‹ Une mission médicale en KabylieChapitre 44 sur 44 · L'HISTOIRE DE LA SYPHILIS · texte numérisé non relu

L'HISTOIRE DE LA SYPHILIS

CHEZ LES ABABBS Par le D' L. Lbcuekc, médecin-major.

Ce que nous ayons écril de la syphilis chez les Kabiles, on peut l'appliquer aux Arabes de l'Algérie, à cela près, peutêtre, que l'extension et surtout riniensité de raffeciion nods ont paru moindres chez les Arabes. II est encore une différence relative au traitement chez les Kabyles, les fumigations mercurielles en font la base. Pour compléter ces éludes, il nous a para d'un certain intérêt de rechercher ce que les écrivains arabes ont dit de la syphilis. Jusqu'à présent, nous n'avons pu recueillir qu'un nombre assez restreint de citations, et il ne pouvait guère en être autrement, lors de la grande explosion de la syphilis, vers la fin du f 5* et au commencement du 46<^ siècle de notre ère, la sève scientifique était tarie chez les Arabes. Alors on ne rencontre plus que des compilateurs sans originalité. Le chapitre de M. Wastenfeld, consacré aux médecins postérieurs à cette époque, n'est que la sèche nomenclature d'une vingtaine d'auteurs. Nous pourrions bien ajouter quelques noms qui lui ont échappé, et nous pensons que, notamment à Tunis, on pourrait en exhumer quelques autres ; mais ceux dont jusqu'à présent nous avons parcouru les ouvrages, n'échappent pas à la loi commune : ilssont^ de plus, grands amateurs de recettes superstitieuses. Dans les temps modernes, un seul homme, à notre

connaissance^ fait exception à la loi générale de décadence

et I appelle les beaux temps de la médecine arâhe, c'est le I

médecin d'Antioche, Daoad el Anial^y, mort en 1596, dont

nous aurons à parler tout à l'heure.

Nous ne pouvons passer sons silence que l'on a voulu reconnaître la syphilis dans les écrits des anciens médecins aralies (4), notamment d'Avicenne et d'Abulcasis. Bien que nous ne partagions pas celte manière de voir, nous allons cependant) pour l'acquit de notre conscience, exhiber les pièces du procès,

Dans le 3* livre de son Canoriy Avicenne traite sommairement de diverses affections des organes génitaux. C*est ainsi qu'il mentionne les ulcères de la verge, qou roûh' el quadhibt les démangeaisons, les abcès, les douleurs, les eicrolssaoces verruqueuses de la verge; mais conslamnienl il se borne à une simple mention, sans détail aucun, el au traitement. Jamais il n'est question de contagion.

Abulcasis rapporte, au chapitre 56 de sa Chirurgie, qu'il survient fréquemment à la verge des pustules ou excroissances charnues qui sont parfois de mauvais aspect. Ce chapitre d'Abulcasis n'est guère autre chose que la reproduction de celui où Paul d'Egine parte des Thymes aux parties génitales.

Pour nous, ces excroissances n'ont rien dé' spécifique, et les ulcères d' Avicenne sont tout simplement des ulcères et non pas des chancres vénériens.

n serait certainement plus facile de reconnaître la chaudepisse dans le Chapitre de Guy de Cliauliac, intitulé : De Veschauffement et saleté en la verge pour acoir couché avec une femme mal neite. (Traduction française de Joubert.)

Guy de Ghauliac écrivait au milieu du 4 1« siècle.

Nous allons quitter les conjectures pour arriver à des faits positifs.

C'est dans Léon l'Africain que nous trouvons la première

(f) JourdaD, Traité det maladiét vènériennet.

meniioii de la syphilis, mention très intéressante, non sente* ment à notre point de vue, mais au point de vue général de i*bistotre de la médecine.

On sait que Léon TAfricain, né à Grenade vers la fin du 4 5« siècle de notre ère, voyagea plusieurs années dans le nord de l'Afrique, poussa jusqu'à Tombouctou, parcourut l'Egypte, l'Arabie et le Levant jusqu'à Constantinople, et qu'enfin pris par les corsaires il fut condiiit à Rome où le pape Léon X le recueillit et lui donna son nom. C/est à Rome que Lépn composa sa description de l'Afrique terminée en 1526.

