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Une phytoptocécidie nouvelle sur le Cuscuta Epithymum Murr

Sa présence aux environs de Paris laisse supposer que celte plante, méconnue jusqu’ici, est plus fréquente qu’on ne le croit; elle est donc à rechercher dans les nombreuses localités où les Dianthm deltoïdes et Anneria croissent eu mélange ou peu éloignés.

M. Molliard fait la communication suivante :

sur le Cuscuta Epithymum Murr.;

PAR M. M. MOLI.IAHI).

On ne connaît pas jusqu’ici de galles florales développées sur les différentes espèces de Cuscute;j’en signale une, à titre documentaire, que j’ai rencontrée en assez grande abondance sur le C. Epithyynum à Saint-Cast (Côtes-du-Nord) ; les fleurs attaquées présentaient divers degrés de transformation, dont le plus commun consistait en la présence d’étamines pétaloïdes, dépourvues de toute trace de sac pollinique; les carpelles étaient plus ou moins atrophiés, sans cavité ovarienne, et pouvaient devenir absolument distincts; toutes les pièces florales étaient vivement colorées en rouge, par suite de la présence d’anthocyane, pigment qui se produit si communément dans les cécidies.

L’agent de cette transformation est un Phytoptide, pour lequel je propose le nom à'Eriophijes Cuscutæ n. sp., et dont les caractères spécifiques sont les suivants ; la femelle a un corps cylindrique de 250 P de long et 50 p de large; les anneaux sont au

nombre d’environ

70; A^ers l’extrémité de l’abdomen un certain

nombre de lignes transversales, simples sur la région ventrale, se bifurquent latéralement pour donner naissance chacune à deux lignes dorsales; on observe plus rarement le phénomène inverse.

Le bouclier céphalothoracique (fig. A, 1) a la forme générale d’un triangle équilatéral; il mesure 35 p de long et offre comme ornements une ligne droite médiane, 2 lignes latérales légèrement ondulées; dans les champs latéraux on observe en outre 3 lignes principales et dans les angles postérieurs une série de ponctuations très fines. Les plaques génitales antérieure a et

M. MOLLIARD. - PHYTOPTOCÉDIE NOUVELLE SUR LE CUSCUI'A. 169

postérieure/) sont représentées par la figure 00 (2) ; la première a 2o p. de large sur 11 p. de long; de part et d’autre du plan de symétrie sont situées 4 lignes longitudinales assez longues, entre lesquelles se trouvent de 2 à 4 lignes intermédiaires beaucoup plus courtes ; la plaque génitale postérieure a un sillon médian et de chaque côté deux petites lignes.

Figure A. — 1, Céphalothorax; 2, plaques génitales de YKriophijcs Cusculæ, sd soies dorsales, a plaque génitale antérieure, p jjlaque génitale postérieure, sg soies génitales. Gi’. — 1 000.

Les pattes possèdent une plumule bien développée à 4 bar-

bules.

Les longueurs des différentes soies sont les suivantes :

Soies <!orsales. . .

Soies latérales. . .

Soies thoraciques I

Soies

Soies

Soies ventrales I .

Soies — IL Soies — 111

Soies ffénitales . .

Soies caudales . .

Entin les soies accessoires (|ui mesurent 4-5 p. atteignent à peu près l’extrémité de l’abdomen.

Les sacs polliniques présentent toutes tes transitions, suivant le stade du développement présenté par la fleur au moment de l’attaque, entre ceux d'anthères normales et les pièces entièrement pétaloïdes que nous avons signalées. 11 n’est j>as rare d’observer des anthères où se .sont constituées, des cellulesmères de grains de pollen, qui ont ensuite subi une <légénérescence; l'assise mécanique fait alors défaut, en tant qu’assise différenciée, et se trouve représentée par une assise parenchymateuse ordinaire.

SÉANCE DU 26 FÉVRIEK 1909.

Les cellules épidermiques qui subissent directement l’action des acariens divisent souvent leur noyau et quand les cellules attaquées, par exemple à la base des sépales, possèdent normalement de l’amidon, ce corps disparaît complètement ainsi que dans les cellules voisines et plus profondes.

M. Lutz donne lecture du travail ci-dessous :

Notes Lichénologiques;

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