‹ Une Séparation, ou le Divorce dans la loge, vaudeville en 1 acteChapitre 16 sur 26 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

JULIE, COQUEREAU

JL lie. tenant l’ardoise et descendant.

C'était A moi qu'il avait le froni d'adresser ce* Jambages!.. (Elle parcourt des yeux.)

coquereau , qui a lu tout bas prtsdu poêle.

Comme c'est dicté ! [Il hausse les épaules.)

JH ie, de même.

Quelle orthographe!., la palliasse! Merci...

niellez-vous doue sur la paille pour ce monsieur.

coyi ereau, élevant la voix.

Je ne lâche plus rien !.. Si elle n'csl pas coutente, qu'elle >'on aille ! Elle est sur sa bouche , Je la prendrai par la famine.

(Il prend un papier qu’il allume à une petite veilleuse qui est cachée à l’oeil du public.

II peut bien coucher où il voudra!., si ça peut le faire Hier, J'en serai flattée!

vois ue bosse , en dehors.

Marne Coquereau, l'cordon, s'il vous plaît?..

Julie, le tirant.

La bonne de la propriétaire; où va-t-elle donc?. .

coquereau , avec dédain.

Des lettres comme ça, c'est bon pour allumer ma pipe! ( Il l’a allumée, ainsique la lampe qui est sur le porte, et se met à fumer.) Eneoro une douceur que je ne pouvais pas me donner, du temps que j'étais en puissance d'épouse; l'odeur incommodait Mâdâme !... Au moins , on respire dans son petit Intérieur... (Il envoie des bouffées du côté de Julie.)

JULIE

Pouah ! pouah !.. Je ne sais pas qu*est-co qui demeure à crtlé, mais c'est des voisins bien dégoûtants!.. {D’un ton léger.) Voyons un peu* mon Journal des modes! (Elle l’a pris et s étend nonchalamment dans son grand fauteuil; lï-

sant.) « Hier, à l'Opéra >

coquereau, assis et enlevant la bande d'un

11 1* 1 Journal.

Ah ! lu vas m'embéteré.. Qu'est-ce que chantent donc mes Journaux du soir’. . (Ils se mettent à lire très-haut, en même temps, tous deux.)

CO^UBRBAB.

On prétend que, «malgré la fermeture «des Dardanelles et les

« écrits du sultan Ahdul-

« Mégid , les Russes ont

« l'inleutiqndçgarder.lii

' Mit*.

« Hier, û l’Opéra', on «assurait que les llon- |«ne* vont se mettre à porter des poignards «daus leurs sursois, en iùguiAadfthusc. v (Parlé

« Porte! *) [Parlé; sur le . suri», nufmtitom.jJil }e

P/'i^^mard,^’ di- nu i-lles OftLjftfeMg

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I * eiUlèlqo iq

coquïeiao, bruiquemml.

Dites donc , hé! là-bas! vous ne pourriez pas taire vos becs? on ne t'enlond pas lire.

jolie, à part.

Ah!., ça t'amuse de lire, mon amour? Je vas t'y faire voir clair, mol...

coyL’ciiEiC . reprenant ta lecture.

« Abyssinie.. . »

jolie , elle t’avance et souffle la lumière.

Bonne nuit, tout io monde I (.\uit complète. J coqueheau, i rès surprit.

Elle éteint la carcelle !

JOLIE

Allez dans la rue, il y a des réverbères !

coquereau , te révoltant.

Vous n'avez pas le droit de me priver de ma moitié de chandelle !

JOLIE

J'ai envie de dormir ; la lumière me fait mat aux yeux !. . (Elle te met dam ton fauteuil.) coqueebao.

Ah ! t'as envie de dormir, ma poule?. .{Allant prendre un grot accordéon.) Attends, attends, je vas te bercer avec des airs champêtres! (Il te met à jouer.)

JOLIE

Allons, la musique, à présent! qué bastringue de maison !

ooquebeao, jouant toujourt , tout en parlant. Dodo! l'enfant do!

jolie , criant.

Vous troublez le repos publie!..

