‹ Une Séparation, ou le Divorce dans la loge, vaudeville en 1 acteChapitre 25 sur 26 · I.e soir · texte numérisé non relu

I.e soir

jolie, en se pavanant patte à droite.

Nous irons dans le monde... aux Funambules... aux Italiens!...

coquereau, avec un mouvement de jalousie.

Toutes les deuttes ?...

JULIE

Tiens!., une femme seule! Je suis comme les opinions. Je suis libre !.. , .

coquereau, élevant la voix.

Madame, un portlerdoit respecter les préjugés sociaux... Je n’entend pas fa!

jolie, raillant.

Bah! Eb ben, vous, de vot cété, vous boirez du lait... avec vot* laitière!

Air: Vaudeville de la haine d’une femme.

Je n'sais pas trop ... le cœur me tremble ,

En fuyant ces lieux abhorrés !...

(J Julie ) Tant qu'il fallait rester ensemble, J'ainuiisà nous voir sépares!

Et, maint' liant, qu'chacun cèd' la place,

Au moment des derniers adieux ,

C'est bel' comme tout... c’est mèm' cocasse ,

Muiÿ... qu csl-c' que vous voulez qu'j'v fasse?..

( Pleurnichant , d'une façon grotesque. )

Ça in'fiii v oir quéqu’ chus' dans les yeui.

Ça m'fait v'nir des nueg’s dans les yeux.

Ça m'fait v'njr des larnix dans les yeux...

Ça m'fait v'nir des pleurss dans les yeux !

jolie, étonnée, attendrie, te rapprochant ur peu.

C'est pourtant vrai... va t'humecte la paupière. ( Elle lui essuie un ail arec son mouchoir. )

coquereau, il 'on front T autre ail.

L'autre aussi!..

julie, riantà moitié et lui donnant une tape.

Hum! grand bêla... i Avec émotion.) Tu vol»

bon que tu m'aimes toujours !

coquereau, avec transport.

Ah!., tu reviens dessur mon cœur... ( Ave# amitié.) grosse méchante :

julie, lui prenant le menton.

Vilain être !...

coquereau, lui lapant les joues.

Mauvaise caboche!..

le propriétaire, reparaissant à droite, en robe de chambre ; d’une uoùr de stentor.

Eh pion? gomment ? fous n’êtes bas engor»

barils?.. Téménachez ! . . téménachez!.. (Il dieparait .)

coquereau, sans se retourner.

Eh ! Il y a une heure qu’on s'eu va !

julie , à son mort.

Oui , on s’en va... bras dessus , bras dessous! ! Elle le prend par le bras.) le propriétaire , dans la coulisse , en s’éloignant.)

Tiaple ! tiaple ! sacrétié'.. tarleifle !

coquereau.

Jure, Jure, choucroutmann!

JULIE

Il est, toutde même, plus i plaindre quaûoui, lo Gertilafclihrt;... Une place, ça se retrouve... coquereau.

Des querelles, ça se raccommode. . . mais II a une infirmité maritale que Je classe dans les Incurables.

julie, s’apprêtant à partir.

Allons, vit*, nos , quet», «t bonsoir la bouil-

le

•4 I NK SÉPARATION.

que ! [Elle fait vivement un paquet dam unjtNous perdons notr' plac': mais nous nous r'trouvons: foulard.) Allons

coqueheau, décrochant la cage vide dam laquelle il fourre des effets qu’il prend çà et là.

C'est ça , sortons d’ici , pour rentrer sous le toit conjugal.

JOLIE, continuant ton bagage en riant.

Au beau milieu de la rue?

coquereau, arec fierté.

Dans la ruel est-ce que mon beau-frère ne tient pas un garni?... rue du Chal-quf-p«ehe!...

Julie , gaiment.

Au fait, c'est vrai I Je n'y pensais plus !

coquF.UEAD , revenant à elle.

Par exemple! tu renonceras aux autreschals, c’est trop traître! ( Il montre le portrait du chat. J

julie , montrant la cage.

Et toi, aux merles, c'est trop bavard!

coqiereau, tendrement.

Je me contenterai de toi! . . . El plus de garçon boulanger. . . en négligé !

Julie, qui tenait la baguette derrière elle.

Plus de laitière, ni de baguette à battre les habits!...

COQUEREAU

C’est ça, laissons ici la brouille. ( Il jette la baguette .) J’emporlc le raccommodement! (/J la prend tout le bras.)

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