‹ Une maîtresse de NapoléonChapitre 38 sur 44 · II«.L · texte numérisé non relu

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Un succès du Théâtre Historique, avec George cadette, dans la distribution.

L'un d'eux me reconnut»

— Tiens, dit-il, c'est M. Dumas, le commissaire de l'artillerie.

LES FEUX DE LA RAMPE ET DE LA GLOIRE Mi)

— Justemont, vous voyez bien que nous pouvons nous entendre.

— Eh ! oui, puisque vous êtes des nôtres !

— Alors, écoutez-moi, je vous en prie.

— Ecoutons.

— Vous ne voulez pas la ruine d'un homme qui partage vos opinions, d'un proscrit de 1815, d'un préfet de TEmpire ?

— Non, nous voulons seulement les armes.

— Eh bien, M. Harel, le directeur, a été préfet des Cent-Jours, et exilé parles Bourbons en 1815.

— Vive M. Harel, alors !... Qu'il nous donne ses fusils, et se mette à notre tête.

— Un directeur de théâtre n'est pas maître de ses opinions : il dépend du gouvernement.

— Qu'il nous laisse prendre ses fusils ; nous ne lui en demandons pas davantage.

— Un peu de patience ! nous allons les avoir; mais c'est moi qui vais vous les donner.

— Bravo !

— Combien êtes-vous ?

— Une vingtaine.

— Harel, faites apporter vingt fusils, mon ami.

Puis, me retournant vers ces braves gens :

— Vous comprenez bien ceci : ces fusils, c'est moi, M. Alexandre Dumas, qui vous les prête ; ceux

qui seront tués, je n'ai rien à leur réclamer ; mais ceux qui survivront rapporteront leurs armes. C'est dit?

— Parole d'honneur !

— Voilà vingt fusils.

— Merci !

— Ce n'est pas tout : vous allez écrire sur les portes: Armes données \

— Qui est-ce qui a de la craie ?

J'appelai le chef machiniste.

— Darnault, un morceau de craie !

~ Voilà.

— Allez écrire ! dis-je à ces hommes.

Et Tun d'eux, le fusil à la main, à la vue du détachement de la ligne, alla écrire sur les trois portes du théâtre : Armes données, et il signa. Puis les vingt hommes échangèrent avec moi vingt poignées de main, et partirent en criant : « Vive la République ! )> et en brandissant leurs fusils.

— Maintenant, dis-je à Darnault, barricadez la porte.

— Ma foi, dit Harel, le théâtre est à vous, à partir de ce moment, mon cher ami, et vous pouvez y faire ce qu'il vous plaira : vous l'avez sauvé !

— Allons voir George, et lui annoncer qu'elle est sauvée en même temps que le théâtre.

Nous montâmes ; George mourait de peur (1). » Ce n'était qu'une alerte, mais pour Harel, à ses débuts à la Porte-Saint-Martin, elle avait été chaude. Il se souvenaitde 1830 àl'Odéon. L'émeute passée, on effaça la craie sur les portes et la Tour de Nesle reprit sa carrière. George y apportait, outre une beauté toujours rayonnante, devenue majestueuse, royale, la fougue tragique demeurée en elle de toutes les représentations de Bodogune, de Cinna, d'Andromaqiie, Par elle, le mélodrame

Fragment de la Tour de Nesle, écrit par Alexandre Dumas sur l'album (le la duchesse d'Abrantôs.

rachetait sa vulgarité, la grossièreté puérile de ses moyens d'émotion, l'indigence solennelle de son style (2). Mais la Tour de Nesle était signifi-

(1) Alexandre Dumas, ouu. cit., t. X, pp. 8, 9. 10.

