SCÈNE IL EUGENE, MARIE, CLAIRE, FRITZ
FRITZ
M. le comte !...
EIJGÈNE.
Que me voulez-vous ?. . .
FRITZ
Quelqii'un voudrait parler à M. le comte.
ACriÉ in, SCÈNE II. 65
EtrsÈNÉ. .
Dites ({ixè je n'^ feuis pas. . . et laîssezriilôî.
ÇLiURE.
Voyez— M.'Eugène,*. que nous ne vous dérangions pas!...
FRITZ
Monsieur l..f
EUGÈNE
Eh bien ! qu'est-ce encore ?
FRITZ, bas% Une lettre de Madamew
ETJGENE.
Une lettre!..... Donnez..,, et parlez bas. (^ pari. ) C'est une véritable persécution... (J^^Mi^.) Mademoiselle, je vous demande mille pardons. ... {^ part. ) Quel supplice !..
MARIE, tou/ours au piano. ,
Va. . . va. . • ne te gêne pas.. . nous t'attendrons pour repasser le dernier morceau. .. .
EUGÈNE
Je ne pourrai jamais respirer un moment en paix !
Lisant.
« Je sais que vous n'êtes pas à l'ambassade... où » êt^-vous donc? quç. faites-vous ?.•. Je vous at- » ,tends chez moi avec impatience. « . Venez.. . netar- » dez pas . . je vous envoie là voiture. »
Me poursuivre partout comme un esclave qu'elle doit ramener à ses pieds !.... c'est trop fort, et je n'irai pas !...
FRITZ
Monsieur sait sans doute que la voiture attend.
EUGÈNE
Qu'elle attende !... Comment Madame a-t-elle appris que j'étais ici ? Quelqu'un est donc venu ? on vous a donc interrogé?
FRITZ
Oui , Monsieur. . • mademoiselle Alexandrine.^ .
EUGÈNE
Et vous avez répondu ? . •
FRITZ
J'ai dit que M. le comte était sorti, et qu'il ne rentivrait pas de la journée.
EUGÈNE
Si je reste, elle est capable de venir me relancer jusqu'ici... Vous d^tes que la voiture est là?..
FRITZ
Oui , M. le comte.
EUGÈNE
Il faut la prévenir,. . dans -vingt minutes je puis être de retour* ..
MARIE
Eh bien?. • Eugène, as-tu fini ?
Oui, chère sœur... je suis à toi..; cependant me voilà forcé de sortir un instant...
MARIE
Sortir ! et pourquoi donc ?..
ACTiE m , SCÈNE II. 65
claire; Nous ne devons pas être importunes ^ Marie. • . et puisque M. de Rdinville. . •
> MARIE
Oh ! les beaux vases que je n'avais pas aperçus T.. qu'ils sont jolis!.... Eugène.... veux-tu me les donner?
EUGÈNE
Je suis désolé. . . je ne le puis pas*., ils ne sont pas à moî.
MARIE
Et à qui donc y Monsieur?
CLAIRE
Marie , tu es indiscrète. . .
EUGÈNE
Prends-les... ma chère amie... je te les donne.
MARIE
Et je les accepte avec grand plaisir.
FRITZ, bas à Eugène.
Mais y Monsieur.. . ce sont les vases que Madame.. •
C'est bon!... taisez-^vous !... etfeîtes avancer la voiture... {À Claire.) Mademoiselle, vous serez assez bonne pour m'excuser.
CLAIRE, bas.
Allez, M. Eugène... sortez!... Oui... je le vois, il feut absolument que vous sortiez... Revenez promptement, et que Madame de Rain ville vous trouve ici quand elle arrivera ...
Ah ! ll9dem(M9rite »• vous devines mm tourrami. •• vous êtes, assez iadulgente ppurcflU «toir pitié !.•« fat; de grands torts. . • mais laii^e^Tinoi faire... et bientôt je ceas^ 4'étr4,COÛp8^)^..»
Ainsi ^ Monsieur s'en va et nous laisse seulea*.. Je suis sûre que c'est quelqiia çurprise que tu nous ménagea !m. Oaif6*.« est-ce qiie tu «aii cç quo «^est?
CLAIRE
Oui ^ je m'en doute... maili tu ne dois rien savoir .. Allez ^ M. Eugène^ et comptes am^ ma discrécion.
 propos. . . et tes belles vues de la Suisse. . . où sontelles donc ?
L'album est là...
CUlIEE.
Nous allons l'exanwier en yqys attendant.
Friti iott aree Evgène.