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QUELQUES COOPÉRATEURS

Après avoir parlé des fondateurs de la paroisse Saint-Mathieu, du curé et des paroissiens en général, il est juste de dire un mot des vicaires et aussi de quelques paroissiens plus marquants, mêlés plus intimement à la vie de la paroisse.

premier en date des vicaires fut l’auteur de ces pages, et ce n’est pas ici le lieu d’en dire ni bien ni mal. Ilne fut que sept mois vicaire de M. le curé Laliberté et il a déjà dit ici les bons souvenirs qui l’attachent au curé et à la paroisse, où il ne fit absolument rien d’extraordinaire ni même de bien marquant, se contentant de faire son ministère le mieux qu’il lui était possible.

Son successeur, M. l'abbé Phaneuf, exerça à Saint-Mathieu, où il fut six ans vicaire, une plus profonde influence et y laissa aussi un plus vif souvenir. Prêtre très zélé et très actif, de belles et sympathiques manières, orateur à la parole entraînante et facile, esprit studieux et érudit, M. l’abbé Phaneuf sut faire beaucoup de bien à Saint- Mathieu en s’y faisant bien aimer. Sa charité pour les malades, son zèle pour les jeunes gens, son activité dans les Organisations paroissiales, ne laissaient pas soupçonner que M. Phaneuf était de santé délicate et parfois souffrante. ,

,M. l'abbé Jean-Marie-Hugues Phaneuf est né à Rigaud, le 1 novembre 1877, d’Antoine Phaneuf,

notaire, et de Marie-Joseph Adam, sœur de feu M. le chanoine Adam, de Montréa!, et du Rév.

Père Adam, jésuite, fit ses études à Rigaud et au grand séminaire de Montréal. Il fut ordonné

un mi sinon moins actif, du moins plus varié, et il fut heureux de venir remplir les agréables fonctions de +icaire à Saint-Mathieu. 1] y resta jusqu'en juillet 1914, alors qu'il dut retourner à Rigaud pour y reprendre ses fonctions de professeur au cours classique.

Comme son prédécesseur, M. l’abbé Phaneuf a gardé un bien excellent souv"nir des jours paisibles et heureux qu’il à passés à Central Falls et il aime à y revenir autant qu'on aime à l'y revoir.

Le troisième et actuel vicuire à Saint-Mathieu

est M. l'abbé Joseph Geoffroy, originaire du diocèse de Joliette.

saint ministère très actif qu’il exerce dans cette excellente paroisse, où tous l’estiment et tien:.ent à le garder longtemps.

M. l'abbé Joseph Geoffroy est né à Saint-Félix de Valois, le 14 décembre 1884, de Joseph Geoffroy,

cultivateur, et d'’Émilie Hénault. Il entra en 1900 au séminaire de Joliette où il fit toutes ses études classiques et remporta le titre de bachelier ès-arts. Il entra en 1907 au grand séminaire de Montréal, fut tonsuré en juin 1908, reçut les ordres mineurs en juin 1909, et le sous-diaconat en décembre de la même année. Diacre en juin 1910, il fut ordonné prêtre le 31 juillet 1910, par Mgr Archambault, à S.-Norbert de Berthier. Professeur de littérature et d'histoire au séminaire de Joliette en 1910-1911, il fut nommé vicaire à S.-Jacques de l’Achigan en 1911, d’où il vint en 1914, à Saint-Mathieu de Central Falls.

Chargé spécialement de l’école, des catéchismes et des congrégations des jeunes gens et des jeunes filles, M. le vicaire Geoffroy s’acquitte de ses fonctions avec une ponctualité et un zèle qui lui attirent l'estime et la satisfaction de tous.

Dans l’histoire d’une paroisse américaine, il convient bien de signaler aussi les syndics qui font partie du bureau d'administration temporelle de la paroisse, qui sont, avec le curé, sous la haute direction et coopération de l’évêque, les administrateurs temporels de la paroisse.

Les deux premiers syndics de la paroisse Saint- Mathieu furent MM. J.-B. Laliberté et Joseph Saint-Onge.

M. Jean-Baptiste Laliberté, maçon-plâtrier, est né à Ste-Croix de Lotbinière, le 15 janvier 1862. Venu aux États-Unis, il y a trente-cinq ans, il se maria à Lewiston, Maine, à demoiselle Émilie Lambert, originaire de Saint-Flavien. Établi à Central Falls depuis trente-un ans, M. J.-B. Laliberté est le père de dix enfants. 11 demeure au No 81 de la rue Garfield.

le père de onze enfants et il est établi à Central Falls depuis trente-un ans. I] derneure au No 215 de la rue Rand.

Ces deux premiers syndics, qui eurent à s’occuper des premières constructions, et des premières

installation de la paroisse, restèrent en charge jus-

puis huit ans. Père de treize enfants, M. Trahan, qui a construit la première maison sur la rue G-.field, y demeure toujours, au no 118.

Deux autres syndics remplacèrent ces deux derniers en 1912, ce furent MM. Olivier Parizeau et Siméon Bérard.

M. Olivier Parizeau, menuisier, est né à Saint- Césaire, le 27 juin 1857. Il se maria dans cette même paroisse, à demoiselle Délima Papineau.

Établi à Central Falls depuis vingt-huit ans, M. Parizeau est le père de dix enfants. I] demeure au no 32 de la rue Liberty.

né

M. Siméon Bérard, ouvrier de manufactures, était né à Sainte-Marie de Monnoir, le 27 février 1856. Il s'était marié à Adamsville, à demoiselle Emilie Brault. Il était le père de cinq enfants et il vécut trente-huit ans aux États-Unis, trois à Cohoes et ‘rente-cinq à Central Falls. M. Siméon Bérard est décédé le 31 mai 1916, au no 38 de la rue West Hunt, où il demeurait.

Les deux syndics actuels, nommés en décembre 1916, sont MM. Louis Blais et Isaac Rivard.

M. Louis Blais, marchand-épicier, est né à Saint- Césaire, le 18 janvier 1861. Marié depuis vingtneuf ans à demoiselle Marie-Louise Guertin, de Saint-Hyacinthe, M. Blais est le père de six enfants. Établi à Central Falls depuis quarantequatre ans, après avoir passé auparavant cinq années à Cohoes, M. Louis Blais demeure au no 71 de la rue Garfield.

M. Isaac Rivard, maçon-plâtrier, est né le 12 octobre 1848 à Saint-Aimé. Il se maria à Natick à feu demoiselle Odile Quintin de Saint-Grégoire. Venu dans le Rhode Island à l’âge de vingt ans M. Rivard est établi à Central Falls depuis trente ans et il est le père de quatorze enfants. Il demeure au no 49 de la rue Hedley.

Comme on le voit, ces huit syndics, tous originaires du Canada, sont des chéfs de famille établis

- depuis longtemps à Central Falls, où ils comptent

parmi les citoyens les meilleurs et les plus respectés. Leurs noms doivent être conservés comme représentatifs des bonnes familles plus nombreuses qui ont formé, soutenu, édifié la paroisse Saint- Mathieu, qui lui ont donné, en soutenant les efforts de son dévoué curé, son bon esprit et ses belles traditions.

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