‹ Une minute trop tardChapitre 2 sur 14 · EMPL0YÉ, ARSÈNE, ANTÉNOR · texte numérisé non relu

EMPL0YÉ, ARSÈNE, ANTÉNOR

l'employé. Dépèchez-Yous, Monsieur, le Irain va partir. (Amé-

nor et Arsène parai>seat ea même temps, cbar^ de bagages, à la porte lalérale, et se disputent le passage.)

ARSÈNE. Faites donc attention. Monsieur, vous écrasez mon fuie gras.

ANTÉNOR. Sapristi! ça n'est pas ma faute, Monsit^ur, vous tenez toute la p irte.

ARSÈNE. J'étais arrivé le premier.

ANTÉNOR. Le second. Monsieur, le second.

l'employé. En voiture, s'il vous plaît. (Anténor et Arsène passeni en méine temps, et se rencontrent à la porte du fond.)

ANTÉNOR. Après moi. Monsieur.

Ar;sÈNE. Pardon, j'étais arrivé le premier, je passerai le premier.

AMÉNOR J'ai connu des mulets, mais on les faisait voyager par les trains de bestiaux.

ARSENE. Pour qui tlitcs-vous ça. Monsieur?

amknor. Pour les ânes.

ARSÈNE. Je vous dis que je passerai avant vous.

A?iTÉN0R. C'est ce que nous verrons, (ils luttent ensemble, lalsseiÉ toiubcr k-urs paquets et se prennent au collet. On entend le si£det de la loc<^ motive.)

ARSENE. Mais, fichtre I c'est le train qui part.

l'employé. Messieurs, le premier train est dans trente-cinq

minutes. (ll referme la porte.)

ARSÈNE, à Auténor. VouS êlCS gentil, VOUS, (ils ramassent leun p^(}U£ti, et prenneat récipro()uemeat le sac ()e auit Tun de Tautre.)

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