IV. — De faire résidence actuelle dans les lieux
OÙ ils sont obligées de rendre la justice, et ne manquer jamais à s'y trouver aux jours ordinaires.
V. — D'informer dilig-emment des crimes et délits à la chargée et à la déchargée; d'expédier sommairement les procès criminels préférablement aux autres affaires.
VI. — D'être aussi fort dilig^ents à faire de bons et fidèles inventaires des biens des mineurs et à pourvoir leurs personnes de tuteurs et curateurs qui soient g*ens de probité connue et notamment solvables.
VIT. — D'être toujours enclins à protég-er les pauvres et les foibles contre les riches et les puissants.
VIII. — De chastier sévèrement les blasphémateurs suivant les ordonnances.
IX. — De n'avoir aucunes inimitiés et de s'appliquer à réconcilier ceux qui en ont contracté les uns contre les autres.
X. — De prendre g-arde fort soig-neusement que mes g^ens d'affaires et fermiers n'entreprennent rien au préjudice de l'Eg-lise; et s'ils découvrent quelque usurpation qui ait été faite parle passé, sur les droits et biens ecclésiastiques, qu'ils m'en informent aussitôt sans connivence et sans s'en remettre les uns sur les autres.
XI. — De ne prononcer jamais en ma faveur dans les choses douteuses, sans faire savoir premiè-
rement, ou à moi ou à mon conseil, les raisons de leur doute et éclaircir bien nettement la justice des affaires qui seront sous mon nom.
XII. — De prendre soin d'examiner et approfondir les causes des diminutions qui seront prétendues par les fermiers et sous- fermiers de mes terres, afin d'en instruire mon conseil.
XIII. — De donner avis à mondit conseil des réparations nécessaires pour empêcher la ruine des maisons.
XIV. — Ne pas souffrir qu'on se serve de mon nom pour faire préjudice à personne.
XV. — Et en qualité de g^ens préposés pour veiller surtout ce qui reg-arde mes oblig-ations particulières, je désire qu'ils prennent soin :
XVI. — De m'informer des choses qu'ils ne pourront faire par eux-mêmes, et qu'ils croiront se pouvoir faire par moi, soit pour éviter le mal, soit pour procurer le bien;
XVII. — De m'advertir si Messieurs les curés et vicaires sont bien fidèles à remplir les oblig^ations de leur ministère ;
XVIII. — Si ceux qui administrent mes affaires prennent des pots-de-vin, s'ils ont aucune part et intérêt dans mes fermes, et s'ils font quelque tort ou à moi ou à mes justiciables ;
XIX. — S'il y a des querelles et des inimitiés qui ne se puissent pacifier que par mon authorité.