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seconde vous contredit positivement, car il n'existe pas d'autres débentures que celles-là et celles-là il refuge de les acheter même à 8623.
Cette seconde lettre, en affirmant que le Pacifique avait voulu acheter en 1882 la section de Québec à Montréal, a de lus le tort de se mettre en contradiction avec Sir John A. Macdonald, qui a declaré publiquement que, malgré ses efforts et les demandes réiterées du Premier Ministre de la Province de Québec d'alors, il n'avait pu décider dans temps le Pacifique à acheter tout le Q. M. O. K O. entre Ottawa et (Québec.
Voilà pourquoi je vous tiens maintenant responsable d'une assertion non fondée faite dans un caucus d’amis politiques sous votre parole d'honueur comme chef, et voilà pourquoi je prétends que vous aviez encore besoin de recevoir ces derniers éclaircissements avant d’avoir le droit de déclarer une correspondance close.
Veuillez croire qu’en m'imposant ainsi à votre attention, j'obéis à une impérieuse nécessité que je regrette beaucoup ; mais toute la députation m'est témoin que je n’ai pris aucune initiative dans cet incident ; qu'il n’y avait aucun besoin de me mettre en cause, et que je n'ai pas mérité l’imputation injurieuse que vos paroles ont fait naître sur mon compte.
Je demeure, Monsieur le Ministre,
Votre très-humble serviteur, L. A. SENÉCAL.
N. B. J'apprends que vous donnez a entendre à quelques députés que les $6.000 du mille retirées de la somme qui devait être payée à la Province de Québec, sont mis de côté pour l’achat de mes débentures. Je profite de cette occasion pour vous dire que s’il n’y a que cela, vous pouvez donner sans crainte ces 86.000 par mille à la Province. Le Pacifique peut avoir l'usage complet du chemin du Nord sans débourser un sou ; et s’il avait quelque chose à débourser il serait sûr de retiver l'intérêt de son argent, à même les revenus du chemin. J'ai lieu de croire, par exemple, que les 86.000 seront detournées du coffre provincial au bénéfice d'autres personnes que moi.