MARGUERITE, HENRY
henry, regardant autour de lui avec soupçon. Excusez-moi, madame, si je viens ainsi... (A part, observant Marguerite.) Ce trouble... On ne m'a pas trompé.
MARGUERITE
J'étais loin de «l'attendre à l'honneur que vous daignez me faire, sire.
henry, avec ironie.
L'honneur est un mot tout de courtoisie, madame, et je le trouve plein de charme dans votre houche.
MARGUERITE
Ce ton de raillerie, sire...
HENRY
Vous avez juré d'être mon allié, madame , et je ne croyais pas que notre traité fût si tôt rompu !
MARGUERITE
Que voulez-vous dire?
HENRY
Je veux dire, madame, que mon alliée doitavoirsoin, avant tout, de ma gloire et de mon honneur.
Qu'ai-je fait?
HENRY
Je veux dire, madame, que, sans amis, sans suite, prisonnier dans ce palais, je puis accepter à cette cour, le malheur qui élève, mais non pas leridicule qui frappe et déshonore...
MARGUERITE
Sire...
HENRY
Je veux dire, madame, que le coup le plus affreux pour moi, celui que je redoutais le plus... c'était de me voir trompé, trahi par celle qui doit faire respecter mon nom... Eh bien! me comprenez-vous maintenant?... Savez-vous pourquoi je suis ici à cette heure de la nuit, madame?
MARGUERITE
Monseigneur...