ET SECRET
On a aflirmé que les écoles catholiques étaient des institutions
privées, soustraites à tout contrôle et faisant leur œuvre dans l'ombre et le secret. Ces fausses assertions ont trouvé leur écho et porté le soupçon Jusque parmi des hommes, dont on a le droit d'attendre mieux. Voici en outre l'abrégé de quelques dispositions de la loi. Chaque école catholique, comme les autres, était sous l'administration d'au moins trois commissaires, élus par les contribuables des arrondissements; chaque école recevait plusieurs fois l'année la visite d’inspecteurs nommés par le Bureau d'Education. Les membres du Bureau d'Education, tous nommés par le Gouvernement avaient le contrôle et la direction des écoles de leur section respective. Les Députés au Parlement, élus par le peuple: les juge; nommés par la Couronne en étaient tous ex-officio visiteurs. Outre ceux qui les dirigeaient et les inspectaient spécialement, les écoles avaient ‘ one encore quarante-six personnes, auxquelles la loi donnait droit de site. De ces quararte-six visiteurs, neuf seulement étaient Catholiques,
trente-sept autres étaient Protestants: les portes des écoles étaient ou\ "tes à tous et en tout temps: un livre spécial était à leur disposition avec prière d'y insérer leurs observations,
Pe par la loi encore, il devait y avoir deux examens publics par année, La même loi obligeait les Commissaires de rendre compte de leur administration dans des assemblées publiques. De par la loi encore, le Surintendant de chaque section devait faire un rapport annuel au Lieutenant-Gouverneur en conseil. Ce rapport devait donner toutes les informations relatives aux écoles, toutes leurs recettes et dépenses, etc. etc., etc. Ces prescriptions de la loi ont toujours été scrupuleusement observées. Ces rapports ont été faits annuellement ; ils ont été reçus par le Gouvernement ; imprimés par ses ordres ; distribués par lui à tous les membres de la Législature et à bien d’autres. Après cela on vient surprendre l'ignorance du public et exciter le fanatisme des masses en disant :
‘“ Abolissons les écoles catholiques ; elles sont secrètes, conduites mystérieusement, ‘ soustraites aux regards du public, sans autre contrôle que celui du clergé qui en abuse ‘ pour s'enrichir. ”
Il est évident qu'au lieu d’être trop secrètes on pourrait dire que nos écoles étaient trop publiques, et j'en connais plus qu’un qui affirmeront que les catholiques du Manitoba devraient s’estimer heureux d'être affranchis de toutes ces exigences de la loi. Je ne blâme pas ceux qui pensent ainsi; théoriquement parlant, ils ont cent fois raison. D'un autre côté, quelque justes et vraies que soient les théories. il faut aussi reconnaître leur adaptabilité à se prêter aux exigences imposées par l'état de société dans lequel nous vivons. L'Eglise possède cette sagesse d'adaptation comme les autres sagesses, et elle la prescrit quelquefois à ses enfants et à leurs pasteurs, quand il n’y a pas de sacrifice de principe.
ans l'ombre et orté le soupçon eux. Voici en cole catholique, y trois commis-
chaque école ommés par le n, {ous nommés s écoles de leur le peuple: Îles siteurs. Outre s écoles avaient nnait droit de nt Catholiques,
écoles étaient leur disposition
ens publics par compte de leur la loi encore. le ort annuel au hnner toutes les t dépenses, etc.
rupuleusement t été reçus par ir lui à tous les a on vient surhsses en disant :
mystérieusement, lergé qui en abuse
it dire que nos jui affirmeront eureux d'être pas ceux qui raison, D'un s, il faut aussi imposées - par cette sagesse ielquefois à ses e principe.
ss V8 à NATURE DE L'ÉDUCATION.
Mais aviez-vous une éducation pratique ? Comme cette question s'agite dans un vague un peu indéfini, je me contenterai d'y répondre, en indiquant la pratique de l'enseignement suivie dans les Ecoles Catholiques de Manitoba. Va sans dire que ln libre pensée et l'erreur sectaire diront que nos écoles étaient inferieures ; c'est une des assertions de ceux qui ne les connaissent pas. Pour toute réponse, je livre : l'examen des hommes qui s'entendent en éducation élémentaire, ls prosumme prescrit et suivi dans les écoles catholiques de Manitoba, äñn qu'ils puissent juger de l'injustice du reproche qui leur est adressé.