‹ Une nuit au Louvre, drame en trois actesChapitre 33 sur 65 · SCENE v · texte numérisé non relu

SCENE v

LES MÊMES, LERAG.

lérac, sortant tout-à-coup de l'oratoire et s'avançant. II est devant vous, sire !

HENRY

M. de Lérac!

MARGUERITE, émue.

Attaqué sous les murs du Louvre, blessé au moment où il se rendait près de vous, et arraché à ses assassins par moi, par votre... alliée...

LÉRAC.

C'est la vérité, prince.

henry, reprenant son ton de gaieté.

Eh bien! à la bonne heure! j'aime mieux qu'il en soit de cette façon là... Si bien donc, comte de Lérac, que vous êtes porteur d'un message pour moi?

LÉRAC.

Oui, sire; malheureusement, la lettre que j'apportais à votre majesté m'a été enlevée... il se peut qu'elle

soit tombée en de perfides mains, et je tremble pour vous, sire... elle pourrait vous compromettre...

Henry, gaiement.

De qui donc cette lettre si compromettante?

lérac, plus bas.

De M. d'Auriac, gouverneur de Provence.

HENRY

De M. d'Auriac î...

A ce moment Ginette paraît sur le seuil de la porte à gauche, Marguerite l'aperçoit.

MARGUERITE

Je vous demanderai la permission de me retirer, monseigneur; mes femmes m'attendent, et M. le comte peut avoirquelque chose de confidentiel à vous communiquer.

Henry veut la retenir; elle recule, fait une révérence un peu affectée et sort.

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