DONATIONS
Malgré l’exiguité de ses ressources, le conseil d’Assiniboia donna quelquefois de l'argent, pour le soutien ds oles. Dans les minutes de l’asscmblée du 16 Octobre 1850, on lit:
‘ Adam Thom, Ecuyer.—Motion pour prendre en cox«ideration l'à-propos d'octroyer de l'argent pour l'éducation.”
A l'assemblée du 1 mai 1851, il fut proposé et résolu :
‘ Que cent louis sterling soient donnés à même les fonds publics pour être divisés ‘également entre l'Evêque de Rupert's Land et l'Evêque du Nord-Ouest (Saint- ‘ Boniface) pour être dépensés par eux et à leur discrétion, pour des fins d'éducation.”
Dans l'assemblée du 27 Novembre 1851, on donna lecture d’une pétition des Trustees de l'Eglise Presbytérienne de Frog Plain demandant un octroi pour l'éducation. Æn voici la traduction :
‘ Au Gouverneur et Conseil d’Assiniboia, la pétition des Trustees de l'Eglise ‘““ Presbytérienne à la Grenouillère représentent humblement :
‘ Qu'une école a existé depuis deux ans sur le terrain de la dite Eglise ; que cette ‘école ne dépendant point du patronage de l'Evêque de Rupert's Land, ne parait pas ‘avoir été prise en considération dans l'octroi de cinquante louis que vous avez fait a ‘ Sa Seigneurie, au mois d'Avril dernier, pour des fins d'éducation ; que pendant la ‘“ dernière partie de cet intervalle, la dite école a été placée sous le patronage d’un ‘ ministre dûment ordonné ; que confiants dans sa direction active et éclairée, vos ‘ Pétitionnaires et ceux qu'ils représentent, espèrent voir la dite école s'élever dans une “ certaine mesure, au niveau des Ecoles Paroissiales d’'Ecosse.
‘* Que comme le développement de l'éducation semble plus requis, au moins parmi ‘“ les Protestants de la colonie, que sa simple extension, vos Pétitionnaires demandent ‘“ que leur miuistre puisse recevoir, des fonds publics, une somme proportionnée aux ‘cinquante louis accordés comme il est dit plus haut, à l'Eglise d’Angleterr':, sans ‘“ préjudice néanmoins à l'égalité reconnue à cet article entre les Protestants, comme un ‘ tout, et les Catholiques Romains.
‘ Et vos Pétitionnaires ne cesseront de prier.
‘ (Signé), A. ROSS, JOHN FRASER, ‘‘et les autres Trustees de la Congrégation Presbytérienne.
“ Colonie de la Rivière-Rouge, 5 Novembre 1851.”
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PS Ce Cette pétition eut son effet ; le 13 Juillet 1852
“ Dr Bunn proposa et M. Laflèche seconda cette résolution : Que quinze louis ‘“ sterling soient octroyés au Révérend John Black, de la Grenouillère pour fins “ d'éducation, suivant la pétition du comité de sa congrégation."
e certaines ar exemple,
1X écoles et ‘“ Le 9 décembre 1852, M. Laflèche proposa, appuyé par le Dr Bunn, que quinze louis Ù ‘ sterling soient donnés à KEvêque de Saint-Boniface pour fins d'éducation."
Cette proposition fut votée malgré l'opposition de l’'Evêque de Rupert’s Land et de deux autres conseillers. Donc, le conseil d’Assiniboia iboia donna a reconnu et aidé les écoles.
. minutes de LES PROTESTANTS COMME UN TOUT,
ropos d'octroyer On peut remarquer dans la pétition des Presbytériens que, tout en
demandant de l'argent pour l’école de leur Dénomination, ils affirment
qu'ils font cette demande “ sans préjudice. ... à l'égalité reconnue, à cet
“article, entre les Protestants, comme un tout, et les Catholiques our être divisés “ Romains.” rd-Ouest (Saint-
Aédueation Les Presbytériens affirment par là un fait qui était bien connu dans s da eauc .
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la colonie d’Assiniboia et dont le Gouverneinent lui-même tenait compte lecture d'une «ans ses actes.
in demandant À C'est ainsi que les huit recensements, qui ont été faits dans la “ colonie avant le transfert au Canada, n'indiquent que deux dénominations … religieuses : les Catholiques et les Protestants, ces derniers comprenant stees de l'Eglise ! les Aunglicans, les Presbytériens, ete., etc. D'après ce qui précède il est facile d'établir quelle était la “ coutuine Eglise ; es + où pratique ” dans la colonie d’Assiniboia, “ «uw sujet de l'éducation au opus fait a i moment de l'Union,” et quels étaient “les droits ow privilèges que Les ; que pendant la “ différentes clusses de personnes” possédaient à l'article des “ écoles : ne confessionnelles”" Oui, en étudiant l’histoire de nos écoles, pendant la i, “s'élever dans une : première phase de leur existence, il est impossitle de ne pas constater les 1: faits suivants :
de 10. Dès le début de la colonie, son fondateur se préoccupa de roportionnée aux ï l'établissement des écoles, et n'en voulut pas d'autres que des “ écoles d'Angleterr, Sans : confessionnelles ” comme répondant mieux aux besoins et aux aspirations uns DRE . des différentes classes de personnes qui en composeraient la population.
20 L'honorable Compagnie de la Baie d'Hudson, en continuant N FRASER, . l'œuvre de Lord Selkirk. s’inspira des mêmes idées au sujet de l'éducation on Presbytérienne. ! et comprit l’à-propos d'harmoniser les “ différentes classes de personnes ” - en reconnaissant à chacune des droits égaux à des écoles dans lesquelles
les enfants recevraient respectivement une instruction conforme aux convictions religieuses de leurs parents.
30. De fait, pendant le demi-siècle qui nous occupe, toutes les écoles ! de la Rivière- Rouge furent des “ écoles confessionnelles.”
40. Pendant cette période, toutes les ressources dont les citoyens pouvaient ou voulaient disposer, en faveur de l'éducation, allèrent à des ‘ éeoles confessionuelles.
50. Nul n'était tenu, ni par la loi, ni par la coutume, ni autrement, à contribuer au soutien d'écoles d'une dénomination différente de la sienne, LES
| ou desquelles on repousserait les enseignements de sa propre dénomination, ;
6o, L'Etat ou pouvoir publie comprenant l'à-propos d'écoles confes- ; sionnelles, & ajouté aux “ droits ” que possédaient toutes les classes de ’ personnes “ le privilège ” d’une reconnaissance officielle des écoles établies par ces mêmes classes. . 186
70. Tous les pouvoirs publics qui ont exercé l'autorité, dans “ L'ér l'établissement de la Rivière-Rouge, avant l’Union avec le Canada, ont * au | aidé par des octrois d'argent et autrement toutes les écoles confessionnelles Per établies par différentes classes de personnes. Amé
So. Au point de vue religieux, la coutume appuyée par des actes Dur officiels x toujours reconnu deux classes de personnes : les Catholiques et école “les Protestants comme un tout.” Et depuis la fondation de la colonie } leur
jusqu’à son union avec le Canada, les Protestants, inême comme un tout, ont toujours été “ la minorité des sujets de Sa Mujesté.
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