SCENE V
IjEs pRÉciDENs, la mère BRISEMICHE {avec des petits pains ^
DORVAL
Eh! c'est la mère Brisemiche.
MAD. BRISEMIGHS»
Allons^ mes enfans , buvez la goutte..., cassez la croûte.... De la bonne eau-de-vie , des bons gâteaux, ils sont tous chauds.
UN GARDE ( sur le lit de camp. )
Laisse^nous dormir.
LE CAPITAINE
Bah ! elle en a réveillé bien d'autres.
( Pigeon et Laquille prennent de ses petits pains, ) SAINT-LEON, ( bas à l'Eveillé» ) Tiens, il faut à i instant me porter celte lettre a son adresse; ça n'est pas loin.
l'Éveillé.
Et si le capitaine me demande?
SAINT'LÉoN.
Je m'en charge, vas vite.... mais ne dis pas que ça vient du corps-de-garde.
li'ÉVEÏLLÉ.
Soyez tranquille.
MAD. BRISEMICHE ( V arrêtant. )
Dites donc, mon petit, vous ne me prenez rien? Vous savez bien que je donne toujours le treizième par-dessus le marché.
» l'Éveillé.
Volontiers, la mère.... si vous voulez me donner une douzaine de treizièmes.