I. — Substances qui augmentent les contractions
Trois substances ont été étudiées : le sucre, la pituitrine, l’ergot de seigle.
Le sucre agit réellement sur les contractions du travail ; cette action est rapide après ingestion par la bouche, mais elle s'épuise rapidement.
La pituitrine offre des particularités suivantes : 1° Inefficacité des injections pratiquées pendant la grossesse avant tout début du travail. — 2° Apparition rapide des contractions, presque immédiatement ou bien 5 à 10 minutes après l'injection sous-cutanée, lorsqu'elle est faite pendant le travail. — 3° Les contractions après avoir revêtu pendant 20 minutes un caractère télanique avec contractions redoublées, prennent des caractères normaux très différents de ceux des contractions avant l'injection. — 4° L'action se prolonge pendant 1 heure environ. — 5° En cas d’insuccès de doses faibles, les fortes doses sont sans àclion.
L'ergot de seigle (2) à doses fractionnées de 2 centigrammes (voir fig. 10) toutes les demi-heures, depuis 4 centigrammes jusqu'à 10 centigrammes, a une action plus certai-
(1) Ces résultats sont très incomplets : nous les avons publiés que pour montrer une des applications de la méthode d’hystérographie.
(2) Voir la thèse de notre camarade, le docteur Lhomel (Lyon 1913).