BÉNÉDICTION DE LA PIERRE
Monseigneur était assisté de MM. Jes abbés N. Leclerc, de St
e-Anne de Woonsocket, et J.-H. Béland, de Notre-Dame de Central Falls.
nnait un magniriches vêtements e cérémonie de la
.-E. Seagraves, de la cathédrale, remplissait les fonctions de maître des cérémonies.
la pierre angulaire fut mise en place, membres du clergé ainsi que les fonc et autres invités retournèrent à l’i
ils purent commodément entendre le programme du concert religieux.
Remarqués sur l’estrade : Son Honneur le maire J. W.
reeman, les échevins Geo. Pigeon, A. Smith, Jos. Pavi. 8non, À. Adams. Les constructeurs Der: , les ouvriers et MaçÇons travaillant à l’éd. É Léonidas Rattey, le chef de police Nap. Lambert, l’architecte Walter Fontaine, de Woonsocket, MM. Gallagher, Herbert Sutton et Frank E. Farnum de la Globe Bank, Woonsocket, M. J.-B.-A. Savard, de la Tribune.
Le chœur Paroissial, osus la direction de M. Amos Lapelle, entonna le Veni Creator, l’Harmonie exécuta une marche solennelle et c’est alors que l'assistance, qui se Composait de plus de six rille personnes, entendit l’élo-
«D., dominicain, de rons gré de donner
SERMON DU R. p. LAMARCHE
Le R. P. Lamarche avait choisi comme sujet de son dis-
Cours “ L'esprit Paroissial ”. Parlant deli Paroisse au point de Vue national, il dut
importance de la toucher en pas-
que
sant certaine question bien actuelle, celle de la langue et des nationalités.
“ L'organisation paroissiale ”, dit-il, “ satisfait à un besoin naturel de l’homme. L'homme porte en soi le désir permanent de vivre en société, mais il accuse, en même temps, une autre tendance qui consiste à se dérober partiellement à la grande société, pour faire partie d’un groupe.
“ Le sang de la race, les origines, l'éducation, l'intérêt, l'amitié, autant de facteurs qui morcellent la grande patrie et la divisent par groupes accidentels.
‘Si l’un quelconque de ces groupements, ethnique ou autre, se forme aux dépens de la vraie société, cherche à vivre d’une vie propre, au lieu de suivre le large courant de vie nationale, il s’appelle une faction, et devient répressible et dangereux. Mais si les groupements ethniques n'ont d'autre objet que la douceur d’une vie commune, le souci de garder l'empreinte originelle et les modalités de la race, la langue et la foi des aïeux, il n’y a pas un pouvoir au monde assez aveugle pour méconnaître le bon aloi de cette tendance, ni assez fort pour la comprimer !
‘ Or, mes frères, voulez-vous me dire ce qui peut contribuer davantage à nous grouper ensemble, si ce n’est l’organisation paroissiale ? La paroisse est le vrai centre de ralliement, et, qu'il s'agisse de notre race ou des autres, elle est la muraille invisible qui s'oppose aux infiltrations étrangères, du moins à celles qu’un patriotisme fervent doit craindre et suspecter. . .”
Le prédicateur ne s’est pas exprimé moins fortement au sujet de la langue et de la mentalité françaises :
“Je prends l’un d’entre vous, père de famille et contribuable de cette paroisse, et je lui demande de me livrer ses impressions de l’heure présente. Debout sur les fondations de cette œuvre où ses propres deniers sont engagés, n’a-t-il pas le droit de se dire avec fierté : Oui, j'ai travaillé pour cette école dont les plans révèlent déjà un si noble souci d’élégance architecturale, d'hygiène et de confort, de modernité intelligente et progressive? C’est un peu mon labeur personnel que représentent le ciment, la pierre et la brique assemblés. Il m'a fallu sacrifier maint plaisir pour édifier tout cela. Mais aujourd’hui je reçois une première récompense et l’avenir va me combler. Plus tard, à l’ombre de ces murs, mes enfants, mieux favo-
der
LA
Syndies de Saint-Mathieu :
M. Ouivier Parizeat M. Louis Bars
M. Siméox Bérarn M. Isaac Rivanp
Pawtucket : P, Farreley, Central Falls; Rév. P. Lamarche, F, P., Fall River ; A. Prince, Central Falls ; J.-M.-L. Giroux, J..E. Roy, G. Laverdière, M. Roberge, M.-A. Hébert, Woonsocket : M. Denoncourt, de Trois- Rivières ; Rév. P. Geoffroy, C. S. V., Joliette ; M. Brunelle, Centreville ; C. Bessette, E. Clermont, Pawtucket ; L.-C. Bédard, Marieville : E. Lessard et H.-Z. Sylvestre, Manville ; O. Valois, Fall River.