COQUEREAU

Et moi, mon repos particulier!..

jolie, hort d'elle.

Taisez voire sabbat!. . ou Je vous fais donner congé !

coquereau, à part, jetant l'injfrumenf sur la table.

Oh ! . . ça ne peut pas encore aller comme ça ! jolie, à elle-même.

. N’y a pas à dire... faut que l'un des doux s’en aille !...

( Roulement d’une voiture gui t'arrête à la porte de la mai ton ; on frappe, elle tire le cordon et redescend la scène.) ' .n

coquereau , à part, regardant à travert le carreau.

Tiens ! tiens ! 1a bonne à madame Kornmann.

qui avait été chercher un» citadine l.» t i, i-, jolie, comme par ré flexion, sur le devant.

Qu'est-ce qui arrive done là, en voilure?. .

coqcereac , à part.

Quelle Idée ! Semons l'épouvante dans son dîne, au sein des ténèbres! (U va frapper bruequement au fond tur ta cloison vitrée.)

»nn \, jolie, te redressant tout effrayée.

oiOhïléçdàf mamàndiJUi eofréar I. IeMoI»

~ u * ' Wt#|- ëf ■ftilt W lâ’mvto m. A'ornihhHÏi "•*'

proplétaire?

jolie, ù part.

C’ést M. Kornmann qui rentrait en fiacre. coqoeheaij , voix de Kornmann.

Je bourrai tonc bas retenir un fols chez moi, sans entendre un tapage de merluzine tans fotre loche 1 .. (Voir naturelle.) Mon proplétaire, c'est rien! c'est ma femme qui est dans scs attaques.. ( V oix de Kornmann) 1 1 m'empéte, foire femme, si fous foulez que elle fous le lise. . . (Foia ; naturelle.) Je le veux bien, mon proplétaire. . . Elle se déplaît chez vous, elle dit que la maison lui scie le dos !

jolie, criant.

Ce n'est pas vrai. Monsieur Kornmann 1 coqokbeao, voix de Kornmann.

Silence , Montame Gdgrô. . • SI fous fous ennuyez Izi, fous boulTez pieu fous en aller!

jolie.

Mais. . .

coquereau, voix de Kornmann.

Fotre mari est uu prafe homme. . . il me suffira. Quant à fous. . . faites fotre baquet , et que che tous refoie plus !.. . ( A part, voix naturelle) Elle n'ose pus souffler. . . elle est toute penaude! jolie, à part, avec défiance.

C'est drôle ! il ne me demande pas son bougeoir; est-ce que?., nous allons voir... (Faisant semblant de sanglotter.) Oh! oh! oh' ( Imitant à ton tour le baragouin de madame Kornmann.

après avoir fait austi le jeu d’ouvrir et de fermer la porte, de son coté.) Qu'ost co que c'était donc que vous havez, mé dir ? Mon méri grondait vous bien follement ?

coquereau , à part, en te blottissant dam un coin.

Crédié ! la propriétaire qui m’a entendu !

jolie, voix naturelle, feignant toujours de pleurer.

Vous êtes bien bonne, Madame Kornmann, c’est M. Coquereau qui est pris de vtn. .. Il m'a battue comme plâtro, et, pour la peine, M. Kornmann veut mo mettre i la porto. (Elle sanglote plus fort. Voix de madame Kornmann.) Oh ! ce était une abomlnatione !

coquereau, voix naturelle.

Miiady, cette créature vous en Impose!

jolie, vuix de madame Kornmann.

Taisez-vous , Il osier Coquereau, vos être une vilaine porllère... uu grus Ivrognesse!

COQUEREAU

Mais, Milady. . .

jolie, continuant.

Je gardait le petite femme à vos, qui était le douceur, ie vertu même , et Je signifiais à ma méri que vous couchiez pas ici davantage.

( lit te fâchent tout les deux, en parlant en même temps et en gesticulant dans l’obscurité .) coquereau, baragouinant.

Tartélfle. Montame, c'est elle qui sortirai

jolie, de même, .«joj s siwim

Goddem v M^t V , c'éta^t lppüj ,

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