‹ Une nouvelle apologie du gallicanisme; réponse à m.l'abbé LovsonChapitre 17 sur 37 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

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Pilié , Seigneur ! Pitié, pour notre pauvre France !

Nos malheurs n’ont-ils pas désarmé ta vengeance ?

A nos forfaits veux-lu mesurer ton courroux?

Tu nous as si souvent préservés du naufrage !

Veux-lu longtemps encor laisser gronder l’orage Qui s’est levé sur nous?

Dans notre histoire , hélas ! je connais de grands crimes Mais, pardonne aux bourreaux en faveur des victimes. Ne coinptes-lu pour rien le sang d’un Roi-martyr ? Daigne prêter , Seigneur, l’oreille à notre plainte,

Au nom de ces héros qui pour ta cause sainte Surent si bien mourir !

Oh ! je n’oserai pas accuser ta justice !

Sur le bord de l'abîme, endormi dans le vice ,

Ton peuple reste sourd aux appels de ta voix ;

Je sais que ta clémence à droit d'être lassée ,

'Que tu pourrais punir cette foule insensée Qui méprise tes lois !

Et pourtant ! Que de fois, au temple agenouillée ,

Ai-je vu des chrétiens la pieuse assemblée,

Rendre au pied des autels hommage à la grandeur!

Que d’hommes , du plaisir sachant oublier l’heure,

S’en vont, au malheureux dans sa froide demeure, Parler de toi, Seigneur!

Que de filles, de soeurs, d’épouses suppliantes T’adressent tous les jours leurs prières ferventes !

Que de mères surtout t’implorent pour leurs (ils !

Une femme a souvent apaisé ta colère!

N’est-ce pas une pauvre et timide bergère Qui nous sauva jadis?

Un monarque perfide aux mains de l’Infidèle A livré ton Pontife et la Ville Éternelle ;

De ce lâche abandon voudrais-tu te venger?

Au nom de Saint-Louis et de Charles-le-Sage , (1)

Au nom des rois Français, pardenne-nous l’outrage D'un César étranger .

Car nous sommes toujours de ta vaillante Eglise Les fils aînés, Seigneur. Quelquefois insoumise La race de Clovis n’a pas perdu la foi;

Souviens-loi de ces champs devenus légendaires Où de nouveaux Croisés combattirent naguères Et moururent pour toi!

Ne vois-tu pas debout sur le pont d’un navire ,

Ces prêtres dévorés de la soif du martyre Qui, pleures des parents qu’ils ont laissés là-bas,

Vont au loin annoncer ta parole sacrée ,

Au sauvage habitant de quelque île ignorée Qui ne le connaît pas ?

Et de ton Christ , mon Dieu , les chastes fiancées Qui vers toi, dès l’enfance, élevant leurs pensées,

Ont au cœur un rayon de ton amour divin ,

Sœurs du soldat blessé qui demande sa mère,

Filles de ces vieillards restés seuls sur la terre ,

Mères de l'orphelin?

Au nom de nos martyrs , de nos vierges chrétiennes ,

Chasse les ennemis qui dévastent nos plaines,

Dieu des combats , îetuL-nous la paix et le bonheur Au nom de Jeanne-d’Arc , au nom de Geneviève ,

Au nom de cet encens qui tous les jours s’élève Sur tes autels, Seigneur !

lidcembie ■ 170-

;t) CUai les V. dit la Sage, contribua puissamment à ramener les Tapes à Home , apres leur long séjour à Avignon.

LES

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