SCÈNE XX
Les mêmes, ERNEST.
EISA ET mademoiselle ROBICHON; ensemble. Âh!
BERNERET. Hcin !
ERNEST. Macousine!
ÉLISA, se jetant dans ses bras. Ernesl! (Il Temhrasse.)
ERNEST, bas. Ah! votre baiser m'a porlé bonheur...
ÉLISA. Vous avez du cœur, vous!
ERNEST. Je vous aime! {Mouvement d'Èlisa.)
MADEMOISELLE ROBICHON. Tu n'cS pa^blcssé (1 )?
ERNEST. Non, ma tanle, non... au contraire...
BERNERET, revenant tout à fait et se tâtant. Blessé... qui? blessé. . qu'est-ce qui est blessé?
ERNEST, Eh bien ! lui, votre voyageur... je lui ai piqué le bras, et il est content.
MADEMOISELLE ROBICHON. CODlent!
ERNEST. A présent, m'a-t-ildit, en montant dans un hacre, le bras en écharpe, à présent, je pourrai retourner à Orléans, tète levée... voilà un coup dépée qui a lavé mon soufûet!
LE PÈRE GIBBON. Quelle lessive !
MADEMOISELLE ROBICHON. Eh bien, j'aimo cet homme-là 1
BERNERET, se levant. Eh bien ! moi, je ne l'aime
pas! aussi, je voulais aller me battre avec lui
à votre place (2)...
ERNEST. Vous!
BERNERET. Demande plutôt à ces dames... mais au moment de sortir... il m'a pris un éblouisse-
ment sur les yeux une faiblesse dans les
jambes... et je me suis trouvé mal.
ÉLISA, timidement. C'est vrai!
MADEMOISELLE ROBICHON. Quelle chanco !
BERNERET. Mais , mon petit Ernest, je vous revaudrai ça.... et à la première querelle que vous aurez, je me battrai à votre place, pour m'acquiller.
ERNKST. Merci, cousin {Serrant la main
d' Elisj qui baisse les yeux.) Nous sommes quilles!
MADEMOISELLE ROBICHON. Poulc mouillée, va !
4 G. El. Er. mademoiselle R. B.
2 G. El. Er. B mademoiselle R.