‹ Une liaison: comédie en cinq actes et en proseChapitre 54 sur 82 · ACTE III, SCENE XII · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE XII

AUGUSTA

Quoi ! vous UQ sayez pas?. * • vous ne les avez pas rencontrées?

GUTTBMBËtIG.

J'arrive à l'instant même.

AUGUSTA

Henriette vient de le surprendre ici. . . . seuL... . enfermé.

GUTTEMBERG

Enfermé !..

AUGUSTA

Avec ^sa mëre. . . avec sa soeur^ Baron ! • . c'est une indignité!

GUTTEMBERG

Ah ! . . c'est abominable. ( ji part. ) Je commence à comprendre l ( HnuU ) Je ne saisis cependant pas parfaitement. • . w V

/^ AUGUSTA

Comment ! vous né saisissez pas?. •

GUTTEMBERG

Un peu de patfence.« . • cela viendra. . . • mais surtout, calmez-vous, ma toute bonnes. . ne vous emportez pas. . .. rt songez que vous chanter demain.

' * AUGUSTA

G'ést vrai. . . je n'y pensais pas. ( A part. ) Ah ! le théâtre ! quand pourrai^jç le quittinr ? ( Haut. ) Vous ne vojez pas qu'il trompe Henriette. • . . qu'il lui a caché l'arrivée de sa mëre. . ,

«4 UNE UAISON.

GUTTEMBERG

Ah ! 6a inëre est à Vienôe ! . . j'étais loiu de m'en douter.

AUGITStA.

Et si elle y est venue , c'est pour se jeter à la traverse de leurs projets y de leur union. . •

GTJTTEMBERG.

Leur union. • . vous; Croyez qu'ils étaient décidés à se marier?. ..

AUGUSTA

Sans doute. . . et nous ne pouvons que les approuver^ n'est-il pas vrai ? mais les înëtes, les sœurs ^ tous les parens n'ont vraiment que des sentiroens liors nature ! . . au moins, vous n'avez plus de mëre^ vous. . . vous êtes libre... vous pouvez disposer de vous-même.

GUTTEMBERG, à part.

Nousy voilà.. .

AtJGXJSTA. *^

Vous n'êtes plus dans l'âge de l'inexpérience où Içs préjugés et les mauvais conseils* ont tant de prise sur une âme faible et indécise.

. GUTTEMBERG ^ à part.

Va. . • Va. . . je t'attends !..

AUGUSTA

Pnisi^ue vous êtes lé premier à me faire une proposition. • • •

GpTTEMBEUG.

Je vous lais une proposition ! . . moi !

AUGUSTA

Je l'avoue, mon ami, jeràttèndais, et je n'éprouve

. A€TE m, SCÈNE XU. 85

aucun embarras pour y répondre. . . je le vois , vous aviez déjà pressenti quel devait être l'objet de notre entretien de ce soir !..

GUTTEMBERG

Oui, . • j'ai cru m'apercevpir. • .

AUGXJSTA.

Ainsi donc. • . Tristan. . • vous m'avez comprise ! • .

GUTTEMBERG

Âugusta ! si je n'avais pas osé vous comprendre?...

AXJGUSTA.

Quoi ! . . . . vraiment? ...

GUTTEMBERG

Que voulez-vous ?. . . la crainte...

AUGUSTA

La crainte de m'exprimer un désir si naturel et si conforme au mien... Mon ami ^ je vous en veux... c'est pousser trop loin la timidité.. .Croyez-moi, un homme tel que vous peut s'expliquer avec assurance y il n'a pas de refus à redouter !

GUTTEMBERG

^quoi ! mon ange... vous descendriesi^ jusqu'à moi ?.. L'amour ne m'aveugle pas sur moi-même... je me connais... je ne suis plus jeune... et vous^ .. belle... brillante... dans tout l'éclat.:.

AUGUSTA

Mais votre co^ur?...

aUXTEMBBRG.

Ah ! oui..» le coeur. .1 c'est ce que j'ai de noieuir. . .

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