(2) Le manuscrit de la Tour de Nesle fit partie, sous le n° 94, de la vehte Tom Harel. « Cahier de papier, vieux de soixante-douze ans, écrit M. Claretie, jauni, maculé, rapiécé et qui sent encore, avec le moisi, la poudre de la bataille. La plantation des décors y est indiquée et les mouvements de scène et les passades, la vie d'une œuv. c ! » J. Claretie, les Mémoires de Mlle George, le Journal, 21 janvier 1903. —

cative d'un genre qui allait connaître tous les triomphes et tous les succès. Harel avait enfin trouvé sa voie. Le 3 novembre il donnait, avec George toujours, Périnet Leclerc^ dont aujourd'hui il ne demeure que la croix de George^ vendue 30 francsen 1903. Enisabeaude Bavière l'ancienne maîtresse impériale retrouvait le succès de Marguerite de Bourgogne. D'ailleurs, des naufrages dramatiques que connut Harel à la Porte-Saint- Martin, elle devait toujours sauver son nom et sa renommée. La critique ne lui fît point partager les désastres que devait forcément éprouver un directeur du genre de Harel. Comme autrefois, il était demeuré à la dévotion de George. Les billets qu'a publiés de lui M. Ginisty, nous montrent Harel « faisant la presse » de George avec une obstination acharnée, accablant les journalistes amis de notes pressantes où ne revient qu'un seul nom : George ! Elle encore, elle toujours, elle règne à la Porte-Saint-Martin en royaume incontesté, maîtresse du lieu et de Harel, régentant tout. Et pourquoi pas, d'ailleurs ? N'est-ce point elle qui assure la fortune et le succès de la Porte- Saint-Martin en cette heure ? La Tour de Nesle sans George, c'est alors ce qu'est aujourd'hui la

Cette glorieuse épave fut achetée 245 francs par M. Henry Houssaye, le grand historien de la chute de 1 Empire.

Al"' GEORGE A SOIXANTK-DIX-SEPT ANS PORTRAIT INÉDIT PAR A. LIONNET.

{Collection L. Henry Lecomte) .

Dame aux Camélias^ sans MmeSarah Bernhardt. Ainsi on comprend à merveille la tactique de Harel. Nous l'avons dit, Merle en quittant le fauteuil directorial de la Porte-Saint-Martin, avait repris ses fonctions de critique dramatique à la Quotidienne. Double raison pour lui dépêcher des notes, qu'il accueille d'ailleurs aimablement. Aussi Harel use et abuse-t-il.

Mon cher Ami,

Vous n'avez pas idée du succès de Mlle George hier. Elle a été magnifique. Ayezlabonté démettre deux mots, nous vous en serons très reconnaissants. Vous les ferez mieux que nous sous tous les rapports.

Harel.

De quelle pièce s'agit-il ? Impossible de le savoir, car Harel, s'il a le souci de la gloire de George, a le mépris des dates et de la précision.

Mon CHER Ami,

Si cela ne contrarie pas la direction de votre feuilleton, je vous serais particulièrement obligé de dire lundi quelques mots de Mlle George dans Rodogune. Elle y a été superbe.

A vous de toutes façons.

Harel.

Non, cela ne contrarie ni le bon Merle ni la direction de son feuilleton. Il dira que George a été

superbe dans Rodogiine puisque cela fait plaisir à Harel, et Harel continue :

Mon cher Ami,

En rendant compte de mon nouveau drame, vous

m'obligeriez essentiellement. Si vous pouvez dire un

mot de l'effet véritablement très grand produit hier par

Mlle George.

Harel.

Est-ce dans Lucrèce Borgia, qui est du 2 février 1833, dans la Chambre ardente, le 6 août suivant, ou dans Marie Tador, qui est du 7 novembre de la même année, que l'effet de George a été ce qu'affirme Harel ? Rien ne permet de répondre avec certitude.

L'insouciant et charmant Merle égare quelquefois les notes, alors Harel insiste ;

Mon CHER Ami,

La note que je vous ai envoyée concernant Mlle George, il y a quatre jours, n'a pas paru encore. Au cas où elle serait égarée, en voici une nouvelle : je vous recommande bien cet objet.

Harel.

