RELIGIEUSE ET NATIONALE
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Le premier arrêt eut lieu à l'église des Jésuites. L\, les Hurons dépostrent les cercueils sur un catafalque érigé dans le sanctuaire ; les zouaves servirent de garde d'honneur auprès du catafalque, ct l’absoute fut faite par Sa Grandeur Mgr Fabre, archevêque de Montréal, assisté des RR. PP. Hamel et Désy.
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A la Basilique Panégyrique prononcé par Mgr B, Paquet
La cérémonie terminée à la Chapelle d
es Jésuites, le cortège se remit en marche, pour
s'arrêter à la basilique. Les décorations de ln vieille église offraient nn coup d'œilmagnifique. Dans le chœur, des banderoles aux couleurs violette
8, partant de la voûte, recouvraient de leurs plis gracieux le catafalque où les sau vi
ig0s avaient déposé les deux cercueils, La chaire, le banc d'œuvre et les fenêtres disparaissaient À demi sousles tentures violettes, Nos Seigneurs les Archevôques et Évèques de la province
de Québec, les Pères de la Compagnie
de Jésus et un grand nombre d’ecclésiastiques occupaient des sièges dans le chœur. Son Honneur le lieutenant-gouver neur assistait dans son banc, avec son secrétaire privé, Les honorables MM. Garneau et Ross avaient des fauteuils daas le bas du chœur. Tous les corps publics se placèrent dans les bancs de la nef, et le ® reste du cortège funèbre, avec une foule innombrable ï 3
À LA BASILIQUE
de citoyens, remplissait toutes les autres parties de la vaste église. Mgr B. Pâquet, recteur de l’Université-Laval, monta alors en chaire et prononça l'éloge funèbre des missionnaires jésuites, Ce discours, admirablement écrit et tout vibrant d’inspiration, produisit une très vive impression sur l'auditoire. Voici ce magnifique discours :
Quam sheciosi pedes evangelisantiume Pacem, evanselisantium bona !
Qu'ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent la paix, de ceux qui annoncent le salut !