SCÈNE VI
Les précédents; WILLIAM (son habit sur le bras, secouant * À son chapeau mouillé et se promenant d'un bout à l’autre Î de la scène).
WILLIAM (à part).
Exécrable embarcation !.... Et encore Brown qui me Te Ï voit dans l’eau, et qui, au lieu de venir à mon secours, J | éclate de rire !.... S'il n’était mon futur beau-frère, il me { le paierait, sûrement.
BAPTISTE (é{ouffant de rire).
Ha! ha! ha! hé! hé! hél hi! hi! hi!.... | { + WILLIAM (se délournant).
amener
Ah! et toi aussi, méprisable vaurien, je t’ai vu sur le rivage te railler de mon malheur... au lieu de me secourir. BAPTISTE.
Tiens, vous me r’connaissez à c’t’heure ! C’est drôle ça comme l’eau débrouille la vue.
WILLIAM (à part).
Ah ! quel état, quel état! Je tremble que Malvina ne me voie comme cela.
RE
BAPTISTE, À Mais comment qu’i dit?.... Ah! ben! oui.... J’vous arais ben vu disposé à boére tout l’eau du lac, que j’n’aurais pas eu l’effronterie d’vous donner les doigts ; j’arais eu peur d’vous compromettre,
naar.
fl is
WILLIAM (à par).
Je ne saurais demeurer comme cela. (4aut) Flore, ma bonne petite Flore, procure-moi donc quelques habits secs, que je change. Mon père est allé je ne sais où, et il a toujours la clé de notre valise sur lui.
BAPTISTE
Allonc donc! (Zmitant William) “ Ma petite Flore! ma bonne petite Flore !” J’vous trouve gentiment familier au jour d’aujord’hi, monsieur.
WILLIAM
Ah ! j’enrage.
BAPTISTE
C’est ben triste, M. Gouliamme, c’qui vous a arrivé là ? Pas vrai? Avez-vous vu le fond ?... Pauv’ cher homme !..… V’là deux fois qu’vous l’échappez bel. Gare à la troisième ! L'eau vous aime pas mal, M. Gouliamme, hein? .... Prêtes-y eune de tés jupes, ma Flore.
FLORE (remuant du bulin dans un coffre).
Je ne sais, ma foi ! de quoi lui donner.
WILLIAM
N'importe quoi, donne, toujours.
FLORE (donnant des habits).
Ce sont de vieux habits de mon père.
WILLIAM (les prenant et s’en allant).
Bon. Je m’enferme dans ma chambre, et je n’y suis pour personne. Entends-tu, Flore ? pour personne. (1/ sort.)