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4, Jos., Ant., XV, 3,S$ 8.
part nous pourrons voir appliquer ces principes dans les décrets que nous allons maintenant étudier.
Tout d’abord, pendant le voyage d’Agrippa en Orient (14/1740), les colonies juives d'Asie Mineure vinrent se plaindre des vexations qu’on leur faisait subir et notamment d’être empêchées de vivre conformément à leurs lois, de voir leurs membres appelés en justice les jours consacrés, dépouillés de l'argent qu'ils envoyaient à Jérusalem, obligés au service militaire, aux charges publiques, d’où nécessité de détourner de leur destination les deniers sacrés. Et à l’appui de leur réclamation, les Juifs invoquèrent l'immunité dont les Romains les avaient gratifiés en leur permettant de vivre selon leurs règles nationales !. Agrippa reconnut le bien fondé de ces réclamations et confirma les privilèges et les avantages qui leur avaient été concédés antérieurement ; 1l ajouta que, en considération de la bienveillance et de l’amitié que lui portait Hérode, il était prêt à leur accorder davantage encore, pourvu que ce ne fût pas contraire à la puissance des Romains ?.
Malgré cet édit solennel d’Agrippa, les autorités indigènes se révoltèrent contre ces privilèges, odieux à leurs yeux. Principalement à Éphèse, Agrippa dut écrire aux magistrats pour permettre aux Juifs d'envoyer le tribut sacré à Jérusalem, pour punir des peines du sacrilège celui
17 Jos, Ant, XNA ASS
2, Jos., Ant., XVI, 2,85. Cf Ferrero, op. c.eVl, p.46" a restriction apportée par Agrippa n’a rien qui doive choquer; les concessions qu’il accorde à des colonies résidant dans des villes sujettes de Rome sont purement volontaires et l'on comprend très bien que, s’il modifie dans un sens favorable la législation existante, il ait le droit d'y joindre cette clause, que tous ces avantages ne doivent pas au moins aller à l'encontre de l'intérêt et des droits des Romains.
qui a volé cet argent, lui refuser le droit d'asile et surtout pour trancher d’une façon définitive la question de comparution en Justice le jour du sabbat. Bien plus, aux environs de l’an 2/152, nous avons la certitude que les prescriptions d’Agrippa n'étaient pas observées dans la ville d'Éphèse !. Jullus Antonius proconsul écrit : « Aux magistrats, sénat et peuple d'Éphèse, salut. Alors qu’à Éphèse je tenais un conventus aux ides de février, les Juifs d'Asie sont venus me trouver pour m’exposer que César Auguste et Agrippa leur avaient permis de vivre conformément à leurs lois etcoutumes propres, d’envoyerlibrement à Jérusalem les prémices que chacun d’eux offre spontanément comme témoignage de sa piété envers la divinité. Ils m'ont demandé de ratifier par une décision spéciale les concessions à eux faites par César et Agrippa; en conséquence de quoi, ma volonté, comme celle d’Auguste et d'Agrippa, est que vous les laissiez vivre et agir selon les règles de leur pays 2: »
De même, pour la Sardaigne, Auguste lui-même doit inviter le proconsul C. Norbannus Flaccus à écrire aux magistrats de ce pays pour permettre Le transport du tribut sacré à Jérusalem “ et pour Cyrène, une lettre d’Auguste
os Ant, XVI
2. Pour fixer la date, il faut remarquer que la lettre aux magistrats d'Éphèse est de Jullus Antonius, consul en l’an 10/744 (Real encyclopaedie de Pauly-Wissowa, v° Anronius, $ 22) ;il ne pouvait être proconsul qu’en 5/749 au plus tôt, en vertu de la loi d'Auguste rapportée, Dion Cassius, LIIT, 14. On fixe d'ordinaire son proconsulat en 2/752 (Prosopographia, I, p. 98, $ 637 in fine).
3. D’après la Prosopographia, Il, 415, deux personnages du nom de C. Norbanus Flaccus auraient été consuls, l’un en 38/716, l’autre en 24/730. Celui dont il est question au texte de Josèphe serait le premier en date.
4, Jos., Ant., XVI, 6, $$ 3 et 6.
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au propréteur Flavius ne suffit pas !, Agrippa doit donner
des ordres formels ?.
Enfin, au témoignage de Josèphe *, pour trancher toute difficulté, Auguste aurait rendu une décision d'ordre géné-
ral dont voici la teneur :
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1. On est peu renseigné sur le cursus honorum de Flavius; sa propréture remonterait aux premiers temps d’Auguste ; elle serait probablement antérieure à l’an 13/741, date à laquelle Agrippa rentre à Rome, au retour de son voyage en Orient (Prosop., Il, p. 62, n°433).