‹ Une page de l'histoire des écoles de Manitoba [microforme]Chapitre 64 sur 80 · ION · texte numérisé non relu

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ation et les écoles rarde de le négliger.

bligation : Noël, la l’Immuculée Con-

- ception. Ces six jours sont fêtes légales d'après les Statuts de In Puis- “ sence : ils l'étaient aussi d'après les Statuts de Manitoba, mais c'était trop.

Le 18 Mars, de suite après avoir introduit son Bill contre l'usage de

À la langue Française, ie Procureur Général introduisit une autre mesure

“ Pour annuler ‘rtains actes.” La première clause de cette nouvelle loi retranche du ::ombre des fêtes légales l'Epiphanie, Ascension, la Toussaint et l’Immaculée Conception. Comme les Protestants observent la … Noël et la Circoncision, (Xmas and New Year’s) on leur laissa la facilité à d'en jouir, en les maintenant comine fêtes légales. Les quatre autres

“fêtes n'étant observées que par les Catholiques, la loi les suprima

“et toujours pour en arriver à l'assimilation et à l'homogénéité, LE. il y a un inconvénient qui repos: encore sur un ‘4

de conscience, même par rapport aux écoles, si tant nest que les Catholiques se décidernient à fréquenter les écoles publiques. Les quatre fêtes ci-dessus mentionnées sont des fêtes “d'obligation pour les Catholiques, qui doivent les sanctitier comme le

imanche, cette obligation n'est pas reconnue par “ l'Advisory Board ” qui veut que ces quatre jours soient tout simplement des jours de classe Supposons que nous en sommes au jour de l'Epiphanie où de l'Ascension cloche de l'Eglise sonne pour l'Office Divin, la cloche de l'école sonne

“inconvénients qu'entraine cette infraction aux règlements scolaires, S'ils Yont à l’école, ils doivent avoir de justes scrupules de conscience puisqu'ils Enfrcignent une loi très positive de leur Religion et manquent par Ià à ne obligation importante. Tout celu ne signifie peut-être rien pour nos Frères Sépurés qui nous diront “l'école avant tout, mais la chose hignifie beaucoup pour la conscience Catholique qui répond : “la Religion avant tout,” et il est plus juste d'obéir à Dieu qu'aux hommes.

+: APPLICATION EXAGÉRÉE DE LA LOI …. La législation hostile aux Catholiques ayant prévalu, non seulement

k on la mit en force, mais dans Winnipeg et quelques uutres localités on alla au delà de la lettre de la loi, parce que le Procureur Général en avait donné une interprétation que son successeur en office a déclarée, en plein Parlement, n'être pas la véritable, L'interprétation la plus rigoureuse, quoique fausse, prévaut depuis 1890, c'est pourquoi les Catholiques de Plusieurs locrlités sont forcés de payer leurs taxes aux écoles dites publiques lors même qu'elle ne reçoivent pas un°seul enfant Catholiane dans

leurs classes,

Telle est la Quatrième Phase par iaquelle sont passées les écoles de Manitoba ; il n'a pas fallu beaucoup plus de deux ans pour opérer cette évolution dont l’histoire impose nécessairement ies conclsions suivantes : La révolution scolaire opérée 6. : 1 ‘n° ce 390 est simpli:cont !e rejet de la coutume qui a toujours prévalu dans ln ce: onie d’'Assiniboia ; la violation du pacte conclu, lors de l'entrée ac retie colonie dans la Confédération ; la destruction du systeme des écoles séparées, telles qu'établies par la Législatare de la Province, après l'Union.

