‹ Une soirée du Théâtre-Français, 24 avril 1841Chapitre 123 sur 125 · ACTE III, SCÈNE IIT · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IIT

ÉVERARD

N'achevez point, Alice De ces cruels momens abrégeons le supplice; Votre bonheur pour moi sera toujours sacré. Vous l'entendez, Milord, vous êtes préféré. Notre amour, ses sermens... Rendez-la plus fidèle; Moi, dans d'autres combats, je vais mourir loin d'elle; Puisse-t-elle ne pas se repentir un jour D'avoir à son orgueil immolé tant d'amour !

ALICE

Ah! Dieu!

Que mon départ dissipe ses alarmes ; Mon cœur n'a pu jamais résister à ses larmes. Je rétracte un défi qui menaçait vos jours, Alice, ingrate Alice, adieu ! c'est pour toujours.

Éverard !

LE ROI

Leur douleur... Monsieur, un mot encore

EVERARD, mettant la main sur son épée.

Très-volontiers.

LE ROI

Non, non... Un secret qu'on ignore Cause seul votre erreur... Colonel Éverard, Envoyé de Cromwell , je suis Charles Stiiart.

ÉVERARD et WILDRAKE

Stuart!!!...

i8t LE CHÊNE DU ROI.

LE ROI

J'étais venu pour mesurer nos armes !

Venu pour voir couler du sang, et non des larmes, Abuser de son cœur me serait trop cruel; Vous pouvez maintenant me livrer à Cromwell.

ÉVERARD

Roi d'Ecosse...

WILDRAKE.

D'Ecosse? eh! quoi! veux-tu te taire...

Ce mot sent le Cromwell... Dis donc roi d'Angleterre.

ALICE

Ah! tombons à ses pieds, Éverard!!!

Mon devoir...

Mais à vous délivrer j'emploirai mon pouvoir; •Je veux... Quel est ce bruit?...

(On entecd battre le tambour dans ie lointain.) ALICF.

0 nouvelles alarmes !

WILDRAKE, en sortant.

ïours savoir...

LE SÉNÉCHAL

Le parc se remplit d'hommes d'armes.

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