Merle, remis au pas, publie la note, aussi

... MlleGeorge et moi nous nous réunissons pour vous

dire de disposer de nous deux pour vous et les vôtres à

toute occasion. Je vous le répète : cela ne s'oublie pas.

A vous de cœur.

Harel.

LES Fi:UX DE LA RAMPE ET DE LA GLOIRE 355

Merle, lui, oublie. Il oublie de parler de George. Harel surgit :

Mon cher AiMi,

Je lis dans votre spirituel feuilleton quelques lignes tropaimablespourmoi. Mais vous avezoublié MlleGeorge! Ne pourriez-vous pas, par une note, réparer cette omission ? Voici une note que je vous recommande pour demain. Je n'y ai mis, comme vous voyez, aucune des hyperboles consacrées.

Harel.

Mais ce n'est point que Merle qui est appelé à soutenir la publicité de la tragédienne. Léon Gozlan, au Figaro^ n'est pas oublié dans la correspondance de Harel, mais ici il y met plus de formes. Merle, c'est Tami ; Gozlan, c'est le critique dont on veut se faire un ami.

Mon CHER VOISIN,

C'est aujourd'hui plus que jamais que je fais appel à vos bonnes intentions. Je crois que je tiendrai un succès d'hiver, si les hommes comme vous me prêtent leur concours. Je n'ai pas besoin de vous recommander Mlle George.

A vous toujours, vous le savez.

Harel.

Votre prénom est le nom de la pièce ; cela lui portera bonheur (1).

(1) Il s'agit ici de Léon, drame en cinq actes d Rougemont. M, Paul Ginisty, art. cit., pp. 36, 37, en

e M. de a donné

Hélas! non, cela ne portera pas bonheur à ce drame bizarre !

Mais Harel a connu d'autres défaites. Zeo/i est tombé, tant pis. Il montera autre chose, et cet autre chose, Gozlan est invité à ne point l'oublier. Par une petite phrase adroite, Harel lui ouvre la perspective d'un succès sur sa scène, avec George.

un curieux fragment qui fait aisément imaginer ce que peut être le reste. Léon est un enfant naturel, abandonné par son père et que sa mère sauve de la mort. (La mère, c'est George.) Au dernier acte, le lâche séducteur est confondu par sa victime en ces termes :

« Mme de Linières, s'adressant au comte, avec dignité. — Albert, me reconnaissez-vous ?

Le comte, étonné. — A.lbert ?

Mme de Linières, encore plus digne (sic). — Me reconnaissez-vous, Albert de Montgeron ?

Le comte, effrayé. — O ciel !... et comment Mme de Linières a-t-elle pu savoir?...

Mme de Linières, s' approchant de lui. — A seize ans, on me nommait Isaure de Chavigny !

Le comte, au comble de la surprise. — Isaure !... Vous !..,

Mme de Linières. — Que vous avez lâchement abandonnée !

Le comte. — Vous seriez Isaure !

Mme de Linières. — Et vers laquelle vous ne deviez revenir que pour consommer le malheur de sa vie !

Le comte, après l'avoir regardée et reconnue. — Ah ! ce coup manquait à mon désespoir!

Mme de Linières. — Dieu vous garde un supplice encore plus grand. Monsieur le comte, il vous a réservé la gloire d'être le bourreau de votre fils... Monsieur le comte, Léon est né sept mois après votre fuite, et je suis sa mère !

Etc., etc., etc.

Gozlan ne serait point critique s'il n'était auteur dramatique.

Mon cher ami,

Mlle George me charge de vous dire qu'elle serait bien heureuse que vous acquittiez au plus tôt votre gracieuse promesse.

Elle vous propose la soirée de veudredi prochain, ou samedi, les autres jours étant pris par ses engagements. Faites-nous ce plaisir de venir dîner. Bien entendu, il n'y aura que vous.

Harel.

li, rue du Helder (\).

Vous verrez, seul, laquelledes deux femmes Mlle George doit jouer.