Ces conclusions découlent nécessairement des faits racontés plus haut et qui duns leur pénible contraste peuvent se résumer comme suit :

lo. James Fisher, M.P.P, affirma duns l'Assemblée Législative, le 4 Mars 1893, qu'il était Président de l'Association Provinciale des Libéraux, lorsque M. Joseph Martin fit, en sa présence, aux électeurs de St-François-Xavier, et au nom du Parti Libéral, la promesse positive que si ce Parti venait au pouvoir il respecterait les droits des Catholiques à leurs écoles et les droits de la vopulation Française à l'usage officiel de sa langue et que c’est cette promesse qui fit que les Libéraux arrivèrent au pouvoir.

20. Le Rév. Père Allard, Vicuire Général. et M, W. F. Alloway banquier de Winnipeg, ont, le ler Avril 1892, déclaré solennellement qu’au commencement de 1888, l'Hon. Thomas Greenway, appelé à former un ministère, avait fait transmettre à l'Archevêque de St-Boniface l’assurance formelle et positive, que le Gouvernement qu’il voulait former et le

parti qu'il dirigeait, ne tenteraient jamais rien d'adverse aux Catholiques soit pour leurs écoles, soit pour l'usage de la langue Française, soit même

pour le nombre de leurs représentants,

30. Au mois de Juillet 1889, ie Gouvernement Greenway demanda à la Section Catholique du Bureau d'Éducation de lui remettre le Fonds de Réserv: "lle admninistrait en vertu de la loi et qui se montait à #13,879.44, uesorant par une lettre da Secrétaire d'Etat que cet argent était un droit acquis aux écoles Catholiques et que ce droit serait respecté. Malgré cette promesse, le Gouvernement s’approprin la somme entière sans en jamais donner un centin aux écoles auxquelles elle appartenait.

40. Au mois d'Août 1889, deux des Ministres firent part au public de leurs dispositions hostiles contre les institutions qu'ils avaient proinis de respecter et de maintenir. L’Hon. Joseph Martin déclara emphatiquement qu'il tomberait ou obtiendrait la sécularisation complète des écoles de la Province de Manitoba.

5o. Le clergé des dénominations Protestantes eut assez d'influence pour déloger le Procureur Général de la position qu'il avait prise. Ce dernier fut forcé de maintenir ce que les Protestants aimaient dans leurs

, les écoles de r opérer cette ons suivantes :

+ lo rejet de soin ; la violala Confédéraqu'établies par

ontés plus haut me suit :

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h somme entière elle appartenait:

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avaient promis lara emphatiqueiplète des écoles

assez d'influence avait prise. Ce

aient dans leurs

écoles, quoique ce même Procureur Général eñt atfirmé publiquement que ‘était une “iniquité” d'enseigner la religion Protestunte dans des écoles

hou l'on voulait actirer les enfants Catholiques.

6o. Les Catholiques, n'étant que la

ainorité, furent sacritiés, Deux

Statuts furent passés par un voto de vingt-cinq. à l'efet d'annuler toutes

ne lois scolaires, et de priver les Catholiques des 4rsits ev privilèges { “donit ils avaient jui sous tous les régimes, depuis l'ét:Ulissorient du pays;

Miroits et privilèges que l'administration actuelle çi °e parti au pouvoir

avaient promis solennellement de protéger.

70. Une loi provinciale abolit l'usage officiel de la ianguc francaise, quoique cet usage soit déclaré obligatoire dans le Statut Fédéral du dit Acte de Manitoba et que cet acte ait été confirmé par le Gouvernement Impérial. La Province put jouir du ridicule spectacle d’une prétendue ction royale donnée à un acte qui est un défi formel lancé au Parleent de Sa Majesté ; tout cela embarrasse davantage nos écoles. # 80. La population catholique avait reçu l'assurance que ses “droits religieux seraient respectés ;” on arracha du livre des Statuts de la Pro- “vince la reconnaissance légale qui y était donnée à quatre fêtes qui sont lobligation pour les Catholiques. Cette dernière disposition rend plus difficile encore l'acceptation des lois sur les écoles, et rend plus odieux le rétendu désir d'assimiler toutes les classes de la population et d'accorder “tous des droits égaux.

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