‹ Une maison de poupée: drame en trois actesChapitre 76 sur 99 · SCÈNE V NORA, MADAME LINDE, HELMER · texte numérisé non relu

SCÈNE V NORA, MADAME LINDE, HELMER

HELMER, entrant.

Eh bien ! L'avezvous bien admirée, madame.

MADAME LINDE

Oui, et maintenant je vais prendre congé de vous.

HELMER

Déjà... Ce petit ouvrage est-il à vous ?

MADAME LINDE, prenant un bout de tricot que lui tend Heimer.

Merci, j'allais l'oublier.

HELMER

Vous tricotez donc.

MADAME LINDE

Mais oui.

HELMER

Vous devriez plutôt broder.

MADAME LINDE

Et pourquoi?

HELMER

C'est plus joli. Voyez-vous, on tient la broderie de la main gauche... comme ceci, et l'on lève l'aiguille de la main droite comme cela. Vous voyez cette courbe qui se creuse prolongée et légère, n*est-il pas vrai ?

MADAME LINDE

C'est bien possible I

Tandis que tricoter, cela n'est jamais que laid. Voyez, les bras collés au corps, les aiguilles qui vont de bas en haut, et de haut en bas. Cela semble une besogne chî-

l34 UNE MAISON DE POUPÉE

noise... Ah ! quel excitant Champagne on^nous-a~&£tyi t

MADAME LINDE

Bonne nuit, Nora, et ne sois plus têtue.'

HELMER

Excellent conseil, madame.

MADAME LINDE

Bonsoir, monsieur le directeur.

HELMER) qui l'accompagne jusqu'à la porte.

Bonne nuit! bonne nuit l'Vous savez le chemin, je suppose. Je vous aurais accompagnée bien volontiers, mais c'est si près. Bonne nuit! Bonne nuit!

Madame Linde son.

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