Et les pièces se succèdent, roulent dans leur fracas d'un soir, dans la renommée d'une première qui est une bataille, le nom de George toujours sur la brèche. Déjà se dessine à l'horizon le soir de la clôture forcée. La malechance va s'acharner sur Harel, une fois encore, une suprême fois. La Famille Moronval, les Malcontents, le Manoir de Montlouvier^lix. Guerre des servantes, Jeanne de Naples (2), Ysabeau de Bavière, la Marquise de Brinvilliers, les Sept Enfants de

(1) George habita à cette adresse, avec Harel, de 1831 à

(2) « Mlle George a été sublime d'amour, de jalousie et de grandeur. » Le Monde dramatique, t. IV, 1837.

Lara^ la Vénitienne^ V Impératrice et la Juive, la Nonne sanglante^ ce sont des triomphes vite fanés, des victoires sans lendemain. Dans ce temps, George délaisse Harel ; sans doute commence-t-il à lui répugner avec son éternel débraillé, son allure de bohème si mal en point, et cherche-t-elle des satisfactions amoureuses moins blessantes pour son amour-propre de belle femme. Jadis, dans la maison de la rue Madame, vivait un petit jeune homme, poète comme on l'est à vingt ans. Souventes fois, au hasard de la descente ou de la montée des escaliers, il eut l'occasion de rencontrer la glorieuse tragédienne. 11 était de bonne figure, avec ses vingt-six ans ivres de liberté et de littérature. Le romantisme et 1830 Tavaient révélé à lui-même, et, fièrement, il portait une tête auréolée d'une gloire future et de boucles blondes et soyeuses. Sous ce dernier rapport il était incontestablement supérieur à Harel.

Tel, Jules Janin, car c'était lui, plut à George.

Depuis douze ans qu'elle vivait avec l'ancien préfet, elle avait eu le loisir de sentir se refroidir en elle les cendres de cet amour d'exil. L'homme d'affaires avait vite effacé en Harel Tamant. D'ailleurs ses préoccupations directoriales ne s'alliaient plus avec les exigences passionnelles que pouvait avoir George.

Janin apparut à l'heure de cette crise de la femme de quarante ans.

De cet amour, il ne demeure aujourd'hui que peu de chose (1).

Déjà raillé, à Fépoque, par Barthélémy,

... le critique Janin Sous les appas de George imperceptible nain (2) !

il a été brusquement évoqué lors de la vente Tom Harel.

Parmi les livres de la bibliothèque laissée par George il y avait trois livres de Jules Janin, et ces trois livres c'étaient les trois étapes d'un amour de George. Le premier, l'Ane mort et la Femme guillotinée, disait la première phase de la passion, par sa dédicace : « UAne cest moi, mon amie, qui voudrais mourir pour vous (^). » C'était 1830. Le deuxième, Contes fantastiques et Contes littéraires, indiquait que l'amour n'avait été que bref: « A vous, Madame, votre ami tou-

(1) Si ce ne sont ces trois lignes de George dans ses Mémoires : « La spirituelle indifférence de Janin. Son enthousiasme factice. Il aimait à détruire ce qu'il avait fait. La contradiction de lui-même l'amusait. »

(2) Barthélémy, ouv. cit., t. I.

(3) « N" 31. — Janin (Jules), l'Ane morl et la Femme guillolinée, 2" édit. Paris, 1830, in-18, rel. gauf. tr. dor. » Catalogne Sapin, p. 4. — Le volume fut vendu 48 francs.

jours (1). » Madame !... déjà ! et c'était en 1832. Le troisième, enfin, la Religieuse de Toulouse^ parlait d'autrefois, avec sa ligne mélancolique : « Prima inter priores. — Son ami très sincère, très attaché et très dévoué (2). »

Et cela arrivait dix-huit ans après le respec-

nS^X'itxa, Ai

Autographe de Jules Janin, un des amants de George.

tueux Madame... de 1832 ! Plus tard encore, il

(1) « N° 32, — Janin (Jules), Contes fantastiques et contes littéraires. Paris, 1832, 4 tomes en 2 vol in-12, mar., orn. sur les plats, dent. int. tr. dor. 1" édition. — Catalogue Sapin, p. 4. — Vendu 130 francs.