Voici ce qu'il dit, en parlant des maladies du pays :

(Traduction française de Jean Temporal.)

c Quant à ce mal qu'on appelle en Italie mal français et en France mal de Naples, je ne pense que la dixième partie de toutes les villes de Barbarie en soit échappée. . . le mal vient des Juifs que Fernand, roi des Espagnes, expulsa de son royaume, lesquels vinrent en Barbarie, là ou quelques méchants Maures se couplèrent avec les femmes de ces Juifs. De là il commença dlnfecter toute la Barbarie, tellement qu'il ne se trouve génération qne ce mal n'ait entachée. Les Africains l'appellcnl le mal d'Espagne ; ceux de Tunis le mat français, en imitant les Italiens sur lesquels il a bien fait connaître comment il sait miner jusqu'aux entrailles. Pareilment il a eu son cours eu Egypte et en Syrie. »

Nous allons faire quelques citations qui nous paraissent rentrer dans notre sujet.

On lit dans l'article Constautine : « Selon la coutume, le roi aeiuel do Tunis la fit gouverner par son fils; ses excès le firent mourir d'un chancre. Le second fils n'avait aucune honte de se soumettre à tel traitement duquel on a eoutuine d'user à l'endroit du sexe féminin, ce que ne pouvant supporter, les habitants se bandèrent contre lui en propos de 1er priver de vie, mais le père le fit mourir prisonnier à Tunis. Us sont exempts de gabelle en la cité de Tunis où ils consu-»

menl la plus grande partie de ce qu'ils portent après les femmes publiques. >

Eu parlant de Tunis, Léo i rAfricain nous donne effectivement cette grande ville comme un ro]yer de débauches: 4 Pour la pauvreté qui presse le menu peuple, non-seulement se trouvent drs femmes lesquelles impudiqucmcni offrent leurs corps, abandonnant leur chasteté pour si pe il prix que rien, mais encore les enfants se soumetteui à rexocrable sodomie qui les rend plus infâmes, deshonnétcs et éhontés que ne sont les putains publiques. »

Voilà certainemenl une dissolution de mœurs bien favorable à la propagation de la syphilis. Malgré cela nous avons de la peine à croire qu'il eut sufli d'aussi peu de temps pour qu'elle se propageât jusqu'en Syrie, si elle eut été apportée au Nouveau-Monde par les maiclots de Christophe Colomb.

Comme nous l'avons dii, !c cheikh Daoûd el Anloki mourut en 159G. It pratiqua la médecine au Caire et nous a laissé quelques ouvrages dont le plus important est le Ted kiret ou Mémorial de médecine sous forme aipbabéiique et comprenant deux parties. La première traite des médicaments simples et composés, et la deuxième des maladies; malheureusement cette dernière est restée inachevée et nous n'avons pu rien y trouver qui avait trait à la syphilis, qu'un rapprochement de peu de valeur. A Tariicle des pustules boutsoÛJ\ Daoûd en mentionne une Cf^pèce du nom de Balkhya. Cette affection, dit-il, se manifesta d'abord à Baikh, d'où elle s'est répandue à l'instar >Ie celle qui s'est rencoutrée d'abord dans le pays des Francs biafrandja.

CVst dans la première partie que nous trouvons mentionnée la syphilis, à propos de son traitement parle mercure Ziboc sous le nom de hobb el a frandjy.

Deux préparations sont indiquées, l'une pour l'usage externe et l'autre pour l'usage interne.

La première piéparation se compose de mercure, d'encens, de térébentine, de cire el d'huile. On l'emploie sous forme

de frictions, trois fois par somaine. Le malade doil s*al)S(e> nir d^aliments lourds cl salés. Avant la guiTison, il survient des aphtes, de la salivation et de la luméfaclion à la gorge. G*est là, dit Tauleur, on traitement bien connu à riiôpital du Caire.

