‹ Une soirée du Théâtre-Français, 24 avril 1841Chapitre 116 sur 125 · ACTE II, SCÈNE XI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE XI

LE COMMANDANT

On connaît son amour pour le nom de Stuart.

SIR HENRY

Cet amour en tout temps fut mon plus beau partage.

LE COMMANDANT

Redoutant ses projets, j'exigeais un otage , El l'on m'offrait Monsieur.

ÉVERARD

Seul, je réponds pour tous.

SIR HENRY

Ce bienfait insolent redouble mon courroux!...

( Au roi. )

Partez...

ALICE , à son p!!ie.

Je vous conjure.

ÉVERARD , à liait.

Elle craint qu'on le livre.

( Haut. ) ( Lf coninijudant s'Incline. )

Je me nomme Éverard... Monsieur ne peut voussuivre. Un devoir plus pressant appelle ailleurs ses pas.

LE ROI

C'était pour l'accomplir que je ne partais pas.

ÉVERARD

La parole d'honneur qu'ici pour vous j'engage , Vous rend la liberté...

LE ROI

J'en ferai bon usage ; Un soldat de Cromwell daigne me protéger. Je ne suis point ingrat...

170 LE CIIÉNE DU ROr.

EVERARn.

Le bionfait est léger.

SIR HENRY

OÙ tendent ces discours? Que dois-je craindre encore?

Rien pour moi.

ÉVERARD, auconin,anJ.,nt.

Vous , Monsieur, d'un vieillard que j'honore Respectez les foyers, je vous en fais la loi.

LE COMMANDANT

Monsieur...

ÉVERARD

Je rendrai compte à Cromwell... Suivez-moi.

( Il sort avec le commandant et la troupe. ) SIR HENRY.

Protégé par un traître!... aflront insupportable!... Rentrons.

LE BOI

Je veux ce soir verser à votre table Des flots de vin du Rhin, pour noyer vos douleurs.

ALICE, ou sén.-ct.al.

Songeons à prévenir le plus grand des malheurs.

FIK TiU HEUXIEME ACTE

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