‹ Une poule mouilléeChapitre 6 sur 37 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les mêmes, LE PÈRE GIBBON (1).

LE PÈRE GIBBON. Pardou, Gxcuse !

BERNERET, poussant uu cri d'effroi. Oh !

LE PÈRE GIBBON, reculant. Ah\ qu'est-ce qu'il y a?

ÉLISA, de même. Ah!... tiens, c'est le père Gibbon !

BERNERET. Il m'a fait une peur!... j'ai cru que c'était l'autre.

LE PÈRE GIBBON. Ne faites pas attention... je vous rapporte votre chapeau que vous avez laissé tomber au bas de l'escalier.

BERNERET. Ah! tiens!... oui, en courant.

ÉLISA. Merci, père Gibbon.

LE PÈRE GIBBON. Il n'y a pas de quol... je moute au cinquième et je m'ai dit : je vas remettre ça en passant à M. Berneret. {Il sort.)

BERNERET. Eh bien ! il est gentil mon chapeau... le voilà bossue!

ÉLISA. Ah ! mon Dieu ! j'y pense... je vas lui dire à ce vieux portier, que si l'on te demande, tu n'y es pas.

BERNERET. Mais quaud je te dis d'être tranquille!... il n'y a pas de danger...

ÉLISA. C'est égal.

CNE VOIX, au dehors. Oui... Bernesset... Berniret... Bernochet... mille tonnerres!

ÉLISA. Voilà quelqu'un !

BERNERET. On a dit mille tonnerres!...

LA voix. Au troisième... à gauche... merci... mille millions!...

ÉLISA. C'est un homme qui se fâche...

BERNERET. Ferme la porte!

ÉLISA. Oui, oui... cache-toi... je vais fermer... ah ! le voici. {Berneret se jette dans la chambre à gauche.)

Page 1