Quant à la seconde, elle nous est donnée comme n'ayant pas les inconvénients qu'entraîne Tusagc du morcure. Telle en est la formula : Prendre de l'ambre et du musc, de cliaque quatre parties; de mercure, une demi-panie; d'opi un, une partie; de bonne scammonée, une partie et demie; mélanger le tout; ajouter un peu ('.'euphorbe, malaxer avec de Teau de roses et un peu de farine de froment : en faire des pilules.

Cette formule du cheikh Daoud^ nous l'avons rencontrée reproduite par plusieurs médecins arabes des âges subséquents.

En 4580, Prosper Alpin visitait l'Egypte, où il séjourna quatre années Dans son volumineux ouvrage sur la Médecine des Egyptiens, où il décrit avec taul de minutie ceriaities pratiques médicales, on est tout étonné de ne rencontrer rien ou presque rien sur la syphilis. En cfTel, il se borne à dire, en passant et comme par hasard, que les rai-ines de squiue suntemployées contre la maladie franque, lues gallica^ et que cette maladie est aussi commune en Egypte qu'ailleurs.

De rh:gypte nous allons passer à la Perse.

En 1681, le père Ange de Saint-Joseph, carmélite et missionnaire en Orient, publiait à Paris la Pharmacopée persane, livre curieux à plus d'un litre et composé dans un but de propagande religieuse.

a Notre Sauveur, dit le missionnaire dans sa préface, passa a sur la terre en faisant le bien et en opérant des guérisons. > Les apôtres parcoururent le monde eu rendant la vue aux » aveugles et Touîe aux sourds. Maintenant que celte théra- » peutique surnaturelle nous fait défaut, qui peut la remplak cor, sinon la pharmaceutique? En effet, que les Persans,

» les Turcs, les Arabes ou les Indiecs entendenl parler d*un

> Frauc, ils voteni, dans cet étranger, un médecin, i<s le » considèrent comme un ihaumalurge. Voilà pourquoi les

> missionnaires usent de la médecine comme d'un précur-

> seurqui prépare les infidèles à recevoir la grâce de TEvan- I gile. »

La préface, assez longue, do père Ange, est le développement de cette idée et rexposilion de faits <i Tappui.

La Pharmacopée persane coniienl environ onze cents formules qui se retrouvent la plupart chez les anciens médecins arabes, qu'elles soient de leur crû ou qu'ils les aient empruntées aux Grecs. Les noms arabes des simples et des prépararations sont p.ii fois conservés ; d'autres fois, ce sont dt s noms persans. On sait, du reste, que bon nombre de dénominations botaniques el autres oui été empruntées aux Persans par les Arabes.

Cinq formules sont à Tadresse de la syphilis, lues venerea.

Telle est la f remière, sous le numéro d'ordre 143 :

Hab gehet a(e$cheek.

Pilule aliœ ad morbum mahometanum , quem mahometani gallicum

vocant* Rec. Hiernpicr», m : I; Gorlkis rayrobol. dlrin.;

Turpetbi albi, dr. 1 ; Galaogœ;

Agarici ; Hermodactylorum, ana dr. s. ;

Lapidis lazali abluti ; Scammonii, daDg. 1.

Fiat trituralio, cribatio, el ex rosaceâ catapolia formentur.

Le mot ateschek est le nom de la maladie vénérienne, diaprés le père Ange ; ce mot veut dire, en persan, feu ou foudre.

Comme on le voit, on Orient comme C4i Occident, à propos de lu syphilis, chaque nation se renvoie la baille.

Nous ajouterons, à propos des abréviations, qu'elles représentent les mesures usitées chez les médecins antbcs, drachmes^ milsquals et danecks.

Telle est la deuxième formule, sous le numéro 34i :

Daroui aienhek»

Remedium ad luem yeneream.

Rec. Argenti vivi exsUncti, m. 7; Turbith albi, ana. dr. 3: Ladani; Olei rosati, dr. 10;

Foliorum ligustri arboris ; Olei oUvarum, m. 15;

MasUches; SuccilimoBloruiii ;

Hermodactyl., aoa. dr. 2; Adipis arietini, m. 30.

Guaïaci ; Quod si bubo adsit, adde tutiœ, cerussœ, litbargirii, ana. dr. 2; œruglnis, dr. s. Fiat liDimentum juxlà régulas artis.

