ACTE II, SCÈNE XI
LE COMMANDANT
On connaît son amour pour le nom de Stuart.
SIR HENRY
Cet amour en tout temps fut mon plus beau partage.
LE COMMANDANT
Redoutant ses projets, j'exigeais un otage , El l'on m'offrait Monsieur.
ÉVERARD
Seul, je réponds pour tous.
SIR HENRY
Ce bienfait insolent redouble mon courroux!...
( Au roi. )
Partez...
ALICE , à son p!!ie.
Je vous conjure.
ÉVERARD , à liait.
Elle craint qu'on le livre.
( Haut. ) ( Lf coninijudant s'Incline. )
Je me nomme Éverard... Monsieur ne peut voussuivre. Un devoir plus pressant appelle ailleurs ses pas.
LE ROI
C'était pour l'accomplir que je ne partais pas.
ÉVERARD
La parole d'honneur qu'ici pour vous j'engage , Vous rend la liberté...
LE ROI
J'en ferai bon usage ; Un soldat de Cromwell daigne me protéger. Je ne suis point ingrat...
170 LE CIIÉNE DU ROr.
EVERARn.
Le bionfait est léger.
SIR HENRY
OÙ tendent ces discours? Que dois-je craindre encore?
Rien pour moi.
ÉVERARD, auconin,anJ.,nt.
Vous , Monsieur, d'un vieillard que j'honore Respectez les foyers, je vous en fais la loi.
LE COMMANDANT
Monsieur...
ÉVERARD
Je rendrai compte à Cromwell... Suivez-moi.
( Il sort avec le commandant et la troupe. ) SIR HENRY.
Protégé par un traître!... aflront insupportable!... Rentrons.
LE BOI
Je veux ce soir verser à votre table Des flots de vin du Rhin, pour noyer vos douleurs.
ALICE, ou sén.-ct.al.
Songeons à prévenir le plus grand des malheurs.
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