‹ Une paroisse d'avenir: Laflèche, SaskatchewanChapitre 8 sur 15 · CLIMAT · texte numérisé non relu

CLIMAT

. La gelée n’a jamais nui aux récoltes dans le pays, sauf une fois.- . le long de la rivière, dans les bas fonds, et elle n’y a causé qu ‘an ‘ petit dommage. ° " . y à toujours eu de la yuie en abondance pendant les années . . 1911, 1912, 1913 et 1915. . En 1914, elle a manqué: c’est pourquoi l . : 74 ya eu environ une demi récolte. Ce pays avait la réputation injuste - ‘que lui avaient faite des éleveurs, afin de retarder de plus possible l'arrivée des colons. Il y pleut à peü près autant que dans les au- , . tres places de l'Ouest et de l'Est. 7 :

L'hiver est relativentent doux Pendant : ceux de 1911, 1912, -. 1913, 1914, äl y avait moins d’un pied de neige, qui tombait au milieu L de décembre, le plus souvent. En 1914 on a même labouré au mois . de janvier, pas Join de Lafièche. L'hiver de 1915 a été un peu plus. sévère. Il vente souvent, hiver et été. Lea douceur relative du elimat est due aux vents ‘Chinook””, qui viennent du courant chaud «, du Pacifique. Cette région a un climat bien meilleur que le Mani- ‘’. toba, le centre de la Saskatchewan et de l'Alberta Les semences commencent généralement à la fin de: mars, et les moissons vers le milieu d'août. nn

Il n’y a presque pas de bois dans de pays. c’ est une immense. prairie pour des centaines de milles: mais on trouve fes touffes de. | bois le long des rivières et aussi à la Montagne des Boïs, à 25 milles. - . au sud de Laflèdhe. On se chauffe au charbon, qui eoûte de $4 à $12 7 la tonne sur place, suivant la qualité. En janvier il gèle.plus fort qu'en province de Québec; ensuite les grands froids cessent, et presque tous les jours d'hiver on jouit d'un air sec et pur et d'un soleil radieux. L'hiver est beaucoup plus agréable qu’en Bas-Canada. Les ‘ *.. animaux restent presque toujours dehors tout l'hiver et trouvent à manger soit de d'herbe, soit, quand il ÿ a trop de neige, de la paille.

TT BELLES OCCASIONS ot La paroisse de Lafèche. en est à ce moment où Îles “homestea- .ders’’ ayant la patente de leurs terrains se décident à à devenir bons : ru - fermiers ou à vendre. Plusieurs ont pris du terrain pour le revendre : 2 et faire une bonne spéculation. D’autres, incapables ou inconstants, 7 veulent changer.de métier. Quelques-uns ont l'intention d'aller s’é. | -tablir au village, à côté de l'église et du couvent, ou:te se. lancer ‘- dâns un commerée, et pour cela cherchent à : “vendre. Des Anglais u veulent aller dans une place plus anglaise. Il n’y en a pas un. seul qui vend pour avoir manqué de récolte dans un terrain bien préparé. ‘ -C’est done le moment opportun pour acheter de belles terres neuves à bon miarché. Dans quelques années, il ne sera plus temps. De vrais

fermiers auront acheté toutes les terres à vendre et les garderont; ear ils auront fait un placement magnifique. En effet, 320 acres à $30 l’acre font $9,600. Or, une seule récolte donne en moyenne -40 minots à l'acre sur du terrain préparé, ou-30 en général (en comptant aussi le terrain semé sur chaume). En se réservant ‘100 acres pour -cours, foin et parquage, on à 220 acres qui donnent 8,800 ou 6,600 minots de iblé. Vendu à $1-le minot, en moyenne, il donne environ la moitié de bénéfice net, tout l'ouvrage étant payé. On calcule en effet que le fermier qui ferait faire absolument tous les travaux, depuis le labour jusqu’au transport du grain dans les environs de la gare, et qui ne fait absolument -rien lui-même, fait à peu près . 50 sous par minot de bénéfice. C'est done un revenu énorme pour l'argent qu'il a placé: ‘environ 40 pour cent. Et dañe ces calculs ‘nous ne comptons pas seulement les bonnés années, mais toutes les -années, en prenant la moyéfine ë des cinq années de culture sérieuse et des 8 années durant lesquelles les colons ont semé quelque chose. Nous avons des terres à vendre depuis $20 et même moins, jusqu’à $50 l’acre. Pour vendre dans ces conditions, il ne faut pas certainement pas aimer la culture. D'autant plus que le terrain prend tout le temps de la valeur, et que, comme il n ’ÿy a plus de homestealds, ou si peu que rien, il y aura après la guerre une demande extraordinairé pour les terres.

se

UNE FAROISSE D’AVENIR E 8

Page 1