XXVII. -* LUXATIOHS
Les luxations figurent pour le chiffre de 6 et ont trait à un égal nombre de sujets.
Elles se décomposent ainsi : une ancienne du fémur, une du poignet et quatre de l'épaule.
Dans toutes ces luxations de l'épaule, hormis une, nous avons fait usage du chloroforme, et la réduction s'est faite avep la plus grande facilité.
Le U février 1858 venait à nous Mohammed ben Thaleb desFraoucen, âgé de 30 ans. L'avant- veille, travaillant à faire du bois sur un olivier sauvage, il voulut changer de place,
mais lo pi6d kû ayant manqné, il ae troafa auapanda par la main et se kixa rhuméras. Noua fimea entrer le malade à rhôpital pour le consenrer quelquea jonra. Au moyen da chloroforme la réduction se fit promptement Quelques jonra après sa rentrée au logis, Mohammed nous amenait aon frère, atteint d'ankylose du genou par un coup de feu, eomp* tant qu'il suffirait pour le guérir de pratiquer quelquea tractions soua l'influence du chloroforme.
Le 28 juin, une luxation de l'épaule datant de la veille était pareillement réduite au moyen du chloroforme, sur un Turc âgé de 60 ans, Âbderrahman ben Ismail.
Le 30 du même moia, le jeune Sadi, de Tizi-Rached, des Raten, nous apportait une autre luxation, qui lut également réduite sous l'influence du chloroforme.
Ces deux derniers malades séjournèrent aussi quelques jours à rhôpital.
Le 4 avril 1858 on nous amenait la petite Fathima bent Yamina, des Ildielidjen, âgée de 3 ans. Il y a sept mois, en la soulevant par les bras il se fit une luxation de l'épaule gauche. La tête de l'humérus est portée en avant, la cavité glénoîde paraît en partie comblée. Le bras est en partie paralysé : Fathima ne peut le aoulever, mais sa main serre encore les objets. Le bras est atrophié, d'un volume d'un tiers moindre que le bras droit. Nous donnons des frictions excitantes pour quelques jours et nous engageons 4e père à noua ramener sa jeune fille ; mais il n'en fit rien.
XXVIU. — FkACroBBS.
Elles figurent pour le chiffre de 8.
Quelques-unes de ces fractures étaient anciennes et produites par des coups de feu. Tantôt il en était résulté de l'ankylose, tantôt il s'éuit établi une fistule.
Nous citerons un de ces cas pour l'appareil dont le ma* lade était encore porteur.
te) décembre 18S1 se présieikiàit ttohatndmed ben ttoinmined, d*A!i-nicbetii, des Tahya, âgti de 30 ans. Dans ta dernière expédiiioD, c*est«-à-dire au mois de Juin, uûe balle îof avait fraciuré la partie inférîeare du tibià gauche. Huit fragraetitâ oàseut ont été eipulsés. L'ouverture d'entnée, située éû dedàiis, n*eet pas encore cicatrisée. Moibammed perte un appareil aitisiétabli : Du mtel est étendu sur la janïbef ptils du linge et par dessus une écoTce de liège matotenue par 4uatre bandelettes. Ces bandelettes sont serrées à la manière de nos tourniquets. Mais le bâton n*est autre chose qu'un firagment de roseau ; et dads la cavité de chacun de ces roseaux passe une petite bîguetté pour les flter. Le malade ftet envoyé âfhôpitàl.
Il nous vint cependant quelques fractnres récentes.
Le25^vrll on nous apportait Bilcassem ben Ali, d'Âtt-Meraou, des Raien, âgé de 8 ans. Le matin, en tombant d'un arbre, il s'était fracturé les deux os de l'avant bras gauche au tiers inférieur. L'enfant ne vêtit pas entrera rhôpiial. Il estchlofoforra1sé;la fracture réduite et un appareil gommé placé, que l'on nous fit revoir plus tard, et que nous trouvâmes en bonne condition.
Le 6 août, Benslama, d'Âzzouza, des Raten^ âgé de 13 ans, reçut un coup de soulier sur la clavicule gauche, qui se iVactura. Nous fîmes entrer l'enfant dans nos tentes d'indigènes, à rliôpitàl, et il y resta jusqu'à guérison.
Le 11 août, nou^ recevions une fracture du cubitus chez un homme de 33 ans, d*Aît-Meraou, fracture produite par un coup de bâton . Un a{»[MHrQfl gommé ftft placé, et le malade revînt ensuite à la visite.