Notons, en passant, Tînlroduction d'un médicament d'un usage récent, le gayae.

La troisième formule, n* 580, est celle d'une lotion.

Les deux dernières formules, n*" 1070 et 1071, sont des formules d*onguen(s contre les bubons, ad apostemata luis venereœ, La deuxième se compose exclusivement d*arsenic blanc et de mercure ; elle est donnée comme très-efficace : apostemata quippe hujus et sirnilia exteriora symptomata cito ad sanitaiem perducit. Ces deux substances sont triturées et mélangées à du savon.

La conclusion à tirer de ces formules est que les Persans traitaient la maladie vénérienne surtout par des remèdes externes, toutefois après radininisiration préalable de purgatifs.

Nous ne quitterons pas le bon missionnaire sans ajouter qu'il donne la formule de trois préparations aphrodisiaques : virilem potentiam augere. Sans doute, la fm justiOait les moyens, et pour qui connaît les musulmans, c'est là certainement un grand moyen.

Parmi les médecins arabes dont nous avons parcouru les ouvrages, il en est un qui contient un article assez étendu sur la syphilis. Malheureusement, il est très-mal exécuta, et nous n'avons pas trouvé le nom de l'auteur, qui donne cependant celui de son livre : Menhaatel mennân fit adouya{\),

(1) Menhaat el mennân, présent du donateur. El mennd*^ est un des surnoms de Dieu,

Ce liyre, dit-il, est le résumé de dii ouvrages, dont plusieurs nous sont connus ; ainsi ceui d*Avicenue, de Daoud, d'Ebp Beiliiar, de Hibet Allab, etc. Noire anonyme vivait donc à une époque assez récenlc, puisqu^il est postérieur à Daoud el Antaki.

La syphilis est appelée maladie franque, mard el a frandji. C'est, dit-il, une altération di' Tciat naturel, sous rinfluesce d*une humeur en excès, tout comme il en est de la bi!e tt et de i*atr;ibile dans Ti'^lère. On lui donne aussi par eupbémisme le nom de mai bénit, aboiima barck. C'est une nlTcction maligne, adaoui^ qui s'est propagée rapidement par la voie des relations sexuelles et la cohabitation. Elle provient des peuples Trancs, min ahrl afrandja : de là, elle s'est répandue chez les Arabes, en l'année 807, où elle s'est multipliée.

L,ps médecins la rangent avec le> maladies {irurigioeuses, et les modernes avec le feu persan (charbon) ; mais c'est une erreur.

Les acciilcnls vari ^nt en raison de l'humeur aiïectcc.

Quant au traitement, chez les tempéraments chauds, il faut d'abord saigner. On administre ensuite des purgatifs contre Thumeur en excès (séné, cassia, scammonce, agaric, euphorbe, coloquinte, turbitli).

Ce qu'il y a do plus clTicaco dans cette maladie, c*est la chouchni qui est la hathba (laudrait-il lire achba ? ) qui ne doit cependant s\idininislrer qu'après les remèdes précités. La meilleure préparation est d'en prendre six drachmes et de les faire bouillir, après les avoir triturées, dans six cents drachmes d'eau jusqu'à réduciionà un tiers, puis on décante. Oh en répète plusieurs fois Tusage jusqu'à la guérison^ En Egypte, on la mélange avec du miel. Sa décociion avec le séné est eflicace.

L'emploi du mercure et du sublimé corrosif, Solimany^ a des inconvénients. On peut se servir de la formule sui* vanie :

Prendre, Opium, quatr^ drachnres, Musc, qualrc grains, Alcrcure, deux drachmes.

On éieitti le mercure dans du jus de cilron, on mélange le tout, ou «"«joule uu peu de farine et de beurre et on réduit en pilules dont ou prend uue clmque malin à jeûu. t

Voilà, sommairemenl, ce que ooi.s avons pu déchiffrer de positif dans noire mauvais manuscrit. Ce qu'il y a de plus cuiidU3^ chez jiotre anonyme, c est la date de l'Invasion chez les Arabes, Tan 807 de riir'girc, qui répond aux années 1404 et 1405 de l'ère «hrétienue. Ceue date est écrite en toutes lettres dans le manuscrit ei très lisiblement.

