‹ Une poule mouilléeChapitre 4 sur 37 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

d'un manteau, me marche... où, mes enfants?... où? sur mon œil de perdrix!... lu sais, sur lo petit doii^t... Ah! mon cher, dès qu'on y touche, ça me porte au cœur!... Jo pousse un cri, je lùclio la malle, qui écrase un petit chien, qui n'était pas muselé, c'est sa faute, et jo flanque à ce monsieur un soufflet qui fait sauter ses lunettes en l'air... Il portait des lunettes!... c'ost-à-dire, voyez-vous, qu'on a bien reçu des soufflets dans sa vie... mais jamais de ce culibré-là ! [AErriest.) Vrai!

ERNEST. Mais je n'en ai jamais reçu.

BEUNERET. Bah !... Jamais!., c'est drôle!

ÉLisA. Et qu'est-ce qu'il a dit?

BERNERET. Le petit chien !... il n'a rien dit.

ÉLisA. Mais le voyageur?

Bi'RNERET. Ah! il 8 dit: Oh!., et il a fait comme moi, il a laissé tomber, du coup, sa valise, son sac denuil,sa caisseet son manteau, ense baissant pour ramasser ses lunettes, et tout le monde se sauvait, en criant : Sapristi! sacrelotteî ah! fichtre!... vous concevez.... ceux qui avaient reçu l'averse des bagages... ii y a eu des contusions, bien sûr!... Et le maître du chien, donc, il aboyait ....

ERNEST. Mais lui, le voyageur?..

BERNERET. L'homme aux lunettes!., il jurait... il tempêtait... en criant: Où est-il? que je l'assomme !

ÉLisA. Ah! mon Dieu !

BERNERET. Je l'entendais de loin...-

ERNEST. Comment, de loin!.. Vous vous sauviez!

BERNERET. Tiens! vous croyez peut-être que j'étais resté là, pour recevoir une pile, une volée, quelque n.auvais coup! Ah! non! ah! non i je courais, à toutes jambes, dans la direction de mon domicile.

ÉLISA. Et lu faisais bien !

ERNEST. Mais ma tante Robichon?

BERNERET. Elle était dans la foule, avec son cabas, son ombrelle et son parapluie...

ÉLISA. Qu'est-ce qu'elle est devenue ?

BERNERET. Je ncsaispas!..

ERNEST. Et sa malle...

BERNERET. Eilc s'est ouvofte en tombant...

ÉLISA. Ah! juste ciel !

ERNEST. El vous l'avez laissée là?

BERNERET. Toutes les deux!,. Dame! j'ai été au plus pressé!... Donne-moi un verre d'eau !...

ERNEST. Ma pauvre tante !.. dans quel embarras 1., Je cours la chercher.

ÉLISA. Oui, mon cousin... allez bien vite !

E.\SE.\iBLE.

Air ; Hardi coureur (du Sennont).

ERNEST

Je ne veux pas , Dans l'embiirras,

Laisser ma tante

Qui se laineiiic.

Ne trouvant pas

Près d'elle lui bras Qui devait protéger ses pas !

ÉLISA ET iii;rm;hi',t.

Ke tardez pas I

Dans i'eniharras,

Je vois ma tante

Qui se lamente!

Hâtez vos pas ,

Car votre bras Peut seul la tirer d'embarras.

ERNEST

Fuir quand on vient de donner un soufflet!

BEBNEUET.

Raison de plus l

ERNEST

Et ma tante oubliée!

ÉLISA

Tiens, bois, mon chat.

BERNERET.

N'est-ce pas, j'ai bien fait?., ERNEST, lui secouant le bras.

Vous! laissez donc... vous êt's un' poul' mouillée!.. BERNERET, parlé. Ah! bien!., ah! boni..

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