EMPL0YÉ, ARSÈNE, ANTÉNOR
l'employé. Dépèchez-Yous, Monsieur, le Irain va partir. (Amé-
nor et Arsène parai>seat ea même temps, cbar^ de bagages, à la porte lalérale, et se disputent le passage.)
ARSÈNE. Faites donc attention. Monsieur, vous écrasez mon fuie gras.
ANTÉNOR. Sapristi! ça n'est pas ma faute, Monsit^ur, vous tenez toute la p irte.
ARSÈNE. J'étais arrivé le premier.
ANTÉNOR. Le second. Monsieur, le second.
l'employé. En voiture, s'il vous plaît. (Anténor et Arsène passeni en méine temps, et se rencontrent à la porte du fond.)
ANTÉNOR. Après moi. Monsieur.
Ar;sÈNE. Pardon, j'étais arrivé le premier, je passerai le premier.
AMÉNOR J'ai connu des mulets, mais on les faisait voyager par les trains de bestiaux.
ARSENE. Pour qui tlitcs-vous ça. Monsieur?
amknor. Pour les ânes.
ARSÈNE. Je vous dis que je passerai avant vous.
A?iTÉN0R. C'est ce que nous verrons, (ils luttent ensemble, lalsseiÉ toiubcr k-urs paquets et se prennent au collet. On entend le si£det de la loc<^ motive.)
ARSENE. Mais, fichtre I c'est le train qui part.
l'employé. Messieurs, le premier train est dans trente-cinq
minutes. (ll referme la porte.)
ARSÈNE, à Auténor. VouS êlCS gentil, VOUS, (ils ramassent leun p^(}U£ti, et prenneat récipro()uemeat le sac ()e auit Tun de Tautre.)