‹ Une partie de campagne [microforme]Chapitre 4 sur 29 · MORE 17 RO · texte numérisé non relu

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SOSEPH.

Oui, son garçon, il ne s’appelle plus Guillot, mais William.

EUGÉNIE (surprise).

Ah!

SOSEPH.

Mais où diantre s'est-il donc fourré 6e matin, que je ne le vois pas.

LE: Louis.

Il n’est pas encore neuf heures.

Comment, neuf heures !

LOUIS

H ne sé lève jamais avant cette heure-là.

EUGÉNIE

Il était pourtant bien matinal autrefois. Vous vous en souvénez, monsieur ? Tous les matins, quand il faisait beau, il avait coutume de m’apporter tantôt un bouquet ou une guirlande, tantôt un cassot dé framboises ou de bluets.... et puis... |

LOUIS

Je m’en souviens, Eugénie.

EUGÉNIE

Dieu ! que j'étais heureuse alors ! Je n’aurais pas donné pour tout l’or au monde les fleurs ou les fruits que sa main me présentait.

JOSEPH

Eh bigre ! c’est qu’il t’aimait alors.

EUGÉNIE. | Oh ! il m’aime bien encore, allez. (à Louis) N’est-ce pas, monsieur ? Il ne peut m’avoir oubliée. Pourtant... Lovuts (à part), Quelle naïveté !....

EUGÉNTE,

Pourtant, c’est drôle, ca, il ne m’a écrit qu’une seule fois

depuis qu’il demeure en ville, et cela quelques jours seule-

ct YU 2 ment après son départ. La lettre qu’il m’a envoyée, je la sais par cœur, à force de la lire.

JOSFPH.

Entends-tw ça, Louis ?

LOUIS

Tu es bien bonne, mon amie. Mais viens, Louis, viens m'aider à le réveiller... Ce paresseux-là dort trop. Son ami est déjà au diable vert avec son fusil. (Louts et Joseph sortent).

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