ACTE III, SCÈNE IIT
ÉVERARD
N'achevez point, Alice De ces cruels momens abrégeons le supplice; Votre bonheur pour moi sera toujours sacré. Vous l'entendez, Milord, vous êtes préféré. Notre amour, ses sermens... Rendez-la plus fidèle; Moi, dans d'autres combats, je vais mourir loin d'elle; Puisse-t-elle ne pas se repentir un jour D'avoir à son orgueil immolé tant d'amour !
ALICE
Ah! Dieu!
Que mon départ dissipe ses alarmes ; Mon cœur n'a pu jamais résister à ses larmes. Je rétracte un défi qui menaçait vos jours, Alice, ingrate Alice, adieu ! c'est pour toujours.
Éverard !
LE ROI
Leur douleur... Monsieur, un mot encore
EVERARD, mettant la main sur son épée.
Très-volontiers.
LE ROI
Non, non... Un secret qu'on ignore Cause seul votre erreur... Colonel Éverard, Envoyé de Cromwell , je suis Charles Stiiart.
ÉVERARD et WILDRAKE
Stuart!!!...
i8t LE CHÊNE DU ROI.
LE ROI
J'étais venu pour mesurer nos armes !
Venu pour voir couler du sang, et non des larmes, Abuser de son cœur me serait trop cruel; Vous pouvez maintenant me livrer à Cromwell.
ÉVERARD
Roi d'Ecosse...
WILDRAKE.
D'Ecosse? eh! quoi! veux-tu te taire...
Ce mot sent le Cromwell... Dis donc roi d'Angleterre.
ALICE
Ah! tombons à ses pieds, Éverard!!!
Mon devoir...
Mais à vous délivrer j'emploirai mon pouvoir; •Je veux... Quel est ce bruit?...
(On entecd battre le tambour dans ie lointain.) ALICF.
0 nouvelles alarmes !
WILDRAKE, en sortant.
ïours savoir...
LE SÉNÉCHAL
Le parc se remplit d'hommes d'armes.