ROSE LIN A
Je voulais parler à M. Georges... un jeune homme fort aimable... ce qui nempécho pas que je soi» luricuse contre lui! MATHILDE.
Contre M. Georges?
ROSELINA.
Imaginez-vous, mademoiselle, que comme amio de la famille, je in’clais nus eu télé du le marier.
MATHILDE, dorment.
Ah ! de lo marier I
ROSELINA
Un parti superbe! une personne cbanuanto I eonçoil-on cela ? il a refusé I
MATHILDE
Il a refusé?
rosiuna.
Oh ! mais... soyez tranquille... il y viendra; car je connais maintenant la causu de son refus. { A vec mystère.) Il a une autre passion I
Mathilde, vivement .
Il vous l’a nommée ?
ROSCLINA.
Oh! non... la discrétion... Il me l’a dépeinte... U parait qu'elle n'éprouve rien pour lui... et ce malin, désespéré de son indifférence, il voulait partir, quitter la Franco...
Mathilde, s'oubliant.
Ms quitter I
rose lin a à part.
Il est aimé I (Aaul avec finesse) N'est-ce pas?.. Qu'elle folie! Pour un caprice I
MATHILDE
Un caprice!
ROSCLINA.
Contrarié!... jo ne vous ai pas tout dit... Croiriez-vous qu’on lui a refusé la main de la demoiselle?.. Refuser M. Geo.ges pour gendre lorsque les informations donnaient toute sécurité. MATHILDE.
Ah t les informations...
noSELipA.
Quelques escapades. . un duel... uno danseuse... bon nombre d’amourettes.
MATHILDE
Des amourettes I
ROSELINA.
Enfin, toutes choses qu’un honnête homme doit connaître avant qu'on lui conlie le sort d'une jeune üilo bicu eleveo. MATHILDE, t tonnée.
Quoi! U faut qu'un mari...
ROSELINA.
U faut qu’un r iri puisse nous diriger. C’est lui qui doit faire notre éducai un et pour être notre précepteur, ii faut bien qu'il ait fait ses éludes!
MATHILDE
El les amourettes sont des études ?
ROSELINA.
Sans doute. Voilà pourquoi les jeunes gens sont si studieux.
MATHILDE
C'est singulier, on m'avait dit tout lo contraire.
ROSELINA.
Vraiment 1
MATHILDE
Ah . vous avez beau dire, madame, quand on jeuno homme a eu do l'amour une fois...
ROSELINA.
Il en a une seconde fois. Quel est le jeune homme d’ailleurs, à Pans surtout, qui n’a pas eu quelque inclination.
MATHILDE
Mais, c’est très mal, madame I
roselina, riant.
En mariage comme en politique, il faut accepter les faits accomplis !
MATHILDE
Ah I il faut accepter I
ROSELINA
C’ost la règle. Quand on connaît un jeune homme, quand on estime son caractère, il faudrait être ridicule pour s'inquiéter du pdssé-
mathilde, st contenant.
Et vous êtes venu* exprès pour lui parler encore de ce mariage ?
ROSELINA.
Tout exprès... Lo moment est très favorable. Songez donc, apres le refus qu'il vient d’éprouver... le dépit... le chagrin... il acceptera les youx fermés.
MATHILDE, aUM dépit.
Il n’acceptera pas I
RQaELIÜA.
U acceptera !
MATHILDE, de même.
Mais non, madame.
ROëELiNA, souriant.
L'aimable enfant I
MATniLDE, à part avec colère.
La vilaine femme I
ENSEMBLE
Ai* d« I ëUact.
MATHILDE (à part).
Quel trouble dan* mou âao A porli la douleur,
J* j' a» que celle f.-tnae A prvieoi me Ml peur.
ROSELINA (Ô /..rTf).
Le (rouble de ion data !
Pour Georges est Uée-Bil'.eor.
Celte wntlitr femme DiAt fore toa toaArar.
ROSELINA.
Pour ffensirar Georges on eomiiUra mon «du!
Il m'iniéresse, et pour le consoler,
Je teut qu'il «M femme Jenua «t belle...
MATHILDE
De quoi vient- rlle »n mf’er 1 REI RISE DE L'F.NSEMBE.
Quel i rouble, eu.
Le trouble, etc.
tSIathilde presque pleurant de dépit sort pur la porte de gauche''-