ACTE H, SCÈNE IX
MADAME DE KAINVILLE.
Voyons, parlet.
CLAIRE. '
Il faut que je m*iSloigne , queje me sépare de vous! Me séparer de vous, grand Dieu ! vous, ma bienfeitrîce, ma seconde mère ! mais je le ve'ux. . . c*est un devoir.
MADAME DE BAINViLLte.
Expliquez-vous.
Eh bien , oui , je parlerai ! je serais if^ffki^ de vos bontés , si je me taisais pluif iong-temps. . . votre fils, MoBsiejwr Ji^pne, . . ^ ^
Âcbev#?^!
Jecraiijis, éui, Madame, je crains qu'il n'ait de l'amoiir pour moi.
MADAME DE ilAINVILLE.
De l'amour pour toi! tû le etains. .., et moi^ je Fespère , je le désire !
CLAIRE
Qu'entends-je?
MADAME DE RAINVILLB.
Réponds, réponds 'bie^ vite, ne t'abuses-tu p^$ , ne m'abusé-^je pas moi-même? car, déjà mes soupçons. . . AJi ! s'il était vrai. . .. voyons, parle. . . d e$tu sûre. . . te l'a-t-il dit?
6o UNE LIAISON.
CLAIRE
Eh quoi! cet aveu ne vous trouve point sévère? moi^ orpheline.. • >
MADAME DE RAII^VILLE
Tu vas me dire que tu n'as rien ! et qu'est-ce que cela me fait à moi y si tu me l'ends mon fils ! il n'y a de honte et de mépris que pour les mariages abjects ! Mais^ encore une fois. • . il t'a donc avoué?
J'ai cru ...
MADAME DE RAINVILLE
Et toi-même ! . • ,
CLAIRE
Moi f Madame , j'ai si long-temps partagé vos douleurs, vous m'avez tant parlé de lui ! mon cœur s'est jeté dans le piège qu'à votre insu votre amour maternel me préparait! Oui, sa présence est devenue dangereuse pour moi, et, puisqu'il faut ne rien vous cacher... si je doute encore que je sois aimée, j'ai du moins la certitude que j'aime de toute mon âme !
MADAME DE RAINVILLE
Tu es un ange ! tu es adorable !
CLAIRE P
Oh! Madame.
MADAME DE RAINVILL?.
Claire , moil bonheur et le tien dépendent de toi 1 . , ma cause est désormais la tienne! rends-moi mon fils, et tu deviens ma fille.. . tii seras à Eugène! je vous unirai... je le jure devant Dieu! et nous verrons après ce que viendra faire cette femme!