(2) « N° 83. — Janin (Jules), la Religieuse de Toulouse^ 2« édit. Paris, 1850, 2 vol. in-8, br. couv. imp. — Catalogue Sapin, p. 4. — Vendu 20 francs.

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devait se montrer reconnaissant au souvenir d'amour de naguère, et Harel lui-même ne lui en devait pas vouloir d'avoir été supplanté par lui dans le cœur de George. Là, toujours Harel se révélait soucieux de la gloire de celle qui consola son exil. Le 26 juillet 18/i5, c'est le môme billet jadis envoyé à Merle et à Gozlan, qu'il dépêche à Janin. C'est le temps où Mérope fournit à Mme Mélingue un brillant succès. Harel n'a point oublié celui de George dans ce même rôle. « Elle voyage en ce moment, écrit-il avec une secrète mélancolie, et peut-être pour longtemps. Un bravo de réminiscence, à l'occasion de Mérope^ n'aura rien que de naturel et sera très favorable au but industriel des pérégrinations de Mlle George (1). » Revenons cependant à la Porte-Saint-Martin, où Marie Tudor — sur laquelle nous allons revenir — n'avait pas ramené le succès déclinant. En J836, au dire de Harel, les recettes avaient été de 5*23. 489 francs. Ce chiffre indiquerait une moyenne plus qu'honorable, s'il ne fallait l'accueillir avec circonspection, étant donné la hâblerie coutumière et normande de Harel. Quoiqu'il en soit, les recettes allaient en périclitant. George vieillissait. La faveur allait à d'autres.

(1) Catalogue d'aalograp/ies N. Charavaij. mai 190G.

L'année 1838 semblait devoir être décisive.

« M. Harel ne quitte pas sa direction et Mlle George ne quitte pas Paris, tant pis pour le public (1), » écrivait un journaliste. Et, en effet, Harel tint bon. Mais c'étaient ses derniers efforts. Déjà George promenait à travers les départements le répertoire mélodramatique. M. Lyonnet signale son passage à Lyon, en j 839. Dans ce temps Harel ne l'oubliait point et réclamait encore la complai-

Signature de l'auteur de Vaxxlrin.

sance de Merle (2). Vautrin^ le drame fameux et malheureux de Balzac, donné le i^ mars 1840,

(1) Cit. par G. Gain, Anciens théâtres de Paris; le boulevard du Crime, les théâtres du boulevard; Paris, 1906, p. 214.

(2) « Mon cher ami, lui écrivait Harel, Mlle George part en congé, un mot de vous pour la province lui serait une bien bonne recommandation. Elle se rend à Bordeaux, Toulouse, Brest, Bruxelles. Merci d'avance. Mlle George vous est bien reconnaissante de toutes vos bonnes grâces pour elle. Elle me charge de vous dire que s'il arrive que Mme Dorval puisse avoir besoin d'elle pour son bénéfice, elle lui est toute acquise.

« A vous, mon vieil ami.

« Harel. »

devait porter le coup fatal à Harel. Frederick Lemaître, pour jouer Vautrin, s'était fait, malgré la présence du duc d'Orléans à la représentation, la tète de Louis-Philippe. Le scandale des uns fut aussi énorme que le tapage des autres. La seconde représentation n'eut pas lieu. Le 15 mars, ^1. de Rémusat avait signifié à Harel Tinterdiction de Vautrin (1); le 26, Harel déposait son bilan et la Portc-Saint-Martin fermait ses portes, en faillite. Harel, le Napoléon des directeurs, avait eu son Waterloo (2).

(1) Le manuscrit originnl de Vaudrin^ revêtu de Tautorisation du ministère de l'Intérieur du 6 mars 1810, signée Cave, fit partie de la vente Harel et trouva acquéreur à 129 francs.

(2) E. DE MiRECOURT, uol. clL, p. 83.

ry. ^'

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