Quanta la substance appelée chouchni, nous pensons que c'est une corruption du root choubchini, nom de la squine dans la pharmacopée persane du frère Auge. Le mot veut dire en persan : bois de Chine. Nous aurons tout à l'heure occasion d'y revenir.

Un autre ouvrage du même genre, c'esi-à-dirc une compilation, nous fournil une citation nouvelle. Sous la rubrique des maladies spécifiques, nous lisons: « Quant à la maladie franque, mardh et afrandjy^ dite en Egypte par eu}>hémis^ me la maladie bénite^ el mobarek, nous administrons une décoction de g uelthaf [dirroche) avec du sucre, pris à jeCtn, ainsi que du séné de la Mekke, puis nous usons d'un onguent ainsi composé : sublimé corrosif, une drachme ; sel ammoniac, deux drachmes, farine de froment six cents grammes, etc. > Ce manuscrit est pareillement anonyme.

Un nouvel auteur, Abderrezzàq, va nous fournir de nouveaux renseignements, sinon sur la syphilis, du moins sur son traitement. Ayant déjà publié dans la Gazette médicale de V Algérie une notice sur ce. médecin, nous rappellerons seulement ici qu'il était d'Alger et qu'il vivait il y a un siècle el demi. Nous avons depuis fait une traduction complète do son dictionnaire des simples, qui C3mprend un millier d'articles, avec des commentaires étendus, appuyés tant sur les

té comoM-épignipliè par M. Trousteaa : NaUirQm morbarutn curaUones aàUnduiU.

Le dMpkce du their comprend bail pangiapfaes» nd«s ne citerons qee ie second, les antres n'en diffèrent pas an fend» et n*ajoiiient qoc certaines pratiques accessoires. Prendre» Opium, quatre drachmes»

Musc, quatre grains, Mercnre» deux drachmes.

On éteindra ie mercure dans du jus de citron. Mélanfper et ajouter un peu de iarine et de beurre ; réduire en pilules kerakeb; en prendre une à jeun chaque matin, c'est là un traiteàient sûr et à l'épreuve.

Voilà une formule que nous avons d^'à rencontnée de toutes pièces pour la maladie franque. Une autre iismide, au paragraphe IV, ajoute du sublimé corroàif, solimani ou mercure, association que nous avons aussi rencontrée'pour la même affection. Il 8*agit donc de la syphilis, ou tout au moins de ce qu'en Algérie, et particulièrement à Gonstaniine, on appelle Vadou^h maladie ennemie.

Par odou les indigènes entendent bien certainement la syphilis et surtout la syphilis constitutionnelle, mais aussi les rhumatismes chroniques, les scrofules, conséquence d'une syphilis ancienne et héréditaire. De plus bon nombre d'erup* lions cutanées, les ulcères lents à guérir» leur paraissent sous l'influence de Vadou, Quand ils n'ont pas eu de vérole. Ils pensent qu'ils en ont hérité de leurs ascendants. Quant ils accusent Vcukm, il ne faut donc pas toujours croire qu'ils aient eu antérieurement des accidents de syphilis primitive.

Le their »e serait donc probablement autre chose que Vadou.

Ce chapitre nous donne aussi un synonyme que nous n'avons trouvé qu'ici. De la Aèvre fertek, dit le paragraphe 3, el homm à Jertek, et c'est le their^ oua houa ettheir.

Pour en finir avec la syphilis chez les Arabes, nous rappellerons la traduction que nous avons donnée dans la Revue des

médecins des années, d'une circulaire adressé par le Conseil de santé d'Egypte aux médecins militaires sur le traitement de la syphilis. On emploie comme en Europe, les sudoriûques et les mercuriaux. Ces sudorîfiqaes sont la salsepareille 'achba^ et la squine djedàr es^ni.

Nous n'avons jamais trouyé la squine chez les droguistes indigènes de TAIgérie.

Alger. — Imprimerie de l'iiAk/i&ar, J. Breugq, gérant.

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GENERAL UBRÂRY UNIVERSmr OF CAUFORNIA— BERKELEY

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