ME LETTRE
Quand à acquérir le chemin (du Nord) j'apprends qu'il est hypothèqué pour $1,250,000 en sus de l’hypothèque du gouvernement... Cette compagnie ne peul acheter le chemin de fer du Nord, lant que ces débentures seront au pair ou près du pair.
M. Stephen parlant d'acheter les débentures de la compagnie, savait alors quel en était le montant; il en SAvaAIT Aussi LE PRIX, PUISQU'IL AVOUE AVOIR VU LE MÉMOIRE DE M. DANSEREAU. Cette première lettre parait conforme à votre assertion ; la
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éconde Votis contredit positivemetit, car il n'existe pas d'autres débentures que telles-là et celles:là 11 refuse de les acheter même à 8624.
Cette seconde lettre, en affirmant que le Pacifique avait voulu acheter en 1882 la section de Québec à Montréal, a de plus le tort de se mettre en contradiction avec Sir John A. Macdonald, qui a declaré publiquement que, malgré ses efforts et les demandes réiterées du Premier Ministre de la Province de Québec d'alors, il n'avait pu décider dans temps le Pacifique à acheter tout Le Q. M. O. & O. entre Ottawa et Québec.
Voilà pourquoi je vous tiens maintenant responsable d’une assertion non fondée faite dans un caucus d'amis politiques sous votre parole d'honneur comme chef, et voilà pourquoi je prétends que vous aviez encore besoin de recevoir ces der: niers éclaircissements avant d'avoir le droit de déclarer une correspondance close.
Veuillez croire qu’en m imposant ainsi à votre attention, j'obéis à une impérieuse nécessité que je regrette beaucoup ; mais toute la députation m'est témoin que je n’ai pris aucune initiative dans cet incident; qu’il n’y avait aucun besoin de me mettre en Cause, et que je n'ai pas mérité l’imputation injurieuse que vos paroles ont fait naître sur mon compte.
Je demeure,
Monsieur le Ministre, Votre très-humble serviteur,