PAU11^•E
Mon père sait que je suis ici, madame , et ma gouvernante m'a accompagnée; mais comme j'avais à vous parler de choses intéressantes... je l'ai priée de demeurer dans le carrosse.
MADAME GEOFFRIIV.
Vous avez l'air €'\battu... triste... ne savezvous pas l'heureuse nouvelle ?
CHEZ MADAME GEOFFRl^'. 209
PAtLlSB.
Je ne sais rien d'heureux ! de quoi s'agit-
MADAME GEOFFRI>'.
Marmontel est libre Il va venir... mais
puisque vous voilà de retour il faut demeurer avec nous.. . Je vais écrire à votre père.
( Elle va vers son bureau. )
PACL15E.
Ah ! madame , arrêtez, s'il en est aiilsi il faut au contraire que je vous quitte. Adieu. Je reviendrai demain; car la chose est importante et pressée.
(Fausse sortie. )
MADiHE GEOFFRi^; la ramenant.
Vous ne sortirez pas sans m'avoir instruite. Qu'y a-t-il donc ? ah! je devine... une dispute d'amoureux... car on ne s'aime que pour se quereller, même en amitié... Allons, ditesmoi cela à moi... à moi, votre seconde mère; à moi qui ai fait ce mariage.... n'est-ce pas, mon cœur... j'ai deviné.
PAULl?îE.
Non . madame.
MADAME GEOEFRIÎV,
Comment, non!... mais cela est. donc sérieux !... Allons , ouvrez-moi votre cœur... cela fait tant de bien quand on souffre.