BENOIT PP, XV
Ainsi donc, d’après le Chef de l’Église, il est difficile, même pour un évêque, de trouver un sujet plus important à traiter que celui de la vie paroissiale : c’est de la bonne organisation paroissiale que dépend la conservation de la foi et des mœurs chrétiennes ; c’est du rétablissement de la disci-
tion des beaux Jours du christian
Au point de vue spirituel, la Paroisse américaine
même paroisse existe toujours, sinon au point de vue financier ou économique, du moins au point de vu£ intellectuel, moral, social, et la belle lettre de
Pour fonder et entretenir une Paroisse aux États- ais, un curé n’a ni fondation, ni allocation
tent hrs
de l’État ou de l’Église diocésaine, ni propriété productive, ni même le droit d'imposer une contribution légalement recouvrable sur ses paroissiens, Il n’a, avec la mission et les encouragements que lui donne son chef, que son habileté et son zèle ; il n’a que la bonne volonté et la générosité de ses paroissiens.
Pour payer l’emplacement de son ts. : de son presbytère, de ses écoles, pour entre, sendre la construction dispendieuse de ces édifices, pour subvenir aux dépenses du culte et se pourvoir des ornements, vases sacrés et autres objets absolument nécessaires, pour sa propre subsistance, pour l'installation temporaire de sa maison et d’unechapelle provisoire, il n’a que la bonne volonté de ses paroissiens, aidée parfois de la générosité de quelques amis.
Une telle situation peut avoir ses inconvénients,
mais elle a aussi de réels avantages. Et le premier ‘
de ces avantages, c’est qu’elle met en relation de tous les jours, en coopération constante, le curé et ses paroissiens. C’est un peu à cette nécessité d'ordre économique, et aussi au fait que la famille paroissiale forme une petite minorité par la langue et aussi par la religion dans la population qui l’entoure, qu’il faut attribuer la cordialité, la familiarité respectueuse, qui existe généralement aux États-Unis entre le clergé de la paroisse et les paroissiens. Les curés des paroisses canadiennes des États-Unis ont certainement cette qualité du bon pasteur de connaître leurs brebis et d’en être connus.
C’est là une des bonnes consolations du ministère paroissial aux États-Unis, ministère qui a bien aussi ses épreuves et ses difficultés particulières, de donner aux prêtres et aux fidèles des rap-
- dt
voureux encore de leur réalisatio
nan dtanasenans dénséamene mn …
gion et d’élever leurs enfants comme au Canada ”,
bien attachée une part de leur cœur.
La paroisse canadienne, c'était la patrie qui avait émigré avec les Canadiens, une patrie plus petite, plus Pauvre, un peu précaire, qu'il fallait entourer de plus de générosité et d’assiduités.
Un autre avantage très appréciable de cette situation, c’est que tous les Paroissiens, qui ont fourni leur part pour l'établissement de la paroisse, qui
paroisses et peut-être même entre clergés paroissiaux, on a la noble et utile émulation d’avoir les sociétés les plus prospères, les plus beaux offices, les plus nombreuses assistances, l’état financier le moins chargé d'obligations à rencontrer.
Tout cela renferme une Part d’humain, mais une part d’humain qui se tourne assez facilement
mêlé au divin, pas plus dans l’église Paroissiale que dans l’Église universelle.
Il faut plutôt féliciter le clergé et les fidèles des paroisses américaines du zèle humain qu’ils met-
zèle humain n'exclut pas le zèle apostolique et il ne le remplace pas non plus, mais il l’aide et rend le bien plus facile.
Ce n’est pas ici le lieu de faire connaître les formalités et les Particularités, civiles ou ecclésiastiques, de l'établissement d’une paroisse aux États-
nis, ces détails trouveront leur place plus loin, mais c’est peut-être ici le lieu de dire un mot sur le problème un peu compliqué, d'ordre civilet d’ordre religieux, des paroisses de langue étrangère, (de langue autre que {la langue anglaise,) que l’Église des États-Unis a sagement établies.
na tanins sé,