‹ Une paroisse de langue française aux États-Unis [microforme]Chapitre 6 sur 29 · Un journal cathoiique de langue anglaise, le Freeman’s de · texte numérisé non relu

Un journal cathoiique de langue anglaise, le Freeman’s de

aux États-Unis Noton

mena

hé uns

La même largeur d'esprit, qui a attiré et attaché aux États-Unis un grand nombre de citoyens venus de tous les Pays du monde, laisse aux diverses Églises, suffisamment autonomes pour leur régie

nelles paroissiales, où, à l’enseignement de la langue officiei: du pays, s'allie, en Proportions vraiment efficaces et jugées suffisantes, l’enseignement d’une autre langue à laquelle les Parents des enfants ont raison de rester attachés.

Les État-Unis ont leur système d’écoles publiques officielles, qui sont neutres au point de vue religieux, système auquel ils tiennent encore beau- Coup. Beaucoup d’Américains, qui ne sont pourtant Pas Catholiques, et qui ne sont pas même protestants, pour quelques-uns du moins, estiment que

pratiquement toute religion surnaturelle et auxquelles elle laisse une latitude morale excessive.

vieille France. À ce sujet, nous devons dire qu’ils parlent le vrai français et non Pa” un patois. Leur langue est la angue des découvreurs du Canada, des pionniers et de

langue de ces grands hommes qui ont illustré son histoire jusqu’à la conquête de 1760 et qui depuis ont combattu le bon combat pour garder intact le trésor de l’idéal franco-canadien. Ils l’aiment à cause de sa beauté intrinsèque, de sa magnifique littérature,

car le français a produit, tout le monde le sait, la plus riche litté

rature catholique d'1 monde. Ce qu'il y a de mieux encore, peut-

être, c’est qu'une communauté de langage favorise les m

entre Canadiens- nçais, de sorte qu'ils échappent presque en-

tièrement à la plaie mortelle de la vie moderne, le mariage mixte. n conséquence la religion trouve dans le français un soutien et

une sauvegarde. ”

fices pécuniaires, et elle en donne d’autres que l’on n’attendait pas.

Aussi bearcoup de bons esprits ont-ils suggéré

ments catholiques d'enseignement moyen et d’en-

Les évêques américains €nCouragent ces écoles de leur zèle et de leur surveillante sollicitude. Les curés ont à cœur de les maintenir, malgré les sacrifices qu’elles exigent des paroisses et des familles.

Ce fait dit aux Américains, dans un langage réel, qu’ils comprennent bien, la

catholiques conservent pour la religion et pour l’insiruction, qu'ils ne Peuvent séparer. Et l’esprit large des Américains en est plutôt favorablement impressionné. Ils voient là un gage de moralité, d'ordre social, de progrès américain.

Voient-ils d’un aussi bon œil la conservation dans l’école paroissiale d’une autre langue, ensei-

gnée conjointement avec l'anglais ?

A cette question nous Pouvons répondre encore affirmativement, du moins quand il s’agit de la langue française.

Certes, si cette conservation de la langue française avait pour but ou Pour résultat d’entretenir un esprit national opposé ou indifférent au patriotisme américain, elle porterait ombrage à certains éléments de la Population yankee, même en s’alliant à l’enseignement dominant de l’anglais. Mais l’on sait généralement la vérité, facilement reconnaissable d’ailleurs, que la conservation du français dans la famille, à l’église et dans l’école paroissiale n’a rien d’un particularisme opposé en quoi que ce soit à l'idéal OU au plus loyal patriotisme américain. Au contraire, les libertés lais-

ficulté de trouver des prêtres et des ressources, ils ont compté sur la Providence, sur le zèle du clergé, sur la générosité des fidèles et aussi sur les abondantes ressources d’un Pays très prospère au point

est vrai que l’organisation des paroisses où se groupèrent et se &roupent encore les Américains origine Canadienne-française offrait moins de

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pour l'entretien de leur clergé et de leurs églises. Il faut bien constater aussi que ce groupement

Ainsi il faut bien reconnaître que l’admission de la langue maternelle et son enseignement dans l’école paroissiale n’a pas nui, bien au contraire, à l’école séparée catholique. Comme la crainte de voir leurs enfants oublier la langue de la famille à l’école publique s’ajoutait naturellement à la

les in’ srêts de la religion en se montrant bienveillante envers la langue maternelle de ses divers groupes ethniques. Il ne faut pas en effet oublier, même dans les libres pays des États-Unis et du Canada, que l'attachement à l'Eglise et à la vie catholique, nécessite des sacrifices temporels variés, dont on Pourrait s’exempter en ne professant plus le catholicisme. I] n'est donc pas inutile de mettre en harmonie avec les intérêts spirituels les

n’est pas inutile de donner aux familles catholiques deux bons motifs, au lieu d’un seul, de soutenir gé-

néreusement de leurs sacrifices leurs écoles catholiques bilingues.

Il y aurait encore beaucoup à écrire ici pour faire connaître les avantages et le fonctionnement de la paroisse américaine et de son école paroissiale. La suite dé ces Pages complètera ce que nous venons très sommairement d'indiquer, en autant du moins que sont concernées les paroisses de

langue française dont les paroissiens sont d’origine Canadienne,

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