Une paroisse parisienne avant la Révolution
Aux amis Au vieux Paris — aux curieux Ae l’histoire Ae l’art français - — à tous ceux qui ont quelque souci Au passé religieux Ae la Capitale , nous offrons la présente monographie Ae la paroisse Saint-Hippolyte.
Cette paroisse n’était connue, jusqu'à ce jour, que par les courtes notices qui lui sont consacrées Aans les Histoires générales et les anciennes Descriptions Ae Paris.
Elle méritait mieux.
Les archéologues nous sauront gré d’avoir recueilli les souvenirs d’une des églises disparues de ce quartier Saint-Marcel qui a toutes leurs prédilections, parce qu’il fut le théâtre de fouilles trèsfructueuses et le berceau de glorieuses industries.
Les artistes aussi auront un intérêt particulier à lire cette étude. Saint-Hippolyte fut en effet jadis l’église paroissiale de la Manufacture Royale des Gobelins. Elle a vu se dérouler sous ses nefs de brillantes processions où Lebrun figurait en qualité de marguillier d’honneur. Mignard a admiré ses précieux vitraux. Le grand amateur Ae tableaux, Jean de Jullienne, a été son bienfaiteur insigne et avait groupé pour la décorer toute une pléiade de peintres estimés. Tous les grands noms des Gobelins, enfin, figuraient sur ses registres, qui constituaient ainsi une mine de documents d’une valeur inestimable pour la reconstitution de l’état civil des artistes français du XVIIe et du XVIIIe siècle. Ces précieux registres ont disparu dans les criminels incendies de 1871 : mais nous avons