MONDES DE LA MATIERE
maux à révolution progressive des créatures et à l'avancement. Nous renvoyons également nos lecteurs aux triades 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 25, 27 (l 9r chapitre). Si nous ne mentionnons pas également la triade 26, c'est que nous ne l'adoptons pas. Nous nous sommes déjà expliqué sur ce point, mais son importance singulière nous force à y revenir. Nous nous séparons en cette opinion des druides, et c'est la seule un peu grave que nous répudions. La monade peut déchoir, c'est-à-dire passer à travers des expiations plus douloureuses et de plus rudes épreuves , mais elle ne saurait perdre les énergies conquises et la nature à laquelle elle a été élevée ; les liens matériels peuvent être plus lourds , le libre arbitre plus empêché dans un monde plus bas ou dans une position inférieure au même monde , mais il ne peut être complètement aboli. L'homme, en un mot, ne peut redevenir animal. Il faut donc , malgré notre admiration pour nos ancêtres, confesser résolument leur erreur, d'autant plus impardonnable, que la raison et leur conception de la perfectibilité devaient les avertir qu'ils s'égaraient.
Hors ce seul sujet, leur synthèse est très remarquable sur les mondes d'abred. Ajoutons toutefois quelques considérations auxquelles ils n'ont pas su s'élever pour la rendre complète : sur la solidarité de l'univers, le mode des secours divins, les missionnaires que reçoivent les mondes de la matière» et les relations qu'ils entretiennent avec les désincarnés. L'univers, disons-nous, est tellement solidaire dans toutes ses parties , que les mondes spirituels sont représentés même dans les tourbillons