‹ Une organisation sociale lyonnaise: Le dépistage, la surveillance et le traitement des déviations rachidiennes légères à l'écoleChapitre 20 sur 61 · AUS · texte numérisé non relu

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pre. En revoyant fréquemment, en encourageant ceux dont l'hygiène laisse à désirer, elle obtient, surtout chez les grands enfants, des résultats encourageants.

Dans les petites classes, l'infirmière est souvent obligée de s'adresser directement aux mamans pour obtenir plus de propreté. C’est là que sa délicatesse et son tact vont trouver à s’emplover. Souvent c’est à l’école qu’elle est forcée de faire leur toilette à certains enfants, car elle comprend la difficulté pour eux de venir propre à l’école, quand, par exemple, ils ne disposent même pas d’eau pour se laver, dans les taudis où ils vivent. Mais les enfants habitués peu à peu à la propreté finissent par réclamer plus d'hygiène dans le milieu misérable où ils vivent, et se présentent en meï'lleur état. On pourra, d’après l'exposé que nous venons de faire, juger de l’activité, du dévouement d’une infirmière, en jugeant du degré de bonne tenue, de propreté des élèves d’une école, en se basant sur les enfants qui ont des poux ou autres parasites. C'est la tâche importante de l'infirmiere, que de les faire disparaître.

3° L'infirmière doit aller à domicile visiter l’enfant, et demander des renseignements sur sa maladie, lorsqu’il a une absence prolongée. Au cours de sa visite elle peut assister l’enfant par de menus soins et donner des conseils aux parents sur la nécessité d'appeler un médecin, sur les mesures de prophylaxie à prendre s’il s’agit de maladie contagieuse,

En cas de maladie épidémique, l'infirmière prévient immédiatement le Bureau d'Hygiène.et le médecin inspecteur de sa circonscription. Elle recherche si le ma-

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lade a des frères et sœurs fréquentant l’école, et elle applique les premières mesures d'isolement.

4° Il nous reste à parler d’une certaine catégorie d’infirmières, qui existent depuis 1910 et qui sont au nombre de deux : les assistantes d’hygiène attachées aux écoles maternelles. Elles desservent tour à tour les différentes écoles de la ville. Elles ont un rôle plus étendu que les infirmières scolaires, puisqu'elles assurent, à défaut des familles, les soins de propreté aux enfants ; elles procèdent même à l’épouillage lorsque, après un ou deux avertissements, les parents refusent tout concours (nombre de femmes du peuple demeurent convaincues que les poux sont nécessaires à la santé). Elles traitent même, sur avis du médecin inspecteur, les impétigos, les blépharites, les kératites phlycténulaires bénignes, non justifiables de l’hospitalisation.

Enfin trois infirmières sont spécialement affectées au Service des bains-douches. Les élèves sont conduits à la douche par les maîtres, deux fois par mois, dans les groupes scolaires où il existe actuellement huit installations spacieuses d'hydrothérapie. |

Les enfants sont présentés à la douche par séries de 30 environ, dont 1/8 se déshabille, 1/3 est sous la douche et 1/3 s'habille. Ils ont à leur disposition du savon, une serviette chauffée, des bonnets de caoutchouc pour les filles.

La température ambiante est maintenue à 20°, et l’eau est donnée une minute à 35°, puis interrompue pendant quelques instants pour permettre le savonnage du corps et le lavage des pieds, enfin donnée à nouveau à 30° pour le rinçage.Ces bains-douches ne sont donnés aux enfants

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