Paul, lib. 1, Sentent. XLVIIL, 24, Dig. fr
d’entre les morts!. » Cette fois, leprocurateur ne consentit à rien : « Vous avez des gardes, dit-il, allez, faites garder comme vous voudrez ?. »
Et par cette phrase, il semble que Pilate ait tiré la conclusion de toute cette étude. Au fond des accusations du Sanhédrin, il n'existe qu'une question religieuse ; ses membres ont été assez habiles pour faire naître un procès politique, pour dresser Jésus contre César et en présence de cette inculpation, Pilate a dû, de concession en concession, tirer des prémisses à lui imposées la conclusion nécessaire, c’est-à-dire condamner à mort. Mais aujourd’hui les Pharisiens dépouillent l’inculpé de son caractère politique ; ils s'adressent au procurateur pour garder celui qui fait des œuvres contraires à la loi, et le procurateur refuse. C'est qu’en effet si l'empereur a pu s’effrayer d'une révolte, d’une sédition, du titre de roi, il n’a pas à redouter une résur-
rection.