que vous ne devez pas vous mettre à table. ..Certainement^ ai-je répondu^ je n^y pensais pas. • • je ne dois pas me mettre à table. .. ce ne serait pas décent. Alors ', cette excellente princesse m'a pris la main. . . m^a reconduite jusqu'à la porte du vestibule.. • je me suis retirée toute émue des bontés de son altesse*. • Et paidant que chacun s'empressait a servir ces dames... dans une allée du jardin , j'ai profité de l'occasion pour vous raccommoder avec l'ambassadeur de Pnisse.
GUTTEMBERG
Ah ! c'est trop de bonté !
EUGÈNE
Mesdames^ le d^'euner est servi !
HENEllSTTE.
Bon Dieu ! quelle impatience I craignez-vous de ne pas nous quitter assez tôt?. .
AUGUSTA
Allons. . . n'allez-vous pas lui fiaire une scëne ? Comte Eugène de Rainville ^ je ne veux pas qu'on vous tourmente ! il feut bien un peu de liberté quand on est destiné à passer sa vie ensemble.. • n'est-^U pas vrai^ baron.. -^
GUTTEMBERG
Sans doute ^ et en sortant de table^ je vous demanderai moi-même la perpiission. ..