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adiriles, ec nous devons ajouter quMfs se prétaiem parfaiie^ ment aux injéciioDS intesiinales de subtimé. Les injectioiis eurent même quelque temps une coriaine vogue dans le vtf-^ lage d*AIi ou Harzoun .
Le cas suivant présente quelque intérêt.
Nous promenant un jour dans le village de Tadder ou Fellah, nous fûmes appelé pour voir une jeune fille que nous trouvâmes dans un état d'extrême éniacîation. Elle rendait, nous dit-on, des vers. Nous engageâmes son père à nous ramener pour l'observer plus à Taise. Il nous Famcna le 29 février. La jeune Yamina avait au moins quinze ans et n'était pas encore réglée. Depuis deux ans elle mettait bas des vers et maigrissait extraordibairemcnt. Dès le commencement, me dit-on, ces vers étaient longs, puis, ce furent de tout petits vers, mais si abondants qu'on en trouvait une grande quantité sous elle tous les matins. Je conduisis la jeune fille dans ma chambre et lui lis signe de se découvrir, ce qu'elle ne lit pas^ maïs se couchant sur le côté elle me préseuta l'anus. Le père m'avait dit qu'elle avait de fréquentes démangeaisons par devant et qu'elle se grattait fréquemment. Je pus observer la vulve que je trouvai toute couverte d'une pulpe blanchâtre. Deux injections furent exécutées. Je fis prendre une dose de calomel, et donnai quelque peu de solution de sublimé pour être employée en lotions. Craignant des méprises j'engageai le père à me ramener sa fille pour subir de nouvelles injections. Il n'en fit rien, et quelque temps après j'appris que la jeune fille était décédée.
Nous traitâmes trois Kabiles pour le ténia, et nous ne le fîmes avec succès que chez un seul.
Ce dernier, Idir, du village d'Ali ou Harzoun, âgé de 50 ans, vint BOUS trouver dans les premiers jours de février i858 et prit domicile à Fort-Napoléon pour se faire traiter complètement. Il accusa d'abord des oxyures contre lesquels nous laidministrâmes des injections au sublimé; puis il nous accusa Texistence d'une autre sorte de ver qui ne pouvait être que
\e téfita. N41U8 lui fîmes pre^sdré deux éeses d^éeorce de ra-^ einlé de grenadier, 80 grammes en déeociioii «idnoentrée. Le iS, il reodaît cinq mètres de léiiia, et le 44 H en rSndaJt autant.
Sur un autre Kâbile, outre le grenadier, nous adatinistrânies du kousso, mais sans succès.
. Les Kabiles n'ont pas d'expression spéciale pour lé ver solitaire : ils lui donnent le même nom qu'aux autres entozoai^ res, celui û*azrem, au pluriel izerman, expression qui répond à Vahnech des Arabes de TÂlgérie, qui n'emploient jamais le mot doud, sinon pour les vers de petite dimension et ceux particulièrement qu'ils croient entretenir la carie des dents, les ulcères, etc. Dans le langage vulgaire^ . Tarabe ahnech, tout comme le berbère azrem, signifient proprement : serpent,
XIV. — Affections des organes gknito-crinaires et do périnée.
Ces affections se décomposent ainsi :
Orcbile 1
Cirsocèle 1
Hydroeèle 4
Cystite 3
Dysurie 8
Hématurie i
Fistule urinaire 3
Tumeur perinéale i
Hémorrboîdes 2
Nous mentionnerons un cas d'bydrocèle curieux sous un certain rapport. Le malade nous accusait une affection des parties génitales, mais se refusait absolument à nous les découvrir. Au bout de trois mois il revint et nous fit voir une hydroeèle du volume de deux poings. La honte, nous dit -il, l'avait d'abord empêché de nous faire voir son mal.
Les cas d'încontiaence ou de réteniioD d*urine ont cela de particulier qu'ils portent presque tous sur des entants. Chez l'un d'eui, on nous aecusa comme cause la morsure de la ▼erge par une femme.
Nous mentionnerons un cas singulier de fistule urinaire vésico-vaginale.
Le 26 juillet 1858, se présentait Tasadits bent Mohammed, de Taguemmount-Âzzouz, chez les Âïssi. II y a quatre ans, dans un accouchement laborieux, la matrice descendit, et la mère ne crut pas pouvoir mieux faire que de Tcxciser. La malade faillît en mourir. Mats la vessie avait été intéressée, une fistule urinaire s'établit. Tasadits fut soumise au spéculum, et, à chaque effort que nous lui commandions de faire, un flot d'urine s'écoulait de la vessie. L'écoulement de l'urine était constant et assez considérable : toute la partie supérieure des cuisses était irritée. Avec nos ressources nous ne pûmes que lui conseiller des palliatifs.