Nous avons déjà mentionné les retraites ou missions données chaque année à Saint-Mathieu et
Dans ces occasions on renouvelait le zèle et la ferveur des sociétés paroissiales : ligues du Sacré-
Dames de Sainte-Anne et des Enfants de Marie
roisse, dès le 1er janvier 1907, ainsi que l’Union de Prières, dans laquelle tout le monde pouvait entrer même les vieillards et, à plus forte raison, les enfants.
L'installation des officiers de la Ligue du Sacré- Cœur et du Saint Nom de Jésus donnait lieu parfois à une solennité un peu plus éclatante.
Ainsi le 27 octobre 1912 avait lieu l'installation des officiers de la Ligue du Sacré-Cœur, et à cette occasion, M. le curé Laliberté avait invité son confrère, M. l’abbé Villandré, de North Attleboro, à donner une très agréable et intéressante conférence sur Botrel et ses chansons. Cette conférence très goûtée et applaudie fut illustrée de chansons de
trel et même fut suivie d’autres jolies chansons
très bien rendues. Plusieurs prêtres des environs s'étaient rendus à cette fête pieuse et artistique.
L'année 1913 fut marquée par le grand festival dont nous avons parlé au chapitre des finances et et qui fut honoré de la présence du gouverneur Pothier et de Mme Pothier qui en firent l’ouverture avec autant d’amabilité que de distinction. D'autres réunions et d’autres organisations parfaitement réussies sont aussi à noter pour cette année.
Cette même année 1913, M. Arthur Laberge, courtier, fit don à la paroisse de 500 dollars pour l'achat d’une cloche. L'argent de ce don généreux a été déposé à la banque, au crédit de la paroisse, et servira aux fins voulues par le donateur, lorsqu’il sera possible d'installer des cloches dans la nouvelle église.
En 1914 eurent lieu de jolies fêtes religieuses et paroissiales à l’occasion de la première messe de M. l'abbé Oscar Forest, enfant de la paroisse, fils de M. Camille Forest. Le 3 mai, grand messe chantée par le nouveau prêtre, assisté à l’autel de M. le curé et de M. le vicaire Phaneuf. Éloquent sermon par M. l'abbé J.-B. Messier, autre enfant de la paroisse, vicaire à Webster.
Quelques mois plus tard, le 26 juillet de la même année, une autre démonstration moins joyeuse mais non moins affectueuse réunissait encore les paroissiens de Saint-Marhieu pour exprimer leur reconnaissance et leur attachement à M. l'abbé Phaneuf, qui allait retourner à Rigaud après six bonnes années passées dans la paroisse, et qui emportait autant d'excellents souvenirs qu’il en laissait.
Avec ces solennités un peu plus extraordinaires,
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eurent lieu les fêtes et Célébrations ordinaires pour entretenir l'esprit paroissial et soutenir les œuvres de la paroisse, Leur joli succès pratique fut celui que nous avons signalé ailleurs.
1915 eut un grand festival sous le patronage des dames de Sainte-Anne. Ce fut un beau succès. Drame par les demoiselles de la paroisse et comédie Par un groupe de jeunes gens de Woonsocket, très bien exercés par M. l'abbé G.-N. Dumont.
La même année, M. F. A. Sayles, le grand industriel de Central Falls, fit le beau don de 1000 dollars à la paroisse Saint-Mathieu.
Cette même année, le 27 juin, installation s0lennelle des officiers de la Ligue du Sacré-Cœur.
En 1916, avant la Célébration du dixième anniversaire de la paroisse, on eut, en février, la retraite annuelle, préchée par le R. P. Louis Lalande, qui fit une conférence publique sur l'argent, qui eut un beau succès, comme sa retraite.
Dans les premiers jours de mars, le festival des jours gras eut son succès accoutumé, mais remarquable de popularité et de recettes.
Le 14 mars 1916 était le vingt-cinquième anniversaire de prêtrise de M. le curé Laliberté. Pour épargner à ses paroissiens bien généreux mais dont la générosité ne doit être, d’après les vues et les désirs du dévoué curé, consacrée qu'aux œuvres paroissiales, auxquelles ils allaient être appelés
soustraire à toute démonstration publique. Malgré la consigne, les membres de la Ligue du Sacré- Cœur firent, en quelques heures, une jolie souscription pour offrir à leur curé une chasuble, une
pe et un missel. De nombreux témoignages d'affection et de reconnaissance affuèrent au pres-
bytère de Saint-Mathieu, de la part de la paroisse, des amis de Woonsocket et du Canada.
En avril avait lieu une exposition d'objets brodés par les demoiselles de la paroisse et en mai une jolie séance dramatique et musicale où le drame chrétien “ Gaudentia ” fut très bien rendu par les jeunes filles graduées de l’école Saint-Mathieu.
En novembre eurent lieu les fêtes du dixième anniversaire, dont nous parlerons au dernier chapitre de cette monographie.
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