OBSERVATION I
M. R..., 52 ans. Maître d’hôtel.
On ne relève dans son histoire aucun antécédent notable, sauf cependant la mort de sa mère à l’âge de 56 ans, par hémorragie cérébrale.
Il perd sa femme il y a 3 mois, et, subitement, un après-midi, il éprouve une sensation de constriction de toute la tête avec, en même temps, de la contraction des doigts. Depuis il a une céphalée tenace qui ne fait qu'’augmenter. Un médecin consulté en ville lui prescrit du nitrite de soude pendant deux mois sans aucune amélioration.
Le malade, en chômage, se présente à la consultation. Il se plaint actuellement de vertiges fréquents, de céphalée permanente en casque avec exacerbation nocturne. Il est réveillé subitement la nuit par des palpitations violentes. En outre, il présente des crampes aux mollets, de la raideur des doigts (qui, à l’époque où il travaillait encore, le gênaient considérablement pour son service).
Il se plaint enfin de bourdonnements d’oreille avec sensation continue de bruits musicaux et de surdité de l’oreille gauche (un examen otologique révèle de la sclérose de cette oreille).
À l’examen du cœur, rien à signaler.
T.A. 24.15. Pas d’albuminurie.
B.W. négatif à deux reprises. /etch négatif.
25 Janvier. Nous entreprenons le traitement. En raison des importants troubles subjectifs, nous associons d'emblée rhodanate (0 gr. 60 en trois fois, avant les repas) et hydrate de chloral (1 gr. en potion). Nous prescrivons le régime habituel.
10 Février. Le malade est amélioré, mais les éblouissements, les palpitations nocturnes, la céphalée persistent.
T.A. 21.12. Nous le laissons au rhodanate seulement.
26 Février. L'amélioration s’est maintenue. Il semble que la céphalée et surtout la constriction de la tête aient diminué. Seuls, les bourdonnements persistent. La diurèse est normale.
Nous mettons alors le malade aux cures alternées de 3 semaines de rhodanate et de chloral.
29 Mars. L'amélioration de la céphalée est complète, le malade se sent tout à fait bien. Il a repris courage. L’effet sur